Il y a 22 ans s'éteignait Daniel Balavoine, un auteur-compositeur-interprète parmi les plus brillants de sa génération. Né le 5 février 1952 à
Alençon dans l'
Orne, Daniel Balavoine se fait vite remarquer dans les années 1970, en tant que choriste dans la comédie musicale «
La Révolution française », un opéra rock de Claude-Michel Schönberg. Il participe aussi à des concerts de Patrick Juvet qui lui donne sa chance dans un de ses albums. Remarqué par Barclay, il enregistre deux premiers albums qui n'ont pas le succès escompté à part un titre « Lady Marlène ». C'est en 1978 que la chanson « Le Chanteur » le propulse sur le devant de la scène en le faisant connaître du public. Michel Berger l'engage pour jouer « Johnny Rockfort » dans « Starmania », un
opéra-rock monté avec Luc Plamondon. Michel Berger lui a concocté une chanson presque impossible à chanter et composée exprès
pour lui « SOS d'un terrien en détresse ». Balavoine brille dans un rôle de voyou en interprétant « quand on arrive en ville ». Daniel Balavoine, Michel Berger et France Gall ne vont plus se quitter car naîtra une très belle amitié. Balavoine recueille une immense popularité grâce à son talent et à sa voix unique si haut perchée, capable de couvrir presque cinq octaves. Il s'impose alors parmi les grands noms de la chanson française mais se fait aussi connaître pour ses « coups de gueule » en devenant en quelque sorte le porte-parole d'une jeunesse un peu perdue à l'époque de
Mitterrand (on se souvient d'un échange télévisé lors duquel Balavoine ne mâche pas ses mots en apostrophant le
Président de la République). Il se tourne ensuite vers la musique new wave en critiquant les artistes français trop « music-hall » selon lui. Balavoine va alors se servir en 1984 d'un synthétiseur assisté par ordinateur pour faire évoluer
la musique avec des effets synthétiques dans un univers rock. Dans les années 1980, il est incontournable sur les plateaux télé grâce à sa musique d'avant-garde et à ses textes engagés sur les problèmes de société. Passionné, il va mettre son nom au service de grandes causes (problèmes politiques, refus de la guerre, famines, racisme, défense de la liberté) déclenchant parfois des polémiques. Il prend ainsi position contre la guerre du
Liban en 1983. Passionné de
courses automobiles, il participe en tant que concurrent à deux rallyes du Paris-Dakar en 1983 et en 1985. C'est là qu'il découvre l'Afrique qu'il va défendre en participant au concert donné pour l'
Ethiopie en 1985. Voulant s'engager encore plus, il fonde avec son ami
Michel Berger, l'association « Action Ecoles » pour mobiliser les enfants et les jeunes contre la faim en
Afrique. En 1986, il accompagne le
Paris-Dakar pour vérifier l'installation de pompes à eau. Le 14 janvier 1986, Balavoine, au Mali, monte à bord d'un hélicoptère vers 17 h 30 avec Thierry Sabine, le créateur et l'organisateur du rallye, la
journaliste Nathaly Odent, le technicien
radio Jean-Paul Le Fur et le pilote François-Xavier Bagnoud. Mais ils sont surpris par la nuit et par une tempête de sable, l'appareil vol très bas et s'écrase contre un petit mont. À un peu moins de 20 h, l'
hélicoptère est pulvérisé et les cinq passagers meurent sur le coup. Daniel Balavoine est enterré au cimetière de
Biarritz. Son action humanitaire se poursuit toujours aujourd'hui au
Mali par le biais de l'association
Daniel Balavoine.
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