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27 novembre 1895 : mort d’Alexandre Dumas fils

Il a été certainement difficile d'être le fils d'un tel père ! Encore aujourd'hui, bon nombre d'entre nous confondons le fils et le père. Résumons déjà : celui qui a écrit « Les Trois Mousquetaires », « Le Comte de Monte-Cristo », « Vingt ans après », « Le Chevalier de Maison Rouge », « La Dame de Monsoreau », « Le Vicomte de Bragelonne », « Le collier de la reine », « La tulipe noire », « Les Mohicans de Paris ».... Ouf ! J'arrête parce que je ne vais pas vous citer les 200 oeuvres qu'il a écrit (seul ou accompagné d'ailleurs)... Celui-là, c'est le père. Mais revenons au fils. Ses débuts dans la vie sont difficiles. Alexandre Dumas fils est un enfant né hors mariage entre Alexandre Dumas et sa voisine Catherine Laure Labay. Ni son père, ni sa mère, ne le reconnaissent. Il est placé en pension mais finalement ses parents le reconnaissent en 1831 alors qu'il a 7 ans, on ne sait pas trop pourquoi d'ailleurs, puisque après l'avoir abandonné, ils se disputent sa garde. Le petit
Alexandre est pourtant confié à son père. Il lui en voudra toute sa vie bien que finalement, il l'admire. Ses oeuvres seront empreintes du thème de la famille et de sa désintégration ainsi que de la place des femmes dans la société. Car lui aussi a une plume et non des moindres ! Il se servira de ses souffrances pour dénoncer une société choquante selon lui. Il a d'ailleurs été qualifié d'auteur à scandale. C'est ainsi que « La Dame aux camélias » partagera le monde des écrivains de l'époque, alors que le jeune Alexandre est soutenu par George Sand. Il sera même dénié par Emile Zola alors que les oeuvres d'Alexandre Dumas fils font mouche chez les auteurs épris de vérité et de réalisme. Car longtemps raillé, « le bâtard » a toujours critiqué son père, sa vie dissolue et mondaine. Il a de même toujours défendu les enfants naturels et les mères célibataires. Qualifié de moraliste par les uns, réaliste par les autres, Alexandre Dumas fils a écrit une dizaine de romans et plus encore de pièces de théâtre. Son chef d'oeuvre « La Dame aux camélias » a même été transposé en musique par Verdi dans « La Traviata ». C'est Victor Hugo himself qui reconnaîtra le talent de l'artiste en le faisant entrer à l'Académie Française en 1874. À savoir qu'il a quand même collaboré avec son père dans deux de ses oeuvres : « La jeunesse de Louis XIV » et « Joseph Balsamo ». Mais on retiendra de lui, outre « la Dame aux camélias », des oeuvres touchantes et autobiographiques comme « Césarine », « La Dame aux perles », « Diane de Lys », « Le fils naturel », « un père prodigue », « l'ami des femmes », « La Princesse de Bagdad »... Alors ? Revanche du fils sur le père ? Autant le premier est connu pour son oeuvre prolifique mais restreinte finalement aux oeuvres pseudo-historiques, autant le second aura pu être le témoin et retranscripteur de talent, de sentiments et de situations vécues. Débauche contre moralisme, imagination contre réalisme, aspect mondain contre aspect psychologique et social... Finalement peut-on lire le fils sans avoir lu le père ? Ou peut-on lire le père sans avoir ce sentiment étrange qu'un fils était abandonné quelque part ? La revanche du fils aura été d'être élu, lui, à l'Académie Française et qu'aujourd'hui “la Dame aux camélias” est une oeuvre aussi connue que “Les Trois Mousquetaires”.

Contributions de Catherine
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Saint Séverin

On ignore beaucoup sur la vie de Saint Séverin. Il était abbé d’Agaune au 5ème siècle et ermite. Sa vie se déroula à Paris, au bord de la Seine, là où se trouve l’Eglise Saint-Séverin actuellement, construite à l’emplacement de sa sépulture. Saint Séverin décéda à Châteaulandon aux environs de 550.



 

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