Depuis la bataille d'El-Alamein en octobre 1942, l'armée nazie ne compte que des défaites. Le 25 avril 1945, les Américains, Anglais et Soviétiques envahissent l'Allemagne et se rejoignent à Torgau sur l'
Elbe.
Hitler est enterré dans son bunker et se suicide avec sa compagne le 30 avril. Il appartient désormais à l'amiral Doenitz de capituler et de demander le cessez-le-feu. Le général Dwight Eisenhower a pris ses quartiers à Reims dans l'école professionnelle. Le général Alfred Jodl est missionné par Doenitz. La capitulation sans condition des Allemands est signée dans la nuit du 7 au 8 mai, à 2 h 40. Jodl sera plus tard condamné à mort par le Tribunal de
Nuremberg pour exécution d'otages et de prisonniers, et pendu le 16 octobre 1946. L'acte de capitulation est signé par le général soviétique Ivan Sousloparov et par le général Walter
Bodell-Smith, chef d'état-major d'Eisenhower. Côté français, on autorise une contre-signature en qualité de témoin du général François Sevez, chef d'état-major du général de Gaulle. Mais cette signature en territoire « anglo-saxon » ne suffit pas à
Staline. Il demande donc une ratification à Berlin même, dans le territoire occupé par les Soviétiques. C'est ce qui se passe le 8 mai à 15 h au quartier général du Maréchal Joukov. Après cette signature, tous les chefs de gouvernement annoncent, y compris le
général de Gaulle, l'arrêt des combats à la
radio. Entre-temps,
Harry Truman a remplacé Franklin
Roosevelt décédé le 14 avril 1945. Les combats cessent officiellement le 8 mai à 23 h avec l'Allemagne. Pendant ce temps, les Japonais continuent à se battre contre les Américains. Les deux explosions atomiques d'
Hiroshima le 6 août et de
Nagasaki le 9 août 1945, mettront un arrêt définitif à la seconde guerre mondiale avec la capitulation du
Japon le 2 septembre. Mais qu'en est-il du rôle de la France dans cette capitulation de l'
Allemagne ? On l'a vu, à
Reims, un simple témoin était présent au nom du peuple français. La France était en effet officiellement retirée de la guerre depuis le 22 juin 1940. Cependant, Charles de Gaulle avait su persuader
Winston Churchill du rôle de la France Libre. À Berlin, le gouvernement français fut donc représenté par le général Jean de Lattre de Tassigny. L'exigence du Français de hisser le drapeau tricolore au même titre que les drapeaux anglais, américain et soviétique, fut moquée mais on lui accorda ce que les alliés considéraient être une faveur, la France n'ayant pas gagné la guerre après tout ! Étant donné la présence française à
Berlin, c'est la journée du 8 mai qui fut choisie en
France comme étant le jour de la commémoration de la fin de la
seconde guerre mondiale. En 1981, le 8 mai est devenu un jour férié alors qu'il ne l'est pas aux
Etats-Unis ou en
Grande-Bretagne ! Les Russes eux, commémore la victoire le 9 mai, date d'arrêt des combats en
Union Soviétique.
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