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6 août 1945 : une bombe atomique est larguée sur Hiroshima

Précipitant la fin de la Seconde Guerre mondiale, la bombe atomique larguée sur Hiroshima au Japon par les Américains, sonne le début de l'ère nucléaire, laissant planer sur le monde, la menace de la fin de l'humanité. Bien avant la guerre, quelques savants réfugiés aux Etats-Unis, dont Albert Einstein, avaient mis en garde le Président Franklin Roosevelt : Hitler aurait la possibilité de faire construire une bombe d'une puissance jamais égalée, basée sur le principe de la fission nucléaire... Dès novembre 1942, le projet « Manhattan » est mis en route. Il s'agit de devancer les Allemands en construisant une bombe atomique afin de dissuader les sombres projets d'Hitler et surtout, d'empêcher que celui-ci ne dispose le premier de cette arme fatale. En mai 1945, la bombe américaine est presque prête mais entre-temps, l'Allemagne a capitulé. Seul reste en guerre le Japon qui n'est pas prêt à rendre les armes. Si le pays asiatique n'a pas les mêmes moyens industriels et scientifiques que les Allemands, les Japonais montrent une résistance acharnée face aux Américains. Lors de la bataille d'Okinawa par exemple, l'on a compté 7 600 morts et 31 000 blessés côté Américain entre avril et juin 1945... Côté Japonais, ce n'est guère mieux mais les combattants ont la foi et n'hésitent pas à se suicider avec leurs avions pour atteindre leurs cibles. Ces
kamikazes qui ne reculent devant rien, certainement pas devant la mort pour défendre leur cause, effraient les Américains, estomaqués par une telle détermination. Bien sûr, les bombardements pleuvent sur les villes japonaises (Tokyo s'était écroulée sous les bombes le 19 mars, entraînant 83 000 morts !). Malgré tout, les Japonais résistent. Les Américains pensent à prendre l'île Honshu grâce à un débarquement mais le chiffre élevé des pertes éventuelles les en dissuade (les pertes étaient prévues pour se monter à 500 000 ou 1 million d'hommes). Finalement, l'idée d'utiliser contre le Japon, la bombe atomique mise au point lors du projet Manhattan fait son chemin. Roosevelt, gravement malade, décède le 12 avril 1945 et Harry Truman, son successeur, se penche sérieusement sur le problème. L'utilisation de la bombe atomique dissuaderait les Japonais et il faut faire vite car lors de la conférence de Yalta, Staline avait envisagé d'intervenir au Japon. Or, rien ne déplairait plus à Truman que Staline mette un pied en territoire japonais ! De plus, montrer la puissance américaine au dictateur soviétique calmerait sans doute ses ardeurs et ses idées hégémoniques. Pourtant, dès le 3 juin, l'Empereur Hiro Hito avait demandé l'ouverture de négociations mais Staline fit durer les pourparlers. En bout de course, le 16 juillet 1945, Robert Oppenheimer et son équipe font un premier essai dans le désert du Nouveau-Mexique à Alamogordo près de Los Alamos. L'expérience est une réussite. Il est temps, pense Truman, de passer à l'action véritable. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine adressent un ultimatum au Japon le 26 juillet, évoquant une arme terrifiante. On pense d'abord à bombarder le Fuji-Yama, la montagne sacrée mais l'impact psychologique est difficilement mesurable. En outre, les Américains ne disposent que de deux bombes nucléaires. Il faut frapper à coup sûr. Mais on ne mesure pas vraiment l'impact et les effets de la bombe nucléaire et les esprits sont si choqués par la découverte des camps de concentration nazis que finalement, on murmure dans les couloirs que si la population civile est touchée, après tout, ce ne sera que monnaie rendue ! Le 6 août 1945 au matin, un bombardier B-29 « Enola Gay » (du nom de la mère du colonel Tibbets qui est aux commandes de l'appareil) s'envole à destination du Japon. A son bord, une bombe à l'uranium 235 de quatre tonnes et demie baptisée « Little Boy », l'équivalent de 12 500 tonnes de TNT. La ville d'Hiroshima est choisie surtout pour ses conditions météorologiques plutôt que Nigata, Kyoto ou Kokura. La bombe est larguée à 8 h 15 et explose à 600 mètres du sol. 70 000 personnes sont tuées sur le coup, d'autres meurent dans des incendies. L'on compte plusieurs dizaines de milliers de blessés et de personnes gravement brûlées. D'autres mourront des années plus tard, suite aux radiations. Aujourd'hui, le chiffre des victimes de la bombe A est évalué à 140 000 morts. Pourtant, les Japonais, malgré ce désastre, ne plient toujours pas et une autre bombe au plutonium cette fois, est larguée le 9 août sur Nagasaki. Cette fois, la bombe fait 40 000 victimes, tuées sur le coup (estimation totale de 80 000 morts). Le lendemain, Hiro Hito capitule au grand dam des Japonais qui voulaient poursuivre la guerre. La capitulation est signée le 2 septembre en présence du général MacArthur. C'est la fin de la Seconde Guerre mondiale et le début du spectre de la guerre nucléaire dans le monde... À l'époque pourtant, tout le monde glorifiait l'aspect scientifique de « l'expérience » mais nul ne s'était rendu compte des conséquences d'une telle arme sur l'environnement et sur l'avenir de la planète...

Contributions de Catherine
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Saint Octavien

Octavien était le fils d'un riche seigneur de Bourgogne, Guillaume II. Son père lui avait laissé la succession de son royaume après sa mort. Néanmoins, Octavien voulait consacrer sa vie à Dieu comme son frère qui était devenu le pape Callixte II. Après la mort de son père, il intégra donc l'abbaye de Sainte Pierre au Ciel d'Or. Il finit par devenir évêque de Savone.



 

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