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14 janvier 1930 : début de la construction de la ligne Maginot

Les Français en était sûrs et certains : la ligne Maginot allait être un rempart contre les Allemands et était infranchissable. André Maginot est simple soldat lors de la première guerre mondiale. Récompensé pour son courage, il obtient la médaille militaire, il est nommé sergent. Il est chargé de transférer le Soldat Inconnu à l'Arc de Triomphe en 1920. Promu Ministre de la Guerre lors du gouvernement de Poincaré, il s'inspire d'une idée défendue par Paul Painlevé : il faut défendre le pays surtout aux frontières franco-allemandes. La natalité est en baisse dans le pays, il imagine donc une ligne de défense flexible. Le 14 janvier 1930, il demande que l'on vote une loi pour la construction de fortifications espacées sur une ligne suivant les frontières orientales de la France. Le projet est adopté et un budget de 3,3 milliards de Francs lui est alloué (à rembourser sur 4 ans). Ce chantier va mobiliser près de 20 000 ouvriers. En effet, il faut construire de gros ouvrages
en les enterrant à moitié et les équiper d'artillerie. Entre chaque dépôt d'armes, Maginot veut également faire ériger des observatoires et des centaines de petits postes de surveillance. En fait, cette ligne Maginot n'était que purement défensive et destinée à observer de loin, les déplacements de l'ancien adversaire allemand. Il faut savoir qu'à l'époque, après les deux guerres franco-allemandes (celle de 1870 et celle qui venait de s'achever), toute la classe politique était très méfiante, à l'exception sans doute d'Aristide Briand qui prônait une union fédérale européenne, étant par là même, bien en avance sur son temps. Des travaux sont entrepris sur toutes les frontières de l'Est, de Menton à Dunkerque, surtout le long du Rhin. Dans les Ardennes, on se contente de poser quelques postes de surveillance ici ou là, le massif montagneux semblant infranchissable. Les Belges sont par ailleurs opposés à ce que les Français confortent leurs positions à l'intérieur de leurs frontières. Il faut les comprendre... Nos voisins belges avaient bien souffert de la première guerre mondiale, étant plus ou moins sacrifiés pour défendre les Français. Mais, confiants dans leur ligne de défense naturelle, les Ardennes, Les Français ne prirent pas la peine de construire de gros ouvrages munis d'artillerie sur la frontière franco-belge, se contentant de petits postes fortifiés sans grande importance et surtout bien éloignés les uns des autres. C'est ainsi que de la mer du Nord à la Suisse, sur une longueur totale d'environ 800 kms, seuls 140 kms environ furent couverts pour des gros ouvrages munis d'artillerie. De l'autre côté, les Allemands se frottaient les mains d'un tel manque d'observation et établissaient leur propre ligne en 1937 : la ligne Siegfried. Celle-ci semblait bien plus légère et destinée à faire croire aux Français, que le peuple allemand avait très peur des anciens Gaulois. Évidemment, la Wehrmacht, pendant ce temps, renforçait ses troupes. La guerre est à nouveau déclarée, Hitler ayant dépassé les bornes. L'Alsace tient bon et ne rendra le fort de Schoenenbourg qu'après l'armistice de 1940. À Maubeuge, les Français résistent à Rommel. Bouchain, sur l'Escaut ne démérite pas non plus... Même Hitler se déplacera pour voir quels étaient ces hommes qui résistaient à ses troupes. Les troupes franco-anglaises purent rejoindre Dunkerque. Les Allemands s'attaquèrent aux Ardennes, point faible de la défense française et belge et envahirent la France. La ligne Maginot avait été un réel fiasco...

Contributions de Catherine
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Sainte Nina

Sainte Nina porte bien son nom puisque Nina, en latin, signifie « religieuse ». Sainte Nina était, en effet, chrétienne de Géorgie, là où elle fut emmenée par contrainte aux alentours de 337 pour y prêcher. C’est l’écrivain Rufin qui nous donne les renseignements sur la conversion de l’Ibérie, à laquelle Sainte Nina a passé sa vie. Tout le monde apprécie cette jolie et généreuse Sainte Nina, qui rend la vie à un enfant et guérit la reine Nana. Sainte Nina est le symbole de la conversion géorgienne au christianisme et une basilique nous rappelle cette partie de l’histoire du 4ème siècle.



 

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