inscription newsletter Inscription newsletter
envoyer la page à un ami | Ajouter aux favoris | Version imprimable | annuaire  

24 mars 1603 : décès de la plus grande reine d’Angleterre, Elizabeth 1ère

Née le 7 septembre 1533 du mariage illégitime d'Henri VIII et d'Anne Boleyn, une petite fille fut prénommée Elizabeth, prénom royal par excellence. Sa mère, accusée d'adultère sans aucune preuve, fut exécutée le 19 mai 1536 et l'enfant déclarée illégitime. Pourtant, l'acte de succession d'Henri VIII la plaça au troisième rang derrière son demi-frère Edouard et sa demi-soeur Marie. La petite Elizabeth reçut une très bonne éducation dans la religion protestante. Après le règne d'Edouard, vint celui de Marie Tudor la Catholique. Tenue loin de la Cour, Elizabeth à l'âge de 20 ans fut même emprisonnée à la Tour de Londres pendant deux mois après une rébellion organisée par un nommé Thomas Wyat contre Marie et son projet de mariage avec Philippe II d'Espagne. Marie détestait Elizabeth qui représentait un danger pour elle et qui la confina pendant deux ans dans le château d'Hatfield. Ayant toujours le soutien des Protestants, Elizabeth devint reine à la mort de Marie Tudor le 17 novembre 1558. Femme,
reine et célibataire, les débuts de son règne furent sujets à suspicion. Par manoeuvre politique, elle n'acceptera jamais de se marier d'où son surnom de « reine vierge » ni même de nommer un successeur au trône, empêchant ainsi les conflits de toutes sortes et renforçant son hégémonie. Deux soupirants retinrent pourtant son attention, Robert Dudley et le Duc d'Alençon, frère d'Henri III mais elle s'en tint au célibat pour des raisons politiques, confortant la stabilité de sa couronne. De même, son statut de « reine vierge » la plaçait au-dessus de la condition des femmes communes, étant ainsi presque sacralisée et déifiée. Elle devint alors un véritable culte vivant, glorifié et idéalisé. Après Marie Tudor, surnommée « Marie La Sanglante » tant celle-ci s'en prit aux Protestants plongeant le pays dans le chaos, l'arrivée d'Elizabeth était synonyme de paix et de prospérité. De 1576 à 1588, elle réussit en effet à redresser le pays et à mettre fin aux querelles religieuses en adoptant la religion anglicane. Nommée gouverneur suprême de l'Eglise d'Angleterre, elle fit cependant adopter quelques modifications tournées vers le calvinisme. Les Catholiques les plus intransigeants furent ainsi défaits. Elle renvoya aussi les deux tiers des membres du Conseil et les remplaça par des hommes dévoués et unis pour défendre sa cause. Sur le plan de la politique étrangère, elle signa le traité du Cateau-Cambrésis en 1559 mettant un terme à la guerre contre la France même si elle perdait Calais. Excommuniée par le pape en 1570, Elizabeth fut mise à l'écart des cours européennes ce qui raviva l'admiration des Anglais à son égard. D'ailleurs, les succès de ses corsaires contre les Espagnols renforcèrent l'amour de ses sujets ainsi que les exploits de Francis Drake et de son tour du monde et de Sir Raleigh qui débutait la colonisation du Nouveau Monde en Virginie (1584). La croissance économique était au beau fixe avec la création du Royal Exchange et la Compagnie anglaise des Indes orientales en 1600. Ayant vaincu l'Invincible Armada en août 1588, Elizabeth 1ère atteignit l'apogée de son règne. Pourtant, quelques zones d'ombre avaient parsemé toutes ces années, notamment les problèmes avec l'Ecosse et l'exécution de Marie Stuart, reine d'Ecosse, catholique, qui prétendait au trône d'Angleterre (8 février 1587). La fin du règne d'Elizabeth 1ère fut mouvementée. En effet, les récoltes furent très mauvaises entre 1594 et 1597 entraînant la hausse des prix et une surmortalité. L'agitation sociale fut réprimée, des lois contre les vagabonds édifiées, des opérations militaires aux Pays-Bas, en France, en Espagne ou en Irlande se soldèrent par des échecs et des surtaxations... Bref, la population commença à se révolter contre la reine. Quant au Conseil, des membres influents prirent les rênes du pouvoir, entraînant une plus grande autorité vis-à-vis des Catholiques tandis que le puritanisme prenait de l'ampleur. La fin du règne de la grande Elizabeth fut cependant merveilleux pour les arts et le monde intellectuel avec Francis Bacon et surtout Shakespeare. Mais l'image d'Elizabeth était ternie. Âgée et recluse, elle laissa le soin à Robert Cecil d'organiser sa succession et quand elle mourut le 24 mars 1603, ce fut la fin de la dynastie Tudor avec l'avènement de Jacques VI d'Ecosse, le fils de Marie Stuart qu'elle avait fait décapiter.

Contributions de Catherine
Votez cet article :  photo - Très bien  photo - Bien  photo - A revoir

>> Voir tous les articles classiques
>> Envoyer cet article à un ami
>> Ajouter cet article dans vos favoris

 


<< mars 2007 >>
Di Lu Ma Me Je Ve Sa
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             

Sainte Catherine

Catherine était issue d'une famille noble d Suède. Elle passa son enfance dans un couvent jusqu'à ce qu'on lui présente l'homme avec lequel elle devait se marier, un jeune homme invalide, Edgar Lydersson. Un jour, elle décide d'aller à Rome rejoindre sa mère, Sainte Brigitte, qui y vivait depuis qu'elle été devenue veuve. Elle eut beaucoup de problèmes à cause de son incroyable beauté. Nombreux sont ceux qui tentèrent de l'enlever. A Rome, elle apprend la mort de son époux. Après la mort de sa mère, elle retourne en Suède pour l'enterrer. Elle retourna qu'une fois à Rome pour obtenir la reconnaissance des brigittines et la canonisation de sa mère.



 

[ Retour à l'Annuaire ]




Qui sommes nous ? - Contact - Protection des données personnelles

Copyright 2002 / 2019 Aquadesign.be® Tous droits réservés, propriété exclusive de la SPRL Webbies