C'était une époque brutale où des envahisseurs illettrés commettaient bien des actes sordides. C'était l'époque de la colonisation britannique, française et dans ce cas précis, espagnole.
Christophe Colomb venait de découvrir le Nouveau Monde et la Vieille
Europe voulait s'en emparer. Francisco Pizarro se voulait aventurier et conquérant ; ce n'était guère plus qu'une brute illettrée qui rêvait de ressembler, de près ou de loin, à son idole Cortès qui avait déjà commis l'exploit de soumettre les Aztèques (actuellement le
Mexique). Francisco Pizarro s'accoquine avec Diego de Almagro pour renifler l'espoir de grandes conquêtes en
Amérique du Sud, sur la côte occidentale plus précisément. Ils quémandent l'aide de Charles Quint, qui, assoiffé de pouvoir, leur offre des oboles pour conquérir l'Empire Inca. Nos deux conquistadors débarquent donc au nord du Pérou avec 183 sbires et 37 chevaux qui avaient eu bien du mal à traverser l'Océan. Tout en progressant dans l'ascension de la cordillère des Andes, Pizarro se renseigne sur le pays et ses richesses. Des mines d'or et d'argent n'attendent que lui, et, quelle aubaine... les têtes pensantes du royaume sont divisées : en effet le roi Atahualpa, fils du Soleil, est en conflit ouvert avec son frère Huas car. Le rusé Pizarro va faire semblant de jouer les médiateurs et, pour faire bonne figure, invite Atahualpa pour une rencontre « amicale » dans la petite cité de Cajamarca. Reste que la rencontre amicale tourne au sordide quand le fils du Soleil est sommé de se convertir à la religion catholique en jurant sur la Bible. Fier et noble, Atahualpa rejette la Bible. Mais tout était joué d'avance... Le chapelain dit ces traîtres mots : « je vous absous » en direction de quelqu'un... Mais de qui ? Car ces mots sont un signe et aussitôt, la charge déferle. Des centaines de cavaliers et de soldats, accompagnés du son du canon, foncent sur les Indiens pacifiques et tuent des milliers d'
Incas. Pizarro fait prisonnier Atahualpa. Une rançon est négociée : les
métaux précieux affluent pour libérer le roi Inca. Mais ce n'est pas encore assez : il faut qu'Atahualpa renie son frère et se fasse baptiser... C'est ce qu'il fait sous la torture et Huas car est exécuté. La suite est plus terrible encore : Pizarro, l'aventurier, la brute inculte, exige un procès (évidemment truqué) contre le fils du Soleil qui est condamné, malgré sa pseudo rédemption, à être brûlé vif tel un hérétique. Sans que l'on sache pourquoi, il fut « seulement » pendu le 29 août 1533. Charles Quint fera mine de protester aux yeux du monde, en condamnant ce crime. Reste qu'un bandit de grand chemin, un voleur, un illettré avait mis fin à une merveilleuse civilisation pacifique... Rien que pour de l'or... Pizarro fondera la capitale Lima du
Pérou et sera assassiné le 26 juin 1541 en ayant amené avec lui, la
variole et la
rougeole qui décimeront tout un peuple.
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