En ce vendredi 12 octobre 1492, Christophe Colomb met le pied sur une terre qu'il croit être l'Asie, terre des épices. En fait, il s'agit d'une île des Bahamas. Deux mois et demi de mer auront été nécessaires pour atteindre, par hasard, ce continent dont l'évolution va changer l'histoire du monde. 6 mois avant le départ, Cristobal Colon a tout essayé pour essayer de convaincre les souverains espagnols... Si ! Il pouvait atteindre l'Asie par l'ouest, en naviguant sur l'Océan Atlantique ! Les Espagnols font la moue puis espèrent que Christophe Colomb a raison. Ils lui accordent les fonds pour appareiller et le 3 août 1492, la « Santa Maria » et deux caravelles la « Niña » et la « Pinta » quittent les rives de l'
Andalousie. La plupart des 95 marins sont des bandits à qui l'on a donné une dernière chance. Escale est faite aux
Canaries avant que les trois bâtiments poursuivent leur route, guidés par les alizés, ces vents forts qui poussent vers le large et le sud-ouest. L'équipage est vite inquiet par l'absence de terres en vue. Christophe Colomb calme les angoisses en mentant sur les distances parcourues. Des
algues apparaissent enfin, heureuse promesse d'une terre proche mais tout ceci n'est qu'illusion, comme le voyage d'Ulysse : la mer des Sargasses, à l'est des
Antilles est un miroir
aux alouettes. Christophe Colomb décide de poursuivre la route vers l'ouest et n'en démord pas... Il trouvera l'Asie ! Bientôt l'équipage est à bout de forces et de nerfs, par manque de vivres, d'eau, ou tout simplement d'espoir. Une mutinerie gronde et sourde. Christophe promet de l'argent au premier qui verra la terre : le calme revient dans l'équipage et enfin un cri s'élève dans la nuit du 11 au 12 octobre 1492 à bord de la Pinta : « Tierra » ! Le but est atteint, la terre est en vue ! Ce que Christophe Colomb ne sait pas, c'est qu'il ne s'agit nullement de l'Asie et des Indes mais d'une petite île des
Bahamas appelée aujourd'hui «
San Salvador » (Saint-Sauveur en Espagnol). Lors du débarquement, des hommes et femmes pacifiques et nus les accueillent... Rien à voir avec les Chinois et les Indiens ! Imaginez à l'époque la surprise de ces vaillants marins... ainsi que leur émoi devant tant de charmes ainsi déployés ! Ils s'en donnèrent à coeur joie en transmettant ainsi en Europe à leur retour, une
maladie inconnue qui s'appellera plus tard la
syphilis. Chose donnée, chose rendue, les marins transmirent au Nouveau Monde des
épidémies comme la
rougeole qui vont décimer cette population qui ne demandait rien à personne. Mais Christophe ne veut pas s'arrêter là et veut poursuivre son odyssée. Il atteint alors
Cuba et tout entêté qu'il est, Christophe Colomb croit avoir enfin atteint l'Asie. Un de ses compagnons de route, Martin Alonzo Pinzon, lassé sans doute des exigences du Maître, lui fausse compagnie dans la nuit du 20 au 21 novembre 1492, en engageant
la Pinta vers une autre route. Le 6 décembre, toujours cap maintenu, Christophe arrive avec ses deux bateaux à
Haïti. L'île est en proie à des combats entre Indiens Taïnos et sauvages cannibales des Caraïbes. La « Santa Maria » échouée, n'est plus bonne qu'à construire un fort avec son épave. Ce fort « la Navidad » sera peuplé d'une partie des membres des équipages au nombre de 39 hommes. Ne reste que la Niña pour revenir en Espagne. A nouveau, Christophe a une sorte d'illumation qui lui fait choisir de remonter vers le nord. 3 mois plus tard, le 31 mars, il entre sous les acclamations en
Espagne. Il amène avec lui 7 « Taïnos » ou Indiens qui sont une véritable attraction. Ils seront appelés ainsi car les Espagnols vont longtemps croire que ces indigènes faisaient partie des Indes. Mais que faisaient-ils là ces Indiens au fait ? D'où venaient-ils ? Pourquoi avaient-ils la peau matte et les yeux bridés ? On peut tout juste supposer qu'ils venaient d'Extrême-Orient durant la période glaciaire, ce qui leur a permis de traverser à pied le détroit de Béring (séparation de l'Asie et de l'Amérique). Ils étaient donc à l'origine des premiers Américains peuplant ce continent, soit les Indiens Peaux-Rouges et les Amérindiens. Pour finir, on ne sait pas vraiment si c'est effectivement Christophe Colomb qui a découvert l'Amérique car des traces de passages de Vikings vers 700/800 pourraient prouver le contraire. Tout reste à discuter car les Vikings, marins hors pair, ont laissé des traces jusqu'à
Terre-Neuve mais apparemment ne se sont pas aventuré plus loin ou plus bas (certaines « traces » ont été décelées dans le territoire des
Etats-Unis mais n'ont pas fait long feu au test du Carbone 14). Quoiqu'il en soit,
Christophe Colomb le Gênois a sans nul doute été le premier à affirmer qu'un grand continent existait en dehors de l'
Europe et de l'
Asie, ralliant à la population mondiale ces Amérindiens ou Américains si isolés depuis des millénaires. Les différentes colonisations européennes qui suivirent feront de l'
Amérique et de ses habitants, ce qu'elle est aujourd'hui.
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