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21 août 1968 : la Tchécoslovaquie est envahie, c’est la fin du « printemps de Prague »

À cette époque, le pays vivait une crise économique profonde ainsi qu'une crise politique. À l'intérieur du parti même, les reproches fusaient contre le Premier Secrétaire Antonin Novotny. L'URSS n'intervint pas et Novotny proposa d'être remplacé par Alexander Dubcek le 5 janvier 1968. Cet homme de 47 ans semblait être à même de redresser la situation mais les manifestations continuant, Novotny dut démissionner également de son poste de Président de la République et fut remplacé par Lutvik Svoboda, âgé de 73 ans. Poussé par le peuple, Dubcek entreprit alors une politique de réformes. La censure fut abolie, les anciens dirigeants furent réhabilités, on admit la tolérance religieuse, l'ancien parti social-démocrate reprit de l'importance, etc... C'est par tactique que Dubcek fit élire Svoboda, un des auteurs du « Coup de Prague », extrêmement fidèle aux théories soviétiques... Le tout était de rassurer Moscou... Durant cette période de libéralisation du pays, Tchèques et Slovaques montraient des signes de volonté d'indépendance et le « socialisme à visage humain » instauré par Dubcek était mal vu en URSS. Les dirigeants du parti russe tentèrent de
mettre la pression sur ceux du parti tchécoslovaque. Ce fut en vain, Dubcek continuait ses réformes, obéissant aux volontés de la population. Il autorisa les voyages à l'étranger et de fait, de nombreux Tchécoslovaques se précipitèrent pour découvrir l'Occident. Il fit nommer Ota Sik, un économiste réformateur, au poste de vice-Premier ministre et au comité central du Parti. Ce dernier établit un rapport accablant sur la situation économique du pays, en accusant ouvertement le système socialiste d'en être responsable. En URSS, cela fit l'effet d'une bombe chez les dirigeants qui avaient également peur de voir se propager cette libéralisation aux pays environnants comme la Pologne et surtout la RDA. C'est alors que « l'opération Danube » fut mise en place. 200 000 soldats et 5 000 chars venant des pays ayant signé le « Pacte de Varsovie » furent envoyés en Tchécoslovaquie. Des parachutistes s'emparèrent de l'aéroport de Prague le 18 août 1968 et les forces de coalition marchèrent sur la ville, envahirent le palais présidentiel et arrêtèrent le Président Svoboda. Les chars soviétiques arrivèrent le 20 août. L'occupation fut réalisée dans le sang. En moins de 24 h, soit le 21 août 1968, c'en était fini du « Printemps de Prague ». Les choses redevinrent « normales » pour les Soviétiques. Toute la direction du parti communiste tchécoslovaque et les principaux dirigeants du pays, Dubcek compris, furent transférés à Moscou. La nouvelle direction du parti condamna l'invasion mais dut signer un texte justifiant l'intervention soviétique. Afin de résoudre le problème de la mise en place d'un nouveau gouvernement, la Tchécoslovaquie fut proclamée République Fédérale avec une province Tchèque et une province Slovaque. Gustav Husak fut nommé Premier Ministre et Dubcek, après avoir été placé au poste de pacotille de Président du Parlement, fut exilé en tant qu'ambassadeur à Ankara. Il fut ensuite mis aux oubliettes en occupant un poste de jardinier dans un jardin public. Pour protester contre l'invasion soviétique, un étudiant, Jan Palach, se fit brûler vif le 16 janvier 1969 afin d'attirer l'attention des bonnes consciences européennes. Car à l'international, ce ne furent que de timides protestations. Le parti communiste italien se désolidarisa du parti russe alors que le parti communiste français ne condamna jamais le retour à la normalisation. L'OTAN condamna sans agir ainsi que les pays européens. Du côté communiste, la Roumanie et la Chine condamnèrent l'invasion tandis que l'Albanie se retirait du Pacte de Varsovie. En URSS, Brejnev durcit encore plus la politique du pays en pourchassant les dissidents. En Tchécoslovaquie, il faudra attendre 20 ans pour le retour de la démocratie.

Contributions de Catherine
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Saint Christophe

Christophe, dont le nom signifie "porte-Christ" est connu comme le protecteur des personnes qui utilisent des moyens de transport. Une légende raconte qu'il aurait aidé Jésus a traversé une rivière agitée.



 

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