Après la chute de la
monarchie, Maximilien de Robespierre est une nouvelle fois élu député. Il entre à la Convention le 20 septembre 1792. Idéaliste, il se signale par son intervention le 3 décembre 1792 pour justifier le procès de Louis XVI : « Pour moi, j'abhorre la
peine de mort prodiguée par vos lois ; et je n'ai pour Louis ni
amour, ni
haine ; je ne hais que ses forfaits... Je prononce à regret cette fatale vérité... Mais Louis doit mourir parce qu'il faut que la patrie vive... Je demande que la Convention nationale le déclare dès ce moment traître à la
Nation Française, criminel envers l'humanité.. ». Ce sera la première fois que cette expression sera employée, et malheureusement pas la dernière... Les Girondins, craignant
l'escalade de nouvelles violences si le roi est exécuté, s'opposent à Robespierre. Ils s'opposent aussi à l'ouverture d'un procès concernant
Louis XVI. En effet, les ennemis sont repoussés, la
paix est dans le royaume, la démocratie est peu ou proue installée... Robespierre organise alors l'élimination des Girondins. Tous les chefs de la Gironde seront arrêtés et proscrits le 31 mai 1793. Prenant la Révolution à son compte, Robespierre, nommé dès lors « l'Incorruptible » va entrer au Comité de Salut Public le 27 juillet 1793 et organise la Terreur afin de « sauver la
Révolution menacée de l'intérieur comme de l'extérieur ». Après l'exécution de
Danton le 5 avril 1794, Robespierre a les
mains libres. Il relance la Terreur dans un pays devenu pacifique, imposant le culte de l'être suprême tentant ainsi de remplacer le Christianisme. Tout à chacun est arrêté, guillotiné, suspecté, emprisonné. Les députés de la Convention, lassés par une telle situation, ayant peur pour chacun d'entre eux, finissent par s'insurger. Ils décident donc d'arrêter Robespierre et ses proches le 27 juillet 1794 (9 thermidor de l'An II). Son arrestation ne se passe pas sans mal. Robespierre est hué à la tribune de la Convention. Inspiré par on ne sait quoi, il menace les députés, les traite de « fripons » sans donner aucun nom. Ses ennemis ont peur mais, malgré la toute puissance de Robespierre, un député se lance à la tribune et l'accuse officiellement. Il s'agit de Cambon. Robespierre est arrêté mais il est délivré par quelques amis de la garde nationale. Il se rend à l'
hôtel de ville où les troupes donnent l'assaut. Capturé, il est guillotiné comme il en aura fait guillotiné tant d'autres, sans autre forme de procès, avec ses partisans le 28 juillet 1794, soit le lendemain de son arrestation. L'accompagneront dans la
mort Saint-Just, Couthon, le frère de Robespierre et une vingtaine de partisans. Le 29, près de 80 partisans de Robespierre sont guillotinés à leur tour. Marqué par la Terreur, le « règne dictatorial » de Robespierre entraînera un mythe selon lequel les révolutionnaires doivent faire le
bonheur d'un peuple avec lui, malgré lui ou contre lui. La fin de la terreur et de son meneur
Robespierre vont libérer le
pays des fanatiques. En conséquence, la société va se relâcher dans ses moeurs : la convention Thermidorienne va entraîner l'arrivée des « incroyables » et des « merveilleuses », se pavanant dans des tenues très déshabillées, avant de laisser la place au
Directoire et à
Napoléon.
Auteur : Catherine
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