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13 octobre : exécution de Joachim Murat, maréchal d’Empire et roi de Naples

Napoléon 1er disait de Murat qu'il était le meilleur officier de cavalerie au monde, qu'au combat il était un « césar » mais que, hors de là, il était « presqu'une femme »... Ce qui n'était guère un compliment dans la bouche de l'Empereur des Français... Joachim Murat naît le 25 mars 1767 à Labastide-Fortunière, petite ville près de Cahors dans le Lot, appelée aujourd'hui Labastide-Murat. Fils d'aubergistes, il suit des études publiques et, destiné à prendre l'habit, se rend à Toulouse pour suivre des études de théologie mais est renvoyé du séminaire. Il s'engage alors dans un régiment de cavalerie et arrive peu à peu au grade de maréchal des logis. Remarqué, il rejoint la garde républicaine de Louis XVI. Promu en 1791 sous-lieutenant au 21me régiment de chasseurs à cheval, il fait ses armes lors de la campagne de Champagne et celle des Pyrénées-Occidentales pour défendre la République. Il s'insurge de l'assassinat de Marat et échappe de peu à une exécution ordonnée par le Comité de Salut public de Robespierre. Cependant il perd son grade et nul ne fait plus appel à lui. C'est Bonaparte qui le rappelle pour une mission : lors de l'insurrection de Paris, il doit ramener 40 canons aux Tuileries. Ayant réussi, Murat est nommé chef de brigade. Il continue sa carrière en étant aide de camp de Bonaparte, nommé général en chef de l'armée d'Italie. Remarqué pour sa bravoure, Joachim Murat devient général de brigade et à la fin de la campagne
d'Italie, avec la paix de Leoben, Bonaparte entreprend une expédition en Egypte et s'adjoint Joachim Murat. Cet officier hors pair fait encore des prodiges (il est représenté sur un bas-relief de l'Arc de Triomphe). C'est ainsi qu'en 1799, Murat est nommé général de division. Fidèle parmi les fidèles de Bonaparte, il l'accompagne lors du coup d'état du 18 brumaire, mettant fin au Directoire et à la Révolution. Le Consulat débute, Bonaparte est Premier Consul et Murat, très proche de son idole, épouse la plus jeune soeur de Bonaparte, Caroline. Lors de la bataille de Marengo, Murat s'illustre à nouveau et reçoit le « sabre d'honneur ». En 1801, il commande l'armée et chasse les Napolitains des Etats pontificaux tout en s'emparant de l'île d'Elbe. Revenu en France, Murat est élu sans problème Président du collège électoral du Lot mais aussi gouverneur de Paris. À ce titre, Napoléon le charge d'organiser une commission pour juger le duc d'Enghien. Promu Maréchal d'Empire, prince, Grand-Amiral, Murat est couvert de titres de gloire et s'illustre une nouvelle fois lors de la bataille d'Austerlitz. Il est ainsi nommé par son beau-frère Grand duc de Berg et de Clèves le 15 mars 1806 (entre-temps Napoléon est devenu empereur le 2 décembre 1804). Les combats reprennent contre la Prusse et Murat devient commandant de la cavalerie indépendante. Il se bat ensuite en Pologne en 1807 avant d'entrer en Espagne. Murat espère obtenir la couronne d'Espagne mais devient roi de Naples en 1808 sous le nom de Joachim-Napoléon. Murat s'empare alors de l'île de Capri. L'année suivante, la Sicile tente de se soulever contre Napoléon et Murat vient au secours de son Empereur mais seul, le général Cavaignac a ordre d'y débarquer. Napoléon et Murat sont dès lors un peu en froid. Ce sera de courte durée car l'Empereur fait appel à son fidèle ami lors de la guerre de Russie. Murat est en charge du commandement de la cavalerie de la Grande armée mais aussi de l'escadron sacré, chargé de la garde personnelle de l'Empereur. Après la retraite de Russie, Napoléon charge Murat du commandement en chef le 5 décembre 1812, commandement qui revient au prince Eugène tandis que Murat rentre à Naples... Et c'est là qu'il trahit ! En effet, il suit les conseils de Fouché et de sa femme Caroline Bonaparte, la propre soeur de l'Empereur, et Murat signe un accord avec les Anglais et les Autrichiens. Il s'engage à fournir 30 000 hommes contre le maintien de sa couronne. Il combat donc le Prince Eugène, Napoléon doit abdiquer et doit partir pour l'île d'Elbe. En attendant, les Bourbon refusent de reconnaître la légitimité de Murat sur le trône de Naples. Tout change lorsque Napoléon débarque de l'île d'Elbe. Il rejoint alors l'Empereur, l'assure de sa fidélité, s'empare de Modène et de Florence, mais il est battu à Tolentino. L'insurrection menace dans son royaume de Naples et Murat se retire à Gaëte. Son trône perdu, Mura rejoint Cannes mais Napoléon n'est guère disposé à lui pardonner sa traîtrise. Murat apprend le désastre de Waterloo, il rejoint Toulon et tente d'embarquer pour le Havre sans succès. Sa tête est mise à prix par les ennemis de l'empire. Murat doit se cacher puis s'enfuit en Corse. Entouré de partisans, il pense pouvoir retrouver son trône de Naples mais il tombe dans un piège. En effet, il aurait pu se rendre en Autriche où on l'assurait qu'il aurait la vie sauve contre son abdication mais des agents napolitains le trahissent en lui affirmant qu'il était attendu les bras ouverts à Naples. À Ajaccio, Murat embarque donc avec 250 hommes mais les six navires se dispersent et le commandant de l'expédition, un traître nommé Barbara, mène la barque de Murat à Trieste puis dans le port du Pizzo. Descendu sur la plage avec une trentaine d'hommes, il est fait prisonnier par des paysans tandis que Barbara a levé l'ancre. Il faut dire que La Calabre avait été durement touchée par la répression lors du règne de Joachim Murat. Fait prisonnier, Murat est conduit au fort du Pizzo où il est condamné à mort et fusillé le 13 octobre 1815.

Contributions de Catherine
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Saint Géraud

Géraud était le fils du Seigneur d'Aurillac. Celui-ci l'orienta vers l'Eglise car il était faible. Mais, avec le temps, le physique de Géraud s'améliora. C'est pourquoi le seigneur d'Aurillac voulut apprendre les armes à son fils pour reprendre son domaine. Mais, Géraud restait très religieux. Il dirigea par la suite ses terres en étant un seigneur très juste et clément.



 

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