On connaît l'histoire de cette jeune fille extraordinaire qui, ayant entendu des voix célestes, a délivré
Orléans en apportant la couronne à Charles VII. Désirant par la suite reconquérir
Paris, elle se heurte aux Anglais et aux Parisiens qui la repoussent le 8 septembre 1429. Blessée et ayant échoué, Jeanne d'Arc est dès lors peu à peu repoussée par le roi qui lui confie la mission d'attraper un brigand : l'échec est humiliant à la Charité-sur-Loire. Puis Compiègne est attaquée par les Bourguignons. Jeanne d'Arc, appelée à l'aide, engage 400 mercenaires sans en parler au roi, et pénètre dans la ville. Mais elle est faite prisonnière
par les Bourguignons le 23 mai 1430 qui la livrent aux Anglais contre 10 000 livres tournois. De surcroît, les Parisiens veulent la faire juger hérétique pour ne pas reconnaître le sacre de Charles VII et se débarrasser des Valois. Le roi ne lève pas le petit doigt pour défendre celle qui s'est tant battue pour son trône... Emmenée à Rouen, Jeanne d'Arc est maintenue captive dans la forteresse de Bouvreuil. Son procès commence dans un tribunal d'Eglise présidé par Pierre Cauchon, l'évêque de
Beauvais et par le frère dominicain Jean Le Maître, un responsable inquisiteur. Des enquêteurs parviennent à Domrémy, lieu de
naissance de la pucelle et détruisent leur rapport beaucoup trop favorable à Jeanne d'Arc. Les reproches qui lui sont faits par les ecclésiastiques sont d'avoir revêtu des habits d'homme, d'avoir eu de fausses visions et d'avoir tenté de se suicider (ce qui est complètement faux puisqu'il s'agissait d'une tentative d'évasion). D'une très grande force de caractère, Jeanne résiste à toutes ces accusations et ne frémit pas quand on lui montre les outils de torture. Elle est condamnée à mort le 21 mai 1431. Ayant un moment de faiblesse, elle flanche avant d'être exécutée dans le cimetière de l'abbatiale de Saint-Ouen à Rouen et se rétracte. Sa condamnation est alors transformée à une peine d'emprisonnement à vie. Quelques jours plus tard, elle s'habille à nouveau en homme et prétend entendre encore des voix. Elle est à nouveau condamnée à
mort. Elle est donc amenée sur la place du Vieux-Marché à
Rouen. Le bûcher est si élevé que le bourreau ne peut étranger la victime comme il était souvent d'usage lors de cette ignoble sentence.
Jeanne d'Arc meurt donc brûlée vive dans d'atroces souffrances. Un des juges sera pris de remords, le roi Charles VII ne bronchera pas. Les historiens, plus tard, glorifieront la jeune bergère soutenue par sa foi qui avait sauvé la dynastie des Valois en changeant le cours de l'
histoire.
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