Alors que l'empire romain d'occident est en bien piètre état face aux invasions des Barbares dont les Huns, un grand concile oecuménique a lieu à Chalcédoine, près de Constantinople. Il s'agit de mettre en place les structures de la Chrétienté. L'empereur de Constantinople, Marcien, a donc convoqué des centaines d'évêques d'orient ainsi que deux légats du Pape. D'une part, l'on réitère la condamnation de l'hérésie arienne, religion encore pratiquée par les Barbares. En effet, un précédent concile avait été réuni à Nicée (aujourd'hui Iznik) en 325. L'empereur Constantin craignait en effet un schisme religieux qui aurait pu avoir des conséquences désastreuses sur son empire. Il faut préciser que tandis que le Christianisme étendait son empire, un prêtre
d'
Alexandrie, nommé Arius, prêchait une autre doctrine : Jésus, fils de Dieu, était, selon lui, subordonné à son créateur ainsi que le Saint Esprit. Jésus n'était donc qu'un relais entre Dieu et les hommes. Les Latins, quant à eux, affirmaient que Jésus-Christ était fait de la même nature que Dieu lui-même. Cependant l'arianisme fit tache d'huile et les Barbares dans leur grande majorité se laissèrent tenter par cette doctrine à part les Francs de
Clovis. Quoi qu'il en soit, à Chalcédoine, la condamnation de l'arianisme est une nouvelle fois de mise. Ainsi les évêques réaffirment le dogme de la Sainte Trinité (un Dieu étant en trois personnes). Ils condamnent donc ouvertement les doctrines du patriarche de Constantinople, Nestorius ainsi que du moine Eutychès sur la nature à la foi divine et humaine du Christ. Ainsi, le nestorianisme va donner naissance à l'église syrienne orientale qui va s'étendre en Orient, jusqu'en
Mongolie et en
Chine (on trouve encore des communautés nestoriennes en
Inde ou en
Irak). Quant au moine Eutychès, il aura inspiré le monophysisme, doctrine ne voulant voir que la nature divine du Christ. Elle attire bon nombre de Chrétiens coptes d'
Egypte, d'
Arménie et du Proche-Orient. Au concile de Chalcédoine, les évêques orientaux exigent aussi que le Patriarche de Constantinople soit mis sur le même plan que le Pape de
Rome. Cependant, le Pape Léon 1er rejette cette conclusion du concile. C'est le début de la rupture entre l'église orthodoxe et l'église catholique. Les
régions orientales fidèles au monophysisme seront divisées puis envahies par les Arabes musulmans qui trouveront en ces contrées, des peuples divisés peu prompts à défendre
Constantinople...
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