inscription newsletter Inscription newsletter
envoyer la page à un ami | Ajouter aux favoris | Version imprimable | annuaire  

6 juillet 1535 : décapitation de Thomas More l’humaniste, sur ordre d’Henri VIII d’Angleterre

Il faut rappeler le contexte. À l'époque, Henri VIII Tudor, roi d'Angleterre, engage sans cesse des conflits avec François Ier. En outre, il veut absolument divorcer d'avec sa première épouse, Catherine d'Aragon, qui ne peut lui donner de descendance mâle. Pour arriver à ses fins et obtenir l'accord du Pape, il s'appuie d'abord sur Thomas Wolsey, l'archevêque d'York, prélat corrompu, cardinal mais aussi nommé lord chancelier (Premier Ministre). Il est vrai que ce dernier est un habile diplomate mais il ne veut qu'une chose : la gloire et l'argent, comme bon nombre de membres du clergé de cette époque. Très arrogant, Thomas Wolsey évolue au milieu d'une cour magnifique à Hampton Court et fonde même à Oxford, le Collège Cardinal. Après s'être fait nommer légat du Pape en Angleterre, tout en étant chancelier, il n'a qu'une ambition : devenir Pape lui-même. Tous les moyens sont bons dont des petites cassettes bien remplies destinées aux Cardinaux de Rome pour se faire élire sans problèmes. En Angleterre, il négocie la rencontre du Camp du Drap d'Or avec le roi de France, c'est dire si sa puissance est grande
! Cependant, Henri VIII désespère de se voir accorder son divorce car le Pape s'y montre hostile (il faut dire que Catherine descend des rois d'Espagne, très catholiques et puissants appuis de l'Eglise). Finalement, Henri VIII fait emprisonner son Ministre à la Tour de Londres et Wolsey décède. Il faut bien le remplacer et Henri VIII choisit Thomas More pour lui succéder au poste de chancelier, à noter que c'est le premier civil à occuper ce poste. Homme de foi, Thomas More prend sa tâche à coeur malgré le climat malsain qui règne à la cour d'Angleterre... Il faut faire vite car la maîtresse du roi, Anne Boleyn, est enceinte. Henri VIII est alors influencé par un sombre personnage, Thomas Cranmer, qui lui conseille de se passer purement et simplement de l'avis du Pape. Pour arriver à ses fins, le roi d'Angleterre est prêt à tout surtout quand de nombreux courtisans pressés d'entrer en bonne grâce, lui donnent les mêmes conseils. C'est ainsi que, n'écoutant pas son chancelier Thomas More, Henri VIII décide de se marier avec Anne Boleyn. C'est évidemment Thomas Cranmer, devenu archevêque de Canterbury, qui procède au sacrement du mariage en secret en janvier 1533. C'est ce même archevêque qui invalide le mariage avec Catherine d'Aragon sous un obscur prétexte de cousinage. Henri VIII est aussitôt excommunié. C'est le schisme entre l'Angleterre et la Papauté et la fondation de l'Eglise anglicane (Henri VIII devenant chef de la religion anglaise à la place du Pape... Ce qui est toujours valable aujourd'hui d'ailleurs). Alors que l'Europe est en pleine ébullition avec l'apparition de la réforme allemande de Luther, Henri VIII rompt tout simplement les ponts avec Rome en signant en 1534, « l'Acte de Suprématie » en s'affranchissant de l'autorité pontificale. Le Pape n'est plus rien d'autre qu'un Evêque de Rome mais Henri VIII se prétend toujours catholique. Cela ne plaît pas du tout à Thomas More qui, fidèle à sa foi, refuse de prêter serment au nouveau chef de l'Eglise anglicane. Or, il ne fait pas bon résister au Roi et Thomas More est jugé et condamné à la décapitation publique en juin 1535. L'archevêque de Rochester, Jean Fischer, sera voué au même sort. En ce 6 juillet 1535, Thomas More quitte la Tour de Londres. Quinze mois de détention l'ont affaibli mais il arrive sur la place, la tête haute. Il s'adresse alors au bourreau : « Ayez l'obligeance de me donner la main pour monter, car pour descendre, je me débrouillerai bien tout seul ! ». Voilà donc la fin de ce brillant humaniste, auteur de « Utopia », un essai politique révolutionnaire publié en 1516 dénonçant l'intolérance religieuse et prônant un monde idéal dans lequel la propriété privée est inconnue et le travail obligatoire assurant la prospérité générale avec une liberté de culte garantie. C'est du titre de son ouvrage, inspiré du latin, qu'est venu le mot courant « utopie ».

Contributions de Catherine
Votez cet article :  photo - Très bien  photo - Bien  photo - A revoir

>> Voir tous les articles classiques
>> Envoyer cet article à un ami
>> Ajouter cet article dans vos favoris

 


<< juillet 2007 >>
Di Lu Ma Me Je Ve Sa
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
             

Sainte Marietta

Marietta est une jeune italienne qui vécut au 20ème Siècle. Elle était l'aînée d'une famille de six enfants. Elle en assume pleinement les conséquences et fait tout son possible pour aider au mieux sa famille. A l'âge de 12 ans, peu de temps après sa communion, un jeune homme nommé Alessandro la harcèle pour abuser d'elle. Marietta résiste en lui expliquant que c'est un péché. Après plusieurs tentatives, Alessandro finit par la tuer de 14 coups de couteaux. Marietta mourut dans d'atroces souffrances mais elle pardonna son meurtrier avant de s'éteindre. Alessandro passa de longues années derrière les barreaux où il se convertit au christianisme et il finit par devenir jardinier dans un monastère franciscain.



 

[ Retour à l'Annuaire ]




Qui sommes nous ? - Contact - Protection des données personnelles

Copyright 2002 / 2017 Aquadesign.be® Tous droits réservés, propriété exclusive de la SPRL Webbies