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12 juillet 1790 : création de la Constitution civile du clergé

On se souvient que le 2 novembre 1789, l'Assemblée Nationale avait voté la nationalisation des biens de l'Eglise. Les députés avaient également prôné la dissolution des ordres religieux contemplatifs en ménageant pourtant ceux qui s'occupaient de l'enseignement, des hôpitaux ou d'oeuvres de charité. Mais cela n'était pas encore assez pour les députés... L'Eglise de France devait être en harmonie avec les institutions françaises. Au départ cependant, ce n'était pas une mauvaise intention. En effet, puisque les curés et les évêques avaient été dépossédés de leurs biens, il semblait juste de leur donner un salaire, soit un revenu régulier en compensation. Un comité rédigea alors la Constitution civile du
clergé qui abrogeait le concordat de François 1er. Oui mais voilà, ils ne tinrent absolument pas compte de l'avis du Pape. Alors que disait cette Constitution ? Il était décidé que la carte administrative mise en place allait coïncider avec la carte religieuse. Comme il y avait à l'époque 83 départements, il y aurait 83 diocèses au lieu des 135 préexistants. Les membres du clergé seraient rétribués en fonction de leur position (20 000 livres pour un évêque, 1 200 à 6 000 livres pour un curé, cela dépendant de l'importance de la paroisse). Cela semblait tout à fait raisonnable à l'époque ! Mais une autre partie de la Constitution civile du clergé était bien plus délicate : en effet, il avait été décidé que les évêques et les curés seraient désignés, non plus par l'Eglise mais par les paroissiens eux-mêmes, peu importait d'ailleurs leur religion. En outre, les membres du clergé devraient prêter serment à la Constitution Française en présence du peuple et des officiers municipaux. Le texte fut finalement signé le 12 juillet 1790 par l'Assemblée constituante. Alors que deux jours plus tard, les Français célébraient la fête de la Fédération avec le Roi et que ceci semblait marquer la fin de la Révolution et l'établissement de la Monarchie constitutionnelle, Louis XVI hésita à ratifier la Constitution civile du clergé. Il le fit pourtant le 22 juillet 1790. Le Pape n'ayant pas été informé de cette proposition et de cette ratification, émit un avis négatif sur le projet et condamna le texte. Louis XVI, très catholique, fut bien ennuyé : en effet, les évêques élus par le peuple suivant la nouvelle Constitution, ne reçurent pas l'aval de Pie VI. Obligation leur fut faite de choisir entre l'Eglise et la Constitution Française. Cette fois, les députés se fâchèrent et exigèrent des membres du clergé qu'ils prêtent serment à la Constitution civile du clergé à partir du 27 novembre. La moitié des curés s'y refusa ainsi que tous les évêques sauf quatre dont Talleyrand. Ce fut le schisme entre le Catholicisme et la Révolution. Le Pape continua ses actions et déclara la Constitution civile du clergé « hérétique ». Cette position provoquera la fuite de Louis XVI et son arrestation à Varennes le 21 juin 1791, éliminant de fait, tout espoir de Monarchie constitutionnelle et relançant les violences révolutionnaires.

Contributions de Catherine
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Saint Olivier

Olivier vécut au 17ème en Irlande. A cette époque, le gouvernement anglais volait les terres des irlandais. Olivier devint prêtre quand il eut une vingtaine d'années. Il fut condamner à être pendu après avoir été accusé à tort d'avoir voulu monter une armée pour se révolter. Mais il mourut dans la sérénité grâce à sa très grande foi.



 

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