On doit la création de l'Hôtel-Dieu de Beaune à Nicolas Rolin, Chancelier du Duc de Bourgogne Philippe le Bon mais aussi à son épouse Guigone de Salins. Un hôpital pour les pauvres doit être construit en Bourgogne. En effet, même si
la guerre de Cent ans est terminée depuis 1435, les massacres se poursuivent, les voleurs pillent tout sur leur passage et la population affamée meurt dans la misère. Après avoir hésité entre Beaune et
Autun, c'est finalement la petite ville de Beaune qui est choisie car il s'agit d'un grand lieu de passage. En outre, aucune fondation religieuse n'y est représentée. C'est ainsi que le choix est inscrit sur le papier le 4 août 1443 et que les Hospices de Beaune vont accueillir leurs premiers malades le 1er janvier 1452. Toute la population indigente y est accueillie
et les Soeurs Hospitalières prodiguent sans relâche soins et nourriture aux malades, infirmes, vieillards, sans abris, femmes enceintes... L'ordre des Soeurs Hospitalières de Beaune sera créé en 1459. Aujourd'hui, les Hospices de Beaune sont célèbres non seulement pour ce passé charitable mais aussi pour sa magnifique architecture traditionnelle bourguignonne issue de l'influence flamande car il ne faut pas oublier qu'à l'époque, le duché de Bourgogne faisait partie des Pays-Bas Bourguignons. Les Hospices de Beaune sont également connus pour le célèbre vin de
Bourgogne dont la production est parfois vendue aux enchères (on l'appelle fréquemment « vente des Hospices de Beaune »). À noter que d'autres grands vignobles bourguignons ont suivi cette voie comme Pommard, Nolay, Meursault... Cette communauté prend traditionnellement le nom d' « Hospices de Beaune ». Ces ventes aux enchères sont organisées chaque année lors d'une grande fête populaire et rassemblent les plus beaux millésimes vendus par les plus grands commissaires-priseurs. Des parrains et marraines connus président ces ventes comme Marlène Jobert,
Jean Réno,
Julien Clerc, Charles Berling, Kristin Scott Thomas, Sandrine Kiberlain, Anouk Aimée,
Thierry Lhermitte,
Catherine Deneuve, etc... Le produit de ces ventes est affecté à l'investissement dans les structures de soin toujours en service mais aussi au fonctionnement du musée. Car si les Hospices de Beaune restent un hôpital s'adressant aux plus démunis, on y trouve aussi un service de socialisation ainsi qu'une maison de retraite confortable pour les personnes âgées dont certaines sont dépendantes. Les fonds récoltés sont également destinés à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers qui reprend la tradition de soin des Soeurs Hospitalières. Aujourd'hui, l'Hôtel-Dieu est aussi un magnifique musée. L'architecture a gardé sa splendeur d'autrefois. Le musée loue aussi des salles magnifiques et organise des journées découverte des Hospices. Tous ces revenus générés sont affectés à l'entretien du patrimoine et aux structures de soins et d'accueil qui permettent, selon le voeu de Rolin et de son épouse, de secourir et de soulager toute personne démunie, seule ou malade. Pour toutes ces raisons, les Hospices de
Beaune sont reconnus d'intérêt mondial. Une belle oeuvre, dans tous les sens du terme, dans notre monde moderne si souvent indifférent à la souffrance d'autrui !
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