Les Cathares évoluèrent dans le midi toulousain. Chrétiens, les Cathares s'opposaient au dogme de l'Eglise et aux vies dissolues des prêtres de l'époque. La croisade contre les Albigeois (hérétiques cathares) avait été organisée quelques années auparavant sur l'ordre du Pape et de Saint-Louis pour arriver à un statu quo en 1229 avec la soumission du comte de Toulouse. Durant cette guerre, de nombreux méfaits avaient été commis par les Croisés (viols, meurtres, pillages) et de fait, les chevaliers du Midi nommés « faidits », dépossédés de leurs biens, se rallièrent aux Cathares surnommés « Bonshommes ». Ils se réfugièrent dans de nombreuses forteresses, la plus connue étant celle de Montségur, réputée imprenable. Cette forteresse, édifiée à 1207 m d'altitude en Ariège, avait été renforcée par son Seigneur Raymond de Péreille. L'intérieur de la citadelle était occupé par une
centaine de faidits et leur
famille, à l'extérieur se trouvait un village cathare comptant environ 600 âmes. Après la reddition du comte de
Toulouse, Louis IX laissa les Cathares en paix. Mais, en mai 1242, onze inquisiteurs menés par Guillaume Arnaud, voyageaient dans un village voisin. Il faut savoir que ces derniers n'avaient guère été tendres, c'est le moins que l'on puisse dire, avec les « hérétiques » dans les années précédentes mais aussi avec les chevaliers du midi. Ces derniers arrivèrent à Avignonet et massacrèrent les inquisiteurs. Le pape s'insurgea et exigea d'abattre Montségur et d'éradiquer complètement les Cathares. Saint-Louis envoya 4000 hommes conduits par Hugues des Arcis. Le siège de Montségur va durer dix mois. En effet, la forteresse n'était accessible que par un seul petit chemin et elle était trop haute pour être atteinte par les catapultes. Finalement, le sénéchal de Louis IX, tenta de prendre la citadelle par un endroit pratiquement impossible d'accès la nuit de
Noël 1243, pour prendre les
chevaliers par surprise. Une dizaine de soldats parvinrent à escalader le « Roc de la Tour » avec leurs armes et arrivèrent à un poste avancé à environ 150 m de la citadelle. Ils tuèrent les sentinelles et furent rejoints par des menuisiers qui assemblèrent des catapultes. Les jets de pierres furent lancés et près des hautes murailles, les combats furent terribles. Le Seigneur Raymond de Péreille dut se rendre le 1er mars à Hugues des Arcis qui promit la vie sauve à tous les Cathares qui voudraient se convertir au Catholicisme et de ne procéder à aucun pillage. Un délai de quinze jours fut en outre accordé (peut-être le temps de déménager le fameux trésor des Cathares ?). La réédition de la Citadelle eut lieu le 16 mars 1244. Près de 200 Cathares préférèrent monter sur le bûcher plutôt que de renier leur foi (l'endroit est connu sous le nom de « Prats dels Crémats » : champ des brûlés). Malgré les bonnes promesses, l'Inquisition se débarrassera plus tard des fidèles
Cathares restants dans quelques villages des Pyrénées. C'est la fin définitive de la
croisade des Albigeois et le ralliement de la France d'oc aux Capétiens et à Louis IX qui les enrôlera dans ses croisades.
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