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2 octobre 1369 : Bertrand Du Guesclin est nommé Connétable de France

Du Guesclin... Qui n'a pas entendu parler de ce noble chevalier qui sauva le royaume de France ? Né en 1320 près de Dinan à la Motte-Brans, dans la noble famille des Du Guesclin, l'une des plus vieilles de Bretagne, Bertrand a un physique ingrat. À vrai dire même, il est laid, très laid, et, très jeune, compense son aspect physique par une bravoure reconnue de tous, voire par une brutalité qui n'enchante guère son père, Robert II du Guesclin. C'est ainsi qu'il devint fin limier dès son enfance, se faisant remarquer par sa force et son habileté à manier l'épée. Très tôt, on le surnomme « le dogue noir de Brocéliande » car il défait tous ses adversaires les uns après les autres. À l'époque, le duché de Bretagne est indépendant et Bertrand Du Guesclin fait ses premières armes en tant que mercenaire pour défendre la cause du Charles de Blois lors de la guerre de Succession de Bretagne. En 1350, Bertrand Du Guesclin se range aux côtés du roi de France, Jean II le Bon. Avec une énergie sans pareille, il va combattre les troupes du roi de Navarre, Charles le Mauvais, le beau-père de Gaston Phoebus le Béarnais. Nous sommes en pleine
guerre de Cent Ans et Bertrand Du Guesclin va défendre, corps et âme, le sort du futur Charles V le Sage. Il va battre à plate couture, les troupes du roi de Navarre en 1364. Après ses faits d'armes, Bertrand Du Guesclin revient en Bretagne pour défendre son roi contre les Anglais menés par le Prince Noir. Il est battu et fait prisonnier. Charles V, comptant sur la vaillance de son plus fidèle combattant, le fait libérer contre une rançon de 100 000 livres, somme astronomique pour l'époque. Bertrand Du Guesclin s'engage alors à défendre le royaume de France contre les bandes de mercenaires qui officiaient dans le pays en volant, massacrant, violant, pillant. En effet, après le traité de Brétigny en 1360 qui signifiait la paix avec les Anglais, ces mercenaires étaient oisifs et s'en prenaient à tous les villageois pour gagner de quoi vivre. Du Guesclin, en habile diplomate, négocie alors leur emploi dans la guerre survenue en Espagne. En effet, là aussi, c'est à qui prétendra à la couronne de Castille. L'affaire n'est pas facile car un prétendant au trône d'Espagne appelle à son secours le Prince Noir, fils d'Edouard III qui avait déjà défait Du Guesclin. Il se fait une nouvelle fois prendre à Navarette en 1367. Sa rançon est fixée à 60 000 florins. Le roi paye. Lors de son retour à Paris, Du Guesclin est accueilli triomphalement et le 2 octobre 1369, dans le quartier du Marais à Paris, Bertrand Du Guesclin reçoit le titre de Connétable (chef d'état-major ou chef des armées) des mains de Charles V. Peu après, Du Guesclin prendra sa revanche et Pierre le Cruel, roi de Castille, sera capturé et enfermé dans la forteresse de Montiel au sud-est de la Castille. Cet honneur d'être nommé Connétable va pousser Du Guesclin à chasser les Anglais de leurs dernières terres en France et à mettre fin à la Guerre de Cent Ans. Ainsi, les Anglais seront chassés des territoires français qu'ils avaient pu conquérir soit la Normandie, la Guyenne, le Poitou et le Saintonge. Alors qu'il assiège des rebelles dans le pays du Gévaudan, Du Guesclin décède le 13 juillet 1380 à Châteauneuf-de-Randon. Ce n'est pas l'épée à la main qu'il décède mais d'une pneumonie consécutive à un « chaud-froid ». La place assiégée rend les armes à cette nouvelle et se recueille devant la dépouille du héros en posant les clefs de la ville sur le cercueil du héros. Bertrand Du Guesclin sera inhumé dans la Nécropole royale de Saint-Denis sur ordre de Charles V, fait unique en son temps. Tout au moins, contiendra-t-elle son squelette car ses restes furent disséminés à Montferrand, au Puy et à Dinan. Depuis, ces villes se targuent de posséder les restes de Bertrand Du Guesclin, Capitaine de Pontorson et du Mont Saint-Michel, Duc de Longueville, roi de Grenade et duc de Molina, Seigneur de Pontorson, Connétable de France. À Saint-Denis et au Puy, l'on peut voir des gisants sculptés d'après les portraits que l'on avait de l'époque de cet homme si laid mais si courageux qui a depuis, fait l'objet d'une légende alors que certains historiens prétendent qu'il ne s'agissait que d'un rustre, laid et violent, et de plus inculte ! Mais les légendes ont la vie dure...

Contributions de Catherine
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Saints Anges Gardiens

C'est le pape Paul V qui créa cette fête au début du 17ème Siècle grâce à Saint Bernard qui estimait beaucoup les anges, les princes du royaume de Dieu. Bernard trouvait que les anges apportaient beaucoup de conseils aux Hommes et qu'ils étaient charitables et protecteurs.



 

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