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5 janvier 1589 : Catherine de Médicis meurt des guerres de religion

Personnage emblématique du XVIe siècle, son nom est immédiatement associé aux guerres de religion lui donnant une responsabilité dans ces massacres. Cette reine que l'on a toujours décrite comme austère, ambitieuse et méchante, était en fait conciliante, clémente et joviale, désirant la paix de son royaume. Les historiens actuels la qualifient de « la plus grande reine de France » même si la mémoire collective la fait paraître noire et despotique. C'est Catherine de Médicis qui a établi les bases d'une politique nouvelle pour renforcer la France, cette politique étant perpétuée par Henri IV et Richelieu plus tard. Mais la légende noire de cette reine jalouse et machiavélique, versée dans les poisons et les assassinats, la poursuit encore aujourd'hui. Catherine de Médicis est née à Florence le 13 avril 1519 et devient très vite l'unique héritière de la fortune des Médicis. Son oncle n'est autre que le Pape Léon X ainsi que son successeur Clément VII (1523). Sa jeunesse n'est pas aussi dorée qu'on peut l'imaginer : Clément VII et Charles Quint se livrent des guerres, les républicains florentins se révoltent. La jeune Catherine est même prise en otage en 1529 par les Républicains qui luttent contre le Pape. À 10 ans, pour assurer sa protection, on la place dans un couvent jusqu'à ce que les événements se calment : elle est alors emmenée à Rome sous la protection du Pape. Elle se familiarise avec les arts et les théories humanistes et philosophiques. En 1533, elle est promise à Henri, duc d'Orléans, un fils cadet de François 1er. Sa dot est de 100 000
écus et 28 000 écus de bijoux. Le mariage a lieu à Marseille. La jeune Catherine qui n'a alors que 15 ans n'est guère heureuse à la cour de France, son mari préférant déjà sa maîtresse attitrée Diane de Poitiers. Son destin prend une autre tournure quand le fils aîné de François Ier décède en 1536. Elle devient alors duchesse de Bretagne, épouse du futur roi, les courtisans s'empressent autour d'elle, mais elle ne donne pas d'héritier, sent la répudiation la menacer. Contre toute attente, la maîtresse de son mari, Diane de Poitiers, lui apporte un précieux réconfort. Tolérante, Catherine accepte ouvertement leur liaison et se console dans des salons de lecture avec ses belles-soeurs. Finalement, elle met au monde son premier fils en janvier 1544, François. Le couple aura 10 enfants dont 7 survivants. François 1er meurt en 1547, Henri d'Orléans devient Henri II. Devenue reine le 10 juin 1549 à la basilique Saint-Denis, Catherine de Médicis doit toujours subir les affronts de la position incontournable de Diane de Poitiers qui récolte honneurs, gloires, titres, argent. Diane parade, Catherine est humiliée. Elle prend sa revanche quand les guerres reprennent en 1552. Régente du royaume, elle s'entoure d'Italiens et prend appui sur le connétable Anne de Montmorency. La campagne d'Italie prend fin avec le traité de paix du Cateau-Cambrésis en 1559 : la France perd la plupart de ses territoires italiens et Catherine de Médicis en est furieuse. Blessé à un oeil lors d'un tournoi, Henri II meurt le 10 juillet 1559. Le deuil royal devait être blanc, Catherine s'habille en noir (signe de chagrin ou de liberté ?). Son fils François II monte sur le trône. D'emblée, Catherine récupère les bijoux de la couronne donnés à Diane de Poitiers ainsi que le château de Chenonceau, merveille architecturale de l'époque. Sa vieille rivale est désormais exclue de la cour de France. Mais la reine a désormais une autre grande rivale : la famille des Guise, très catholique, qui conseille François II et écarte les Montmorency. Les Protestants commencent à se révolter, la guerre civile menace. Catherine se veut médiatrice, fondant une sorte de parti modérateur. Les Guise doivent s'y plier. Malgré la position de la reine-mère, les Huguenots veulent s'emparer du roi François II... Catherine n'a d'autre choix que de s'allier aux Guise pour protéger son fils. Celui-ci meurt en 1560. C'est à Catherine de prendre les rênes du pouvoir car son second fils n'a que 10 ans quand il monte sur le trône sous le nom de Charles IX. Sa régence est placée sous le signe de la tolérance et de la paix. Avec son chancelier, Michel de l'Hospital, elle se rapproche même du calvinisme plutôt que du protestantisme, prouvant par là même, son ouverture d'esprit pour l'époque. Elle accueille même des réformés dans sa cour du château de Saint-Germain. Elle tente ainsi de réconcilier les deux religions et se met le Pape Pie IV à dos ainsi que... Les Guise. Révolution dans le royaume de France, Catherine de Médicis promulgue d'Edit de Janvier, le 17 janvier 1562 : c'est la première séparation de l'Eglise et de l'Etat. Les conditions en sont la liberté de conscience et la liberté de culte pour les Protestants s'ils rendent les lieux de culte volés. Cet Edit n'est pas du goût de tout le monde. Les Guise commencent les véritables guerres de religion en 1562. Catherine arrive à maintenir la paix d'Amboise en mars 1563. Charles IX, majeur, conforte sa mère dans ses pouvoirs. Ce qui doit arriver, arrive : les fêtes sont somptueuses en ce beau pays de France. Catherine veut la paix et endormir les esprits vindicatifs. Ronsard fait son entrée à la cour et la reine inaugure le Premier Tour de France avec son fils, se montrant ainsi proche de ses sujets. Au plan architectural, elle fait construire « les Tuileries » et le mausolée de Saint-Denis. Les hostilités religieuses reprennent après quelques années d'accalmie. Catherine offre en mariage sa fille Marguerite qui sera surnommée « la reine Margot » à Henri de Navarre, huguenot qui a comme conseiller Coligny, fervent défenseur de la Réforme. Se trouvant ainsi dos contre le mur, Catherine accepte la Saint-Barthélemy en août 1572, la plus lourde erreur de sa vie. Charles IX meurt et c'est Henri III qui lui succède. Elle quitte Le Louvre mais agit toujours pour la paix. Elle se rapproche d'Henri IV et de sa fille Margot, se battant pour la tolérance et la concorde. Elle apprend, avec surprise, l'assassinat du Duc de Guise et meurt, quelques jours plus tard, entourée par sa famille le 5 janvier 1589, laissant un royaume déchiré par les guerres de religion, elle qui avait tant voulu les réconcilier !

Contributions de Catherine
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Saint Edouard

Avant que Guillaume le Conquérant ne vienne conquérir l’Angleterre, celle-ci était gouvernée par le roi Edouard. Il n’aimait pas voir mourir ses guerriers et était, de ce fait, appréciait par son peuple. Il était pacifiste alors le rôle de roi ne lui correspondait pas vraiment. Il eut un amour heureux avec une princesse. Pourtant, le pays était troublé par les guerres entre le royaume de Galle et les anglais. Saint Edouard était bon envers les pauvres. Il fit construire une cathédrale à Westminster avant de s’éteindre.



 

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