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10 mars 1906 : la catastrophe de Courrières fait 1200 morts

Les Gueules Noires... Voilà une expression bien connue dans le Nord Pas-de-Calais ou en Lorraine ! C'est sous les trois communes de Méricourt, Billy-Montigny et Sallaumines, à quelques kilomètres de Courrières dans le Pas-de-Calais, que se situait une grande mine de charbon le siècle dernier. Les conditions de travail étaient épouvantables pour les mineurs de fond (relisez donc « Germinal » de Zola). En ce 10 mars 1906, une nappe de gaz (appelé grisou) explose dans le chantier dit « Lecoeuvre ». La présence de grisou avait pourtant été signalée par les mineurs mais la direction s'en moquait royalement.
L'explosion fut terrible entraînant un « coup de poussière » (autocombustion de la poussière de charbon). Les flammes parcoururent les 110 kms de galeries souterraines en moins de deux minutes... Impossible d'y échapper ! Prisonniers au fond dans les étroites galeries, 1800 mineurs tentèrent de s'en tirer, malgré la fumée, les éboulements, les échafaudages effondrés. Au lieu d'assurer les opérations de secours jusqu'au bout, jusqu'au dernier mineur qu'on aurait pu sauver, la compagnie minière décida très vite une reprise du travail sans même savoir si des hommes, des femmes et des enfants étaient encore susceptibles d'être retrouvés en vie. C'est alors qu'indignés, près de 50 000 mineurs se mirent en grève. La colère fut à son comble quand 13 personnes remontèrent de la mine effondrée vingt jours après. Vingt jours pendant lesquels ils étaient coupés du monde, vingt jours sans boire, sans manger, sans voir le jour, désespérant qu'on leur porte secours. Un dernier mineur fut sauvé le 4 avril. Les grèves et débrayages commençaient à poser de véritables problèmes au pays tout entier qui n'était plus approvisionné en charbon. Georges Clemenceau, alors Ministre de l'Intérieur, se rendit sur place pour discuter avec les mineurs. Ce fut peine perdue et, au lieu d'écouter leurs revendications bien légitimes, il fit sonner la charge. Près de 20 000 soldats se dressèrent contre le peuple. Un officier fut tué par un coup de pierre. Les mineurs durent reprendre leur besogne harassante sans avoir pu améliorer leurs conditions de travail. La France pouvait dormir tranquille... Les grands bourgeois pourraient se chauffer malgré les 1099 victimes officielles d'une des plus grandes catastrophes minières que la France, voire le Monde, ait connue. Certains historiens aujourd'hui penchent plutôt vers une approximation de 1200 victimes car, à l'époque, il était fréquent d'employer des ouvriers sans les déclarer (notamment des enfants qui n'avaient même pas 14 ans). On appela les survivants des mines des « rescapés », mot issu du patois picard qui est désormais inscrit au dictionnaire de la langue française. Un musée de la mine a été érigé à Lewarde près de Douai qui explique la vie des mineurs et vous fait descendre dans les profondeurs des puits dans lesquels tant d'hommes perdirent la vie pour le confort des autres.

Contributions de Catherine
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Saint Vivien

Saint Vivien faisait parti des soldats de la légion Fulminante (en 320 après JC). Du fait de sa chrétienté, on le condamna à mourir de froid, en l'attachant nu au beau milieu d'un étang gelé alors que l'on avait promis un bain chaud à ceux qui renonceraient à leur religion.



 

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