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13 juillet 1870 : l’habileté de Bismarck déclenche la guerre de 1870 entre la Prusse et la France

Otto von Bismarck était un chancelier prussien d'une terrible intelligence, si terrible qu'il allait déclencher l'une des plus horribles guerres européennes : celle de 1870. Tout commence en septembre 1868 : la reine d'Espagne Isabelle II renonce au trône pour filer le parfait amour avec son amant. Otto von Bismarck en profite pour lancer la candidature au trône espagnol du prince Léopold de Hohenzollem-Sigmaringen en avril 1869. Cela soulève l'émoi en Europe et particulièrement à Paris. En effet, Napoléon III voit d'un très mauvais oeil l'agrandissement du royaume d'Allemagne. Or, le gouvernement espagnol offre en secret la couronne à Léopold le 17 février 1870 et Bismarck persuade
le prince d'accepter cette offre alléchante. Le 3 juillet, la candidature est officielle. L'état-major français se rebelle et affirme que dans ces conditions, l'armée française est prête à envisager la guerre. Cette éventualité est désormais dans les esprits échauffés. À cette époque, le roi Guillaume Ier se repose à Ems, une station thermale près de Coblence. Voyant les choses se gâter, il tente de persuader Léopold de retirer sa candidature. Le père de ce dernier fait de même. Chose est faite le 12 juillet. Les pacifistes peuvent respirer tout autant que le chef du gouvernement, Emile Ollivier. Mais voilà : sans l'avis de personne, le duc de Gramont, ministre français des Affaires étrangères, croit bon d'exiger de Guillaume Ier une attestation certifiant la renonciation du prince. Le 13 juillet 1870, l'ambassadeur rencontre Guillaume Ier à Ems qui lui propose de le revoir dans l'après-midi pour garantir l'avenir de la paix. Puis Guillaume reçoit la renonciation officielle du retrait de la candidature de Léopold. Il envoie alors immédiatement son aide de camp pour rassurer l'ambassadeur français avec ces paroles « Par là, Sa Majesté considère l'affaire comme liquidée ». À Berlin, Bismarck est mis au courant de tout. D'abord déçu, il prend les choses avec subtilité et rédige un télégramme résumant (à sa manière) les faits. Si les faits sont exacts, la tournure de la missive est particulièrement humiliante, et pour la France, et pour les Allemands. En effet, il invoque l'insistance et les exigences françaises d'un écrit mais aussi le « refus » de Guillaume Ier de revoir à nouveau l'ambassadeur français... « Ems, 13 juillet 1870. Après que les nouvelles de la renonciation du Prince-Héritier de Hohenzollern eussent été communiquées au gouvernement impérial français par le gouvernement royal espagnol, l'ambassadeur de France a exigé encore de Sa Majesté, à Ems, l'autorisation de télégraphier à Paris que Sa Majesté le roi s'engageait pour tout l'avenir à ne plus jamais donner son autorisation, si les Hohenzollern devaient à nouveau poser leur candidature. Là-dessus, Sa Majesté le Roi a refusé de recevoir encore une fois l'ambassadeur et lui a fait dire par l'aide de camp de service que Sa Majesté n'avait plus rien à communiquer à l'ambassadeur ». Voilà comment une simple prose déformant les faits et les intentions est distribuée dans les rues de Berlin. Les Prussiens s'insurgent de la manière dont les Français osent traiter leur roi et les Français transcrivent ce refus de communiquer davantage comme une déclaration de guerre. C'est effectivement ce qui se déroule le lendemain : Guillaume signe un décret de mobilisation, les Français rassemblent leurs troupes et la France déclare la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870. La Prusse gagnera « l'horrible guerre » et l'Allemagne, selon les voeux de Bismarck en sortira plus unie que jamais.

Contributions de Catherine
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Saint Henri

Henri fut destiné à devenir empereur germanique au 11ème siècle après la mort d'Otton III. Il épousa Cunégonde. Malheureusement, elle ne pouvait pas avoir d'enfants mais Henri décida de rester avec elle, contrairement aux moeurs de l'époque. Saint Henri renforça le pouvoir de l'Eglise.



 

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