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21 octobre 1805 : Napoléon est battu à Trafalgar, c’est « le coup de Trafalgar »

Une fois de plus, Napoléon a fort affaire contre son ennemi juré, Horatio Nelson, qui l'avait déjà battu lors de la bataille d'Aboukir en Egypte. Cette fois, l'Angleterre a formé une troisième coalition contre les Français et la mission confiée au vice-amiral Nelson, alors âgé de 47 ans, est à tout prix d'éviter le débarquement des Français en Angleterre. Nelson est un navigateur chevronné et bien qu'il ait perdu un oeil et un bras lors de ces précédentes batailles, il a toujours « bon pied, bon oeil » si l'on peut dire et son esprit critique est toujours aussi vivace. Napoléon a en effet réuni près de 200 000 hommes à Boulogne pour débarquer dans la perfide Albion et l'envahir afin de mettre fin, une fois pour toutes, aux velléités des Anglais qui nous ennuyaient depuis des siècles. Pour cela, il doit réunir sa flotte basée à Brest et l'autre basée à Toulon. Cette dernière est commandée par l'Amiral Pierre De Villeneuve mais Nelson lui impose un blocus et Villeneuve, sur ordre de Napoléon, entraîne la flotte anglaise en direction des Antilles où la flotte espagnole alliée des Français et la flotte de Brest, commandée par le vice-amiral Ganteaume pourraient les rejoindre. Villeneuve peut sortir de son guêpier grâce à des tempêtes qui empêchent la surveillance anglaise et rejoint les
Antilles le 12 mai 1805. Il est bientôt rejoint par des Espagnols. Contre toute attente, Villeneuve ne tente pas de reconquérir les provinces françaises prises par les Anglais. Il craint Nelson et il attend... Il attend bêtement que Ganteaume le rejoigne alors qu'il ne peut prendre la mer puisqu'il est bloqué à Brest par les forces anglaises. Mais Nelson le coriace a suivi Villeneuve et finalement, celui-ci ne voulant pas batailler, décide de retourner en Europe. Il arrive en France le 9 juillet mais les conditions climatiques sont contre lui et il ne peut entrer dans le golfe de Gascogne. Les Anglais commandés par le vice-amiral Calder l'attaquent. Villeneuve perd deux navires et décide de faire demi-tour vers le sud alors que les vents étaient favorables en direction du nord, et arrive en Corogne (nord de l'Espagne sur l'océan Atlantique), cela, malgré les ordres de Napoléon qui lui imposaient un retour vers Brest. Malgré tout, Villeneuve rejoint le port de Cadix. Il est bien vite rejoint par les navires des Espagnols. Napoléon est furieux, il attend à Boulogne, et il donne l'ordre à Villeneuve de sortir coûte que coûte de la rade afin de le rejoindre. Il faut dire que les Russes et les Autrichiens menacent les frontières de l'Est. Sans nouvelle de sa flotte, Napoléon doit se résoudre à plier bagage et la Grande armée prend la direction d'Austerlitz. Les 33 navires franco-espagnols s'engagent donc vers le détroit de Gibraltar le 20 octobre 1805 pour obéir à Napoléon, bien que Villeneuve ait peur de Nelson. Les Anglais ont eux, à leur disposition 27 navires. 18 suivent la flotte française. Le génial Nelson va alors transformer les batailles maritimes qui ne comptaient alors que sur les forces du vent et sur le nombre des canons. Nelson a face à lui deux flottes différentes qui n'ont jamais bataillé ensemble. Au lieu de suivre les règles établies, il utilise la force du vent pour prendre de la vitesse et échapper ainsi aux tirs ennemis alors que de son côté, ses canonniers sont aguerris. Il écrase ainsi les Français et les Espagnols complètement désorganisés. C'est un vrai désastre pour les Français qui perdent les deux tiers de leurs bateaux alors que les Anglais n'en perdent aucun malgré leur infériorité numérique. À bord du « Victory », Nelson est blessé par une balle tirée du « Redoutable » alors qu'il est sur le pont de son vaisseau pour diriger les opérations. Il décède peu de temps après sans avoir pu apprécier son immense victoire. Son corps sera rapatrié en Grande-Bretagne et l'Amiral Nelson recevra des funérailles nationales pour sa bravoure. Il sera inhumé dans la cathédrale Saint-Paul à Londres. Cette célèbre défaite de Trafalgar ôtera tout espoir à Napoléon de pouvoir soumettre l'Angleterre et apportera à celle-ci la suprématie sur les mers jusqu'à la Première Guerre mondiale. Aujourd'hui, le « Trafalgar Square » en plein coeur de Londres, ornée d'une statue de Nelson, commémore cette victoire fracassante et le 21 octobre est célébré dans tout le Royaume-Uni. On l'appelle le « Trafalgar Day ». Avec le temps, la bataille de Trafalgar devint presque mythique pour les Anglais et sera le symbole de leur invincibilité. D'ailleurs en 2005, les Anglais célébrèrent avec faste le bicentenaire de leur grande victoire. Pour les Français, ce sera « le coup de Trafalgar », expression familière désignant un grave événement qui a d'énormes répercussions et qui restera à jamais dans les mémoires...

Contributions de Catherine
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Sainte Céline

Céline a épousé très jeune, Emile, le comte de Laon au Ve siècle. Ils furent très heureux, mêlant amour et communion spirituelle dans la foi chrétienne. Leurs trois enfants devinrent prêtres, dont Rémi dont l’éducation fut confiée aux clercs de l’Eglise Sainte-Marie de Laon et qui devint Saint-Remi, Archevêque de Reims.



 

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