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21 février 1916 : la terrible bataille de Verdun

La bataille de Verdun est l'une des plus terribles qu'ait jamais connu la France. Elle reste encore dans toutes les mémoires aujourd'hui même si nos bons vieux poilus disparaissent les uns après les autres. Ces dix mois d'enfer furent décisifs pour la victoire française lors de la Grande Guerre. Tout commence le 21 février 1916 à 7 h 15 : ce matin-là, l'artillerie allemande forte de dix divisions, avait regroupé près de 1400 obusiers, des canons, des mortiers, qui envoient un déluge de feu incessant pendant 9 heures sur les 22 forts de Verdun et les tranchées où se terrent les soldats appartenant au 30me corps d'armée avec ses trois maigres divisions et leurs pauvres 270 canons. Les forces en présence sont complètement disproportionnées. Sur le front de 15 kilomètres, un total de deux millions d'obus vont pleuvoir au point que la côte 304 va perdre 7 mètres de hauteur (elle ne culminera plus qu'à 297 mètres !). Puis, après des heures d'un tonnerre assourdissant, le calme revient, oppressant. À 16 h 45, c'est l'assaut allemand. Terreur chez les Français :
pour la première fois dans une guerre, les ennemis sont équipés de lance-flammes, une arme redoutable et impitoyable. Le matériel ainsi déployé par les Allemands est si impressionnant que les soldats français croient plus en la défaite qu'en la victoire. Pourquoi cette attaque sur Verdun ? C'est que ce point stratégique sur la Meuse en Lorraine, est un camp retranché qui pénètre dans les lignes allemandes. De même, l'endroit fortifié avec le fort de Douaumont, et modernisé depuis 1887 a la réputation d'être imprenable. Forts de ce constat, les Français ne prirent pas la peine de construire plusieurs routes pour le ravitaillement (une unique route de Verdun à Bar-le-Duc) ni même d'y rassembler des troupes en nombre suffisant, au grand dam du général Philippe Pétain. C'est justement sur ce front réputé intraversable que les Allemands décidèrent d'agir. D'une part, ils peuvent agir sur trois fronts, d'autre part, ils disposent de voies ferrées pour le ravitaillement. Il est temps pour les Allemands dirigés par Erich von Falkenhayn d'activer leur progression et d'en finir avec la guerre des tranchées qui n'a que trop duré avec la bataille de la Marne précédemment. Pour arriver à ses fins, avant l'assaut, le chef d'état-major allemand a fait creuser des tunnels en béton près des tranchées françaises. Les préparatifs ont été exécutés avec soin et en silence. Des fuites prévoient l'assaut le 11 février et le général Joffre envoie quelques troupes en renfort. Heureusement car la date sera repoussée en raison des conditions climatiques. Tout va très vite le 21 février et les poilus font preuve d'une résistance héroïque malgré la prise de l'énorme fort de Douaumont gardé par uniquement 57 soldats. Le général Pétain réagit vite et organise une liaison à l'arrière vers Bar-le-Duc. En une journée, près de 6000 camions arrivent à destination et les Allemands peuvent être repoussés. Les attaques se multiplient et les Allemands lancent une nouvelle offensive à Mort-Homme. Pétain s'écrie alors « On les aura ! ». Les troupes sont régulièrement renouvelées (méthode qu'on appellera « le tourniquet ») et pratiquement tous les soldats français connurent ainsi ce que l'on appellera plus tard « l'enfer de Verdun ». Le général Joffre, quant à lui, préfère fixer ses priorités sur la Somme avec la coopération des Anglais. Pétain est éloigné de Verdun le 1er mai 1916 pour rejoindre les armées du Centre. Fin juin, l'horreur atteint son comble avec les bombes à gaz qui tuent en quelques secondes. Puis survient la bataille offensive de la Somme le 1er juillet. Destinée à soulager Verdun, c'est un énorme échec. Tandis que les hommes se battent toujours dans les tranchées, cette fois, les Français passent à l'attaque le 24 octobre et reprennent le fort de Douaumont au prix d'une bataille de 4 heures (il faut rappeler ici que le 8 mai 1916 périrent 679 soldats à Douaumont par une explosion d'un dépôt de grenades). La fin de la bataille de Verdun a lieu le 15 décembre 1916 avec une victoire française mais à quel prix ! 378 687 morts, blessés, disparus côté Français, 335 000 côté Allemand... (bataille la plus meurtrière après la Somme). Rien qu'au fort de Douaumont sont conservés les restes de près de 150 000 soldats non identifiés. Verdun sera longtemps le symbole de l'horreur.

Contributions de Catherine
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Saint Pierre-Damien

Saint Pierre Damien vécut à Ravenne. Il fut issu d'une famille très pauvre et il eut une enfance très difficile, souvent maltraité... C'est son frère Damien, qui lui fit son éducation, il lui appris à lire et à écrire et lui donna la possibilité de faire de longues études. Par la suite, il devint enseignant. La rencontre de deux ermites lui bouleversa sa vie. Il se consacra par la suite entièrement à Dieu. Il fut l’auteur de nombreux ouvrages et sermons spirituels. Il était considéré comme un docteur de l’Eglise.



 

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