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12 août 1961 : début de la construction du mur de Berlin

Suite à la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne est divisée en quatre secteurs occupés par les Alliés (Américains, Anglais, Français et Soviétiques). Or, Berlin, la capitale du Reich, est en plein territoire soviétique. La ville est elle aussi divisée en quatre secteurs. La guerre froide ne tarde pas à se mettre en place entre Occidentaux et Soviétiques. De fait, les Occidentaux tentent de fusionner leurs zones. Staline, furieux, organise le blocus de Berlin en 1948 et les Américains ripostent en mettant en place un pont aérien. L'année suivante, l'Allemagne est divisée en deux états distincts, la République Fédérale d'Allemagne avec comme capitale la petite ville de Bonn, et la République Démocratique Allemande. Bien vite, Berlin est divisée politiquement. Du côté des frontières des deux Allemagne, la sécurité est renforcée par des soldats, des clôtures sont érigées côté RDA pour empêcher tout exode de population. À Berlin, la situation est plus problématique. La ville est toujours divisée en quatre quartiers. Berlin-Ouest a désormais le statut d'un « Land » comme les autres Länder de RFA. Quant à Berlin-Est, elle devient la capitale de la RDA : Staline viole ainsi le traité signé avec ses anciens alliés. La guerre froide s'intensifie entraînant un embargo technologique, des tensions permanentes et une augmentation de l'armement. D'un côté on trouve l'OTAN, de l'autre le Pacte de
Varsovie tandis que la Communauté économique européenne s'oppose au COMECON. C'est la scission entre les pays du bloc communiste et le reste du monde occidental. Malgré la surveillance accrue, l'exode des Allemands de RDA ne fait que s'amplifier, particulièrement à Berlin, zone difficilement contrôlable. En 1961, 2,6 millions d'Allemands sont passés à l'Ouest en empruntant le passage de Berlin, sans compter les Tchèques et les Polonais. Cette émigration concerne de plus surtout les personnes lettrées qui fuient le régime communiste. En outre, un système de contrebande s'est installé, la vie étant beaucoup moins chère en RDA, donc à Berlin Est. Cette économie parallèle affaiblit la RDA qui est déjà assez mal en point par rapport à la RFA. Le gouvernement de la RDA tente de faire le nécessaire pour stopper cette émigration massive et ce marché noir. Une solution est trouvée : on commence à construire un mur à Berlin durant la nuit du 12 au 13 août 1961. Les maçons sont surveillés par des policiers et des soldats. Berlin Ouest est encerclée, cette méthode étant soutenue par Moscou, mais les Alliés n'interviennent pas puisque rien ne les empêche d'avoir accès à la ville. Les transports entre les quartiers sont interrompus. Le « Mur » n'est encore qu'un rideau de fils de fer barbelés. Bien vite, il sera fait de béton et étroitement surveillé. Malgré quelques protestations de la RFA, les Alliés n'agissent pas ou plutôt réagissent timidement vis-à-vis de Moscou et du gouvernement Est-Allemand, pour la forme. Il faut dire que les troupes soviétiques sont déjà prêtes à en découdre. Pour éviter une nouvelle guerre, qui aurait de surcroît été nucléaire, les Alliés préfèrent la solution du mur en faisant semblant de comprendre les motifs soviétiques. Même si John Fitzgerald Kennedy soutient les Berlinois « Ich bin ein Berliner »..., il ne fait qu'envoyer 1 500 soldats supplémentaires à Berlin Ouest. En 1963, les Allemands de Berlin Ouest ne seront autorisés à voir leur famille que pour les fêtes de fin d'année. Après un adoucissement dans les années 1970, le mur de Berlin nommé aussi « le mur de la honte » va tomber dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989 sous la pression populaire et sous l'influence de Mikhaïl Gorbatchev. Peu de temps auparavant, une décision était tombée : les voyages privés étaient autorisés sans présentation de justificatifs. Télés et radios annoncèrent immédiatement la nouvelle, et plusieurs milliers de Berlinois exigèrent de passer... Mais les fonctionnaires chargés de la défense du mur n'avaient pas été mis au courant. Sous la pression de la foule, un point d'ouverture sera ouvert après 23 h. En direct à la télévision, les spectateurs assisteront à la démolition du mur de la honte. Ce sera une nuit de joie à Berlin et dans toute l'Allemagne. La porte de Brandebourg sera ouverte à tous. Les Allemands emploieront toutes sortes d'ustensiles pour détruire le mur (pioche, marteau...). Cet édifice de 43,1 kms de long et de 3,6 m de haut entre Berlin Est et Berlin Ouest était tombé, les maisons de proximité étant au fur et à mesure vidées de leurs habitants puis murées. Un an plus tard, l'Allemagne sera réunifiée le 3 octobre 1990. Le nombre des victimes tombées en essayant de passer le mur n'est pas exactement connu. On parle de 1 135 tués par les gardes. 75 000 personnes furent arrêtées et condamnées pour avoir tenté de s'échapper. Aujourd'hui, le musée du Mur au Chekpoint Charlie est l'un des lieux les plus visités de Berlin. On peut y voir les systèmes de sécurité, et on y raconte les fuites réussies avec des moyens ingénieux. Il ne reste presque plus rien du mur aujourd'hui, ses fragments ayant été vendus au marché noir comme objets de collection. On peut juste en voir six sections toujours debout en tant qu'édifice commémoratif, notamment « East Side Gallery », classé monument historique ainsi que quelques miradors et une double rangée de pavés qui évoque son emplacement. À noter que le grand succès « The Wall » du groupe Pink Floyd fait référence au mur de Berlin.

Contributions de Catherine
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Sainte Jeanne-Françoise

Sainte Jeanne-Françoise fût une femme comblée au début de sa vie. Mariée au baron de Chantal, elle eut six enfants. Mais plus tard, la douleur de perdre deux enfants en bas âge et la mort du baron l'a plongea dans le désespoir. Un jour, Sainte Jeanne-Françoise entend le carême de saint François de Sales, et le voit comme le maître spirituel dont elle avait tant besoin. C'est ainsi qu'elle se tourne vers une vie religieuse et spirituelle pour l'amour de Dieu.



 

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