Qui n'a pas entendu parler des célèbres maximes de la Rochefoucauld ? Cet écrivain moraliste est né le 15 septembre 1613 à
Paris devenant Prince de Marcillac, François VI, duc de la Rochefoucauld. Il rejoint très vite l'armée, à l'âge de 16 ans et se fait remarquer lors de campagnes militaires pour son courage. Il rencontre Marie de Rohan (future duchesse de Chevreuse), une intrigante politique très habile, nommée surintendante d'Anne Autriche. La Rochefoucauld rencontre la reine qui l'attache à son service, mettant au point quelques cabales contre Richelieu : il est d'ailleurs embastillé pendant une semaine. À la mort de
Richelieu, il
revient en grâce et agit pour réconcilier la Reine et Condé afin de s'opposer à Gaston d'Orléans. Mais un autre
cardinal Mazarin, monte en puissance. La Rochefoucauld rejoint alors le camp des Frondeurs avec sa jolie maîtresse la duchesse de Longueville vers 1645. Il se bat bravement et est même blessé à plusieurs reprises. Lors de la seconde Fronde, La Rochefoucauld qu'on appelle aussi Marcillac suit Condé. À la mort de son père, il tente de persuader quelques nobles de le suivre et se bat vaillamment malgré plusieurs blessures dont une grave à la tête qui l'oblige à se reposer une année entière. À la fin de la Fronde, La Rochefoucauld se retrouve épuisé, sans fortune, lâché par les politiques importants. Il ne reprend de la vigueur qu'après la
mort de Mazarin et retourne enfin à la Cour. Pendant toutes ces années de solitude, il avait écrit ses mémoires. Dorénavant, à la Cour et dans les Salons, il s'applique à rédiger ses sentences et maximes. Pourtant, ses Mémoires publiées en 1662 le fâchent avec quelques amis. Trois ans plus tard, c'est la sortie des Maximes et c'est à cette occasion qu'il est enfin reconnu comme un très grand homme de lettres. Il se lie alors d'amitié avec Madame de La Fayette et la fin de sa vie est relatée par Madame de Sévigné qui fait état de la maladie de La Rochefoucauld :
la goutte. Il décède le 17 mars 1680. Écrivain éminemment reconnu désormais, il laissera à son fils, le prince de Marcillac, des titres et honneurs ainsi qu'une position supérieure à la Cour. Dénonçant les apparences de la vertu, ses Maximes sont considérées comme un tournant dans la littérature qui rompt ainsi avec les grands héros de
Corneille ou de
Racine. Ses 700 maximes paraîtront dans leur totalité en 1817. En voici quelques-unes : « Les hommes ne vivraient pas longtemps en société s'ils n'étaient les dupes les uns des autres. » - « Nous pardonnons aisément à nos amis les défauts qui ne nous regardent pas. » - « Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés. »...
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