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7 mars 1932, la mort d’Aristide Briand, un pacifiste visionnaire

Cet homme politique et diplomate est moins célèbre que ceux de son époque pourtant, il a été Président du Conseil et Ministre à de très nombreuses reprises ainsi que Prix Nobel de la paix en 1926 oeuvrant sans relâche à la réconciliation avec l'Allemagne. Né le 28 mars 1862 à Nantes au sein d'une famille bourgeoise, Aristide Briand entama des études d'avocat puis exerça ses fonctions à Pontoise pendant neuf ans jusqu'en 1909. Sa carrière politique débuta en tant que député socialiste en 1902, puis il devint secrétaire général du Parti Socialiste, poste qu'il quitta en 1904. On lui doit la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat qu'il mettra en
application plus tard avec diplomatie pour ne pas heurter le Clergé et la France catholique royaliste en 1905, le conflit des « deux France » durant depuis 25 ans. Nommé en 1906 Ministre de l'Instruction publique socialiste, il se montra hostile au droit de grève pour les fonctionnaires notamment pour les cheminots dont il brisa des grèves, étant ainsi critiqué par ses amis politiques dont Jean Jaurès et Maurice Barrès. Pourtant son éloquence était réputée et il assuma bien ses fonctions de Président du Conseil lors de la bataille de Verdun. 23 fois ministre à différents postes sous la IIIe République, onze fois chef du gouvernement, Aristide Briand se positionna également contre la peine de mort. Mais c'est surtout son action en politique étrangère qui fut remarquable. Il mit en place les accords de Locarno en 1925 qui établissaient un pacte de stabilité entre les différents états européens et fut le coauteur du pacte Briand-Kellog qui stipulait que la guerre était hors la loi. C'est pour ces actions qu'il reçut le Prix Nobel de la paix en même temps que l'Allemand Gustav Stresemann avec qui il établit un projet d'union européenne qu'ils proposèrent à la Société des Nations en 1929. Leur Mémorandum sur l'organisation d'une union européenne ne fut pas retenu. Alexandre Briand quitta donc le socialisme. Il fut attaqué sur tous les fronts, par les socialistes, par les monarchistes. On le traita de traître, de voyou, de menteur, d'ignorant... Pourtant, le peuple rêvant de paix l'acclamait. Aristide Briand doutait pourtant de la possibilité d'une paix et prévoyant, avait constitué quelques réserves d'or pour servir le cas où... Défenseur acharné de la paix, il fut quand même soutenu par d'autres comme Léon Blum ou Edouard Daladier qui signera plus tard les accords de Munich en 1938 entre Hitler, Daladier et Mussolini. Aristide Briand peut être qualifié de rêveur et l'on peut peut-être l'accuser de n'avoir pas senti la menace Hitlérienne même s'il a assisté à la montée du nazisme et du communisme. Décédé le 3 juillet 1932, il n'aura ni assisté à la seconde Guerre mondiale et à ses atrocités ni à l'accomplissement de son rêve avec l'établissement de l'ONU et de l'Union Européenne.

Contributions de Catherine
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Sainte Félicité

Félicité et Perpétue ont été baptisées par l'évêque de Carthage. Félicité était une jeune esclave et Perpétue, une patricienne. Elles furent mises en prison par l'empereur Septime Sévère, qui était contre le christianisme. Après qu'elle est accouchée en prison, Félicité fut livrée aux animaux féroces du cirque romain ainsi que Perpétue. Ces martyres marquèrent l'esprit des spectateurs par leur visage rayonnant et par leur courage.



 

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