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19 septembre 1356 : la défaite de Poitiers relance la guerre de Cent Ans

Le 26 septembre 1350, Jean II est sacré roi de France en compagnie de sa seconde épouse Jeanne d'Auvergne. Le fils de Philippe VI et de Jeanne de Bourgogne arrive au pouvoir alors que la guerre de Cent Ans connaît depuis plusieurs années une trêve à cause de l'épidémie de peste. Dès le début de son règne, Jean II, dit Jean le Bon, mène une vie dispendieuse au milieu d'une cour cosmopolite. Il avait été surnommé ainsi à cause de sa bravoure (bon signifiant brave en ancien français). De plus, il doit faire face à certaines jalousies, dont celle de son gendre, le roi de Navarre, un homme puissant surnommé « Charles le Mauvais » qu'il fait d'ailleurs emprisonner. Profitant de ce conflit, le roi
d'Angleterre Edouard III rompt la trêve résultant de la victoire de Crécy. Profitant de la situation délicate en France entre Jean le Bon et ses vassaux, Edouard, son fils, le Prince de Galles, débarque à Bordeaux en septembre 1355. Celui que l'on surnomme « le Prince Noir » à cause de la couleur de son armure, se lance dans de grandes chevauchées à travers la France. Avec ses troupes, il pille les villages et tue les personnes qui veulent lui résister. Jean II le Bon cherche des fonds pour alimenter une nouvelle guerre mais ce n'est guère facile. En effet, les Bourgeois en ont assez des dépenses fastueuses de la Cour. Cependant, sous la houlette d'Etienne Marcel, un riche drapier qui est aussi le nouveau prévôt des marchands de Paris, les bourgeois acceptent d'accorder au roi quelques dons en échange d'une promesse de réformes. Le roi peut enfin lever une armée pour aller guerroyer contre les Anglais qui ont déjà pris Bordeaux et qui remontent vers la Loire. Le Prince Noir compte à peine sur 7 000 hommes mais l'armée campe solidement sur le plateau de Maupertuis. Du côté des Français, l'on compte 15 000 hommes soit plus du double de combattants. Les chevaliers français lancent l'attaque mais c'est bien vite la déroute et bon nombre d'entre eux sont faits prisonniers. D'autres se replient, abandonnant Jean II le Bon à son triste sort. Mais, fidèle à sa réputation de bravoure, le roi se lance lui-même à la poursuite de son adversaire. Résultat ? Il est fait prisonnier ainsi que son fils, Philippe le Hardi ! Le 19 septembre 1356, le désastre de Poitiers plonge la France dans l'une des plus importantes crises de son histoire. Le roi étant prisonnier à Londres, les états généraux se réunissent et décident de libérer Charles II le Mauvais en espérant qu'il puisse les protéger des ennemis. Mais le félon entre en pourparlers avec les Anglais pour pouvoir s'approprier lui-même quelques terres. Quant aux bourgeois de Paris, ils commencent à imposer leurs volontés au dauphin Charles, un jeune homme sans expérience qui gouverne le pays à la place de son père en attendant son retour... La France est au plus mal et le désastre de Poitiers ne fait que relancer la guerre avec les Anglais, guerre que l'on nommera « la guerre de Cent Ans ».

Contributions de Catherine
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Sainte Emilie

Sainte Emilie connue trois échecs de vie religieuse, c'est ainsi qu'elle rejoint une communauté d'anciennes religieuses et de personnes pieuses au côté de sa grand-mère. Sainte Emilie ouvre une école chez elle mais suite au succès rencontré, elle fonde la congrégation des religieuses de la Sainte Famille.



 

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