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1er décembre 1916 : disparition du père Charles de Foucauld

Pour ceux qui ne le connaissent pas, c'était quand même un drôle de personnage ! Car béatifié récemment le 13 novembre 2005, ce Saint avait été un fieffé libertin et officier de surcroît... Né le 15 septembre 1858 dans une riche famille aristocratique de Strasbourg, ce vicomte est assez indiscipliné, bien que ses ancêtres aient participé aux Croisades... Ses parents meurent, l'un après l'autre, alors qu'il a 5 ans. Le jeune Charles est confié à ses grands-parents maternels. Voulant échapper à la guerre contre la Prusse, ils se réfugient en Suisse puis à Nancy. Il perd la foi à l'âge de 16 ans, obtient son Bac puis est envoyé à Paris dans une école de Jésuites pour préparer l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr. Menant une vie dissolue, il est quand même accepté dans l'école de cavalerie de Saumur. Il hérite de son grand-père en 1878, les revenus sont plus que confortables et Charles Eugène de Foucauld mène une vie de débauché à tel point qu'on le surnomme « lettré fêtard". Après Saumur, d'où il sort bon dernier, il est affecté à Pont-à-Mousson en 1880. Il est ensuite envoyé à Sétif en
Algérie et sa conduite en choque plus d'un, faisant passer sa maîtresse pour sa femme... Bref, il est rayé des cadres de l'armée en 1881 et prend une sorte de retraite à Evian. Il demande ensuite à être réintégré dans son régiment qui se bat en Tunisie. Il passe par le Maroc et rejoint l'Algérie fin 1881. Demandant un congé à l'armée pour voyager, congé qui lui est refusé, il démissionne. Il part donc pour le Maroc, pays très peu connu. Pour se familiariser avec le pays, il étudie l'arabe, l'Islam mais aussi l'hébreu pour passer inaperçu (les Chrétiens étaient interdits par la majorité des tribus non contrôlées par le sultan). Il se déguise en Israélite et parcourt le coeur du Maroc pendant un an (de 1883 à 1884). Charles de Foucauld emmagasine les informations géographiques et ethnologiques pour en faire un ouvrage « Reconnaissance au Maroc », publié en 1888. C'est alors qu'il revient à une vie spirituelle, inspiré par l'Islam. À Alger, il a l'intention d'épouser la fille d'un professeur de géographie mais y renonce, préférant ses voyages solitaires. De retour à Paris, c'est la révélation de sa foi à l'église Saint-Augustin alors qu'il a 28 ans. Il entre ainsi en religion. Après la parution de son livre, il part en pèlerinage à Jérusalem puis vient se recueillir chez les trappistes au Monastère de Notre-Dame-des-Neiges en Ardèche. Il renonce à son poste à la Société de géographie ainsi qu'à son titre d'officier de réserve. Il repart en Syrie et reste 6 ans chez les Trappistes de Cheiklhé. Moine, il s'occupe des champs et de la construction de routes. Il est ordonné prêtre le 2 février 1892. La vie collective des moines ne lui plaît guère et Charles de Foucauld repart en ermite, en Algérie à Staouéli avant de regagner Rome en 1896 où il suit des cours de théologie. Il est dispensé de ses voeux et repart en Palestine à Nazareth où il vit pendant trois ans en ermite dans une petite cabane chez les Clarisses. Il est très pauvre et passe son temps à méditer. Il désire acheter le Mont des Béatitudes mais n'y parvenant pas, revient une nouvelle fois en France pour la préparation de son sacerdoce. Il est ordonné prêtre en octobre 1901 puis décide de s'installer en plein Sahara, dans le massif du Hoggar. Il vit dans une petite cabane de pierre, comme les habitants du village. En 1902, il rachète un esclave et se penche sur le problème de l'esclavage dans une correspondance avec Monseigneur Guérin, préfet apostolique du Sahara. À force de ténacité et de patience, il apprend la langue des Touaregs en essayant de les convertir à la foi chrétienne. Il rédige même un petit catéchisme « L'Evangile présenté aux pauvres nègres du Sahara ». Maîtrisant la langue touareg, il commence la traduction de l'Evangile. Il s'installe finalement à Tamanrasset en août 1905 dans une maison en pierre et fait des allées venues avec Béni Abbès. Les Touaregs commencent à le vénérer. Charles de Foucauld rencontre pourtant lors de cette période des militaires français et défend la cause des Touaregs. Il repart pour le Mont Hoggar et Tamanrasset et entreprend la réalisation d'un dictionnaire touareg-français (ce travail fait encore autorité aujourd'hui). En 1909, sa congrégation est reconnue avec l'approbation des statuts de « l'Union des Frères et Soeurs du Sacré-Coeur ». En 1913, c'est son dernier voyage en France pour voir sa famille et ses amis. Le 1er décembre 1916, Charles de Foucauld est retrouvé assassiné d'un coup de pistolet à Tamanrasset, sans que l'on sache exactement qui était son assassin. Charles de Foucauld repose dans un tombeau à El-Méniaa en Algérie. Son humilité et son ouverture de coeur a été source d'inspiration pour d'autres groupes religieux qui se sont réunis dans une association « la famille spirituelle Charles de Foucauld ». En imitant le Christ dans une vie humble et parlant comme les habitants, Charles de Foucauld aura créé un nouvel apostolat prônant la fraternité entre les hommes mais aussi la liberté d'adhérer ou non à une religion quelle qu'elle soit.

Contributions de Catherine
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Sainte Eloi

Saint Eloi était un évêque gallo-romain, originaire du limousin. Il provenait d’une famille de riches paysans et devint apprenti dans un atelier où l’on frappait les pièces de monnaie royales. Il distribuait une partie de la recette familiale aux pauvres et possédait de nombreuses qualités comme l’honnêteté. On raconte qu’il aurait fabriqué un trône pour le roi Clotaire II comme celui-ci lui avait demandé et qu’il aurait coulé un deuxième trône afin de ne pas garder l’or restant pour lui. C’est ainsi qu’il gagna la confiance du roi qui l’invita à devenir orfèvre royal à Paris. Il rachetait des esclaves lorsqu’il descendit habiter Marseille où il était monétaire. Mais il revint à Paris lorsque le roi Dagobert devint le roi en 629 et orne les tombes des saintes Colombe et Geneviève ; il bâti également les boiseries pour plusieurs certains dont saint Martin, saint Séverin ou encore Saint Germain…. , et même des éléments du monastère Saint-Denis ! Il fait construire l’abbaye de Solignac à Limoges. Il abandonna la cour et devint prêtre lorsque le roi décéda. Il devint alors évêque de Noyon. Il mourut en 660 et une l’Eglise Saint-Eloi, rue des orfèvres à Paris, lui rend hommage.



 

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