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25 août 1944 : Paris est libéré !

Depuis le 10 août, les Parisiens et les Résistants s'activent. Paris va être enfin libéré ! Les cheminots, les policiers, les postiers... tout le monde se met peu à peu en grève contre les nazis qui commencent d'ailleurs à plier bagage. En effet, les Alliés ont débarqué en Normandie le 6 juin et tous les Parisiens croient les voir arriver d'un jour à l'autre. Mais depuis le 6 juin, leur progression est lente et d'ailleurs, les Américains préfèrent ne pas perdre de temps et foncer vers l'Allemagne. Eisenhower juge préférable de contourner la ville. Le général Koenig et le général De Gaulle préfèrent aussi que la libération vienne de la capitale elle-même pour prouver que la résistance n'est pas un vain mot et qu'il n'est pas question d'installer une administration alliée à Paris. Les risques sont gros : les Allemands sont encore bien installés et les Parisiens risquent de se diviser entre Gaullistes et Communistes. Dès le 18 août, le colonel Henri Rol-Tanguy, chef des Francs-tireurs et des partisans des Forces Françaises de l'Intérieur, de surcroît communiste, prend les choses en main. La capitale est couverte d'affiches appelant à l'insurrection. Le lendemain, les premiers combats ont lieu. Les 3 000 policiers de la ville rejoignent la
Préfecture de police avec leurs armes. Cependant, De Gaulle pense qu'il est trop tôt car les Alliés ne sont attendus, d'après lui que le 1er septembre et il le fait savoir à Rol-Tanguy. Une trêve est alors négociée grâce à Raoul Nordling, le consul général de Suède. Il intercède auprès du gouverneur de Paris, Von Choltitz pour la libération de prisonniers (dont 1 482 Juifs de Drancy). Malgré la trêve, les combats continuent mais de manière sporadique. Rol-Tanguy tente de faire face à la situation avec beaucoup de difficultés puis, finalement, comme il était opposé à la trêve, il donne l'ordre d'ériger des barricades partout dans la ville. C'est tout ce qu'attend la population, lasse de quatre ans d'occupation. Des pavés sont arrachés, des arbres coupés, on se sert de tout : de meubles, de matelas... Plus de 400 barricades sont dressées. Plusieurs dizaines de milliers de Parisiens s'activent face à 16 000 soldats allemands, aguerris, disposant de chars, de véhicules blindés et d'armes. Von Choltitz, le général qui a rasé Sébastopol, hésite. Certes, il est conscient de la défaite inéluctable de l'Allemagne mais sa famille est à Nuremberg et il peut leur arriver n'importe quoi si Von Choltitz faiblit. Mais d'un autre côté, il veut protéger ses hommes. Il prend donc la décision de faire miner les ponts pour ralentir la progression alliée. Certains édifices sont également minés comme le Palais-Bourbon et le Palais du Luxembourg. Hitler avait-il donné l'ordre de détruire Paris ou est-ce une invention de Von Choltitz pour diminuer sa responsabilité en tant que nazi ? La question reste posée. Cela étant, la situation des insurgés commence à devenir dramatique et le 22 août, le général Leclerc en est informé. De Gaulle et Koenig arrivent à persuader Eisenhower : celui-ci autorise Leclerc à se rendre à Paris avec un détachement français. Leclerc part de Laval en Mayenne avec sa seconde division blindée comportant 15 000 hommes et femmes. Il lui faut parcourir 200 kilomètres et, arrivé à proximité, il contourne la ville par le sud pour éviter le dispositif allemand. Le 24, un avion survolant Paris lance des messages d'encouragement. Le soir même, vers 20 h 30, le capitaine Raymond Dronne est le premier à entrer dans Paris avec 150 hommes (dont 120 vétérans espagnols) et trois chars par la porte d'Italie. Il arrive à l'hôtel de ville afin de résister aux Allemands qui sont encore à Paris. Leclerc arrive enfin avec sa 2e DB le 25 août à 9 h du matin. Les colonnes blindées arrivent par les portes d'Italie, d'Orléans et d'Ivry et doivent se frotter aux Allemands. Leclerc établit son quartier général à la gare Montparnasse où Von Choltitz, fait prisonnier, est amené. Le commandement militaire allemand et ses 200 hommes se rendent à 14 h 30. La capitulation est signée à 15 h 30. Une heure plus tard, De Gaulle arrive et se fait remettre l'acte de capitulation. Il se rend à l'hôtel de ville où il est reçu par le chef de la Résistance, Georges Bidault. C'est alors qu'il lance son célèbre discours « Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré !... » devant une foule enthousiaste, discours retransmis à la radio. Il s'installe ensuite comme Chef du gouvernement provisoire de la République française et le 26 août, c'est le défilé triomphal sur les Champs Elysées qu'il mène en tête, plaçant Leclerc et ses blindés derrière lui. Deux millions de Parisiens acclament leurs libérateurs.

Contributions de Catherine
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Saint Louis

Louis IX était un roi de France au 13ème Siècle. Il est très connu pour sa bonté et sa justice. Il encouragea son royaume à développer de nombreux monuments religieux et des hôpitaux. Il fit tout son possible afin d'apaiser les conflits qu'il y avait à l'époque notamment avec l'Angleterre. Il mourut lors d'un voyage en Terre Sainte.



 

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