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10 novembre 1871 : Henry Morton Stanley découvre le Docteur Livingstone près du lac Tanganyika

Cela faisait déjà cinq ans que le Docteur David Livingstone, le célèbre explorateur d'Afrique, médecin et missionnaire, avait disparu lors d'une expédition qui avait pour but de trouver les sources du Nil. Or, le rédacteur en chef du New York Herald à la recherche du scoop du siècle, envoya un jeune journaliste Henry Morton Stanley afin de retrouver Livingstone. C'est ainsi que le 10 novembre 1871, Stanley (de son vrai nom John Rowlands), après des mois de recherche, arriva à Ujiji, un village planté sur les bords du lac Tanganyika en Tanzanie. Il y découvrit Livingstone, malade et affamé. Ôtant son chapeau, Stanley, âgé d'une trentaine d'années, lui lança cette phrase demeurée célèbre : « Doctor Livingstone, I presume ? ». Plus tard, le journaliste publiera le récit de cette incroyable rencontre sous le titre de « Comment j'ai retrouvé Livingstone ». Ce sera un best-seller. Il faut dire que Livingstone, alors âgé de 58 ans, était très connu dans le monde pour ses découvertes. Dès l'âge de 10 ans, il avait été ouvrier dans
une fabrique de coton mais à force de ténacité, il était devenu médecin et prêtre anglican. Épris de découvertes, il était parti en Afrique afin d'établir des missions dans le désert du Kalahari, nouant des relations très cordiales avec les indigènes. On lui doit la découverte des chutes du Zambèze en 1855 qu'il baptisera en l'honneur de la reine Victoria. Accueilli triomphalement à son retour, il aura une certaine influence en se déclarant contre l'esclavage et sera extrêmement populaire. Après une autre expédition en 1858 qui se révéla un échec, Livingstone repartit dix ans plus tard afin de trouver les « fontaines d'Hérodote », soit l'origine du Nil qui selon lui se situait sur le lac Tanganyika. Mais, abandonné par sa petite équipe et de surcroît malade, Livingstone échoua dans le petit village de Ujiji où les aborigènes s'occupèrent de lui. C'est donc là que Stanley le retrouva mais celui-ci n'était rien d'autre qu'un opportuniste sans scrupules, tout le contraire de Livingstone qui avait voué sa vie à défendre les Africains. Fatigué et prématurément vieilli, il l'accompagna un moment avant de refuser de le suivre pour regagner l'Angleterre. Livingstone resta en Afrique où il mourut dans la région du lac Bangwelo dans l'actuelle Zambie le 1er mai 1873 d'une dysenterie : il avait alors 60 ans. Il était toujours en quête des sources du Nil... Ses amis de voyage, Chuma et Susi enterrèrent son coeur au pied d'un arbre tandis que son corps fut rapatrié par une expédition ainsi que ses carnets de voyage. Son corps fut inhumé avec des funérailles nationales dans l'abbaye de Westminster. C'est ainsi que la ville de Livingstone lui doit son nom en Zambie près des Chutes Victoria. Quant à Stanley, après avoir publié son best-seller, il reprit ses explorations en Afrique équatoriale lors d'une grande expédition comportant près de 230 personnes. Il navigua sur le lac Victoria, découvrit le lac Albert en 1876 et explora le lac Tanganyika. Il traversa le Congo et descendit le fleuve tout en combattant les tribus africaines. Stanley dut lutter contre des rapides entre le Pool Malebo et Matadi sur le Congo inférieur et leur donna le nom de « chutes Livingstone » bien que le missionnaire n'alla jamais dans cette région du continent africain. Le journaliste explorateur parvint finalement à force de volonté et de courage à rejoindre la côte atlantique. L'exploit fut salué par tous. En 1878, il se mit au service du roi Léopold II de Belgique pour créer un état sur le bassin du Congo. Il y installa des comptoirs commerciaux et le village de Kintambo s'appela désormais Léopoldville, devenant la capitale de l'Etat indépendant du Congo (l'actuelle République Démocratique du Congo). Après une ultime expédition en 1890, il fut élu à la Chambre des communes en Angleterre en charge des affaires coloniales et internationales. Il mourut le 10 mai 1904 et ses archives sont actuellement un trésor historique conservé au Musée royal de l'Afrique centrale de Tervuren en Belgique.

Contributions de Catherine
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Saint Léon

Saint Léon le Grand fut le 45ème Pape, de 440 à 461. Malheureusement, il le fut à une période chaotique où l’empire romain était meurtri de toutes parts par les peuples envahisseurs tels que les Francs, les Huns, ou encore les Vandales (Goths)… L’Eglise fut menacée de division ; en effet, les nestoriens pensaient que Jésus-Christ était un vrai homme alors que les monophysites croyaient le contraire et voyaient plutôt Jésus-Christ comme un devin ! Saint Léon sauva Rome en 452 des griffes d’Attila puis, en 455, de l’invasion Vandale ; le Pape Saint Léon était un réel soutien pour son peuple qui l’aimait !



 

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