Nicolas Copernic (Mikolaj Kopernik) naît le 19 février 1473 en
Pologne à l'époque où ce pays rivalisait de puissance avec les états d'Europe. Il suit des études brillantes à l'université de Cracovie et choisit d'être chanoine à Frauenburg (aujourd'hui Frombork), une petite ville sur la
mer Baltique. Curieux, il parcourt l'
Europe et s'intéresse à tous les domaines de la connaissance. Théologien,
médecin, économiste, mathématicien, astronome, Copernic est un véritable puits de sciences. Cela ne l'empêche pas de s'intéresser aux affaires
politiques de son temps en rédigeant un traité sur la
monnaie par exemple ou en prenant part au conflit contre les Chevaliers Teutoniques. Il se lance finalement dans l'étude du système solaire. Il se penche sur le système géocentrique de Ptolémée, une conception du monde qui place la Terre immobile au centre de l'univers ce qui est l'idée communément répandue à l'époque. D'après cette théorie, c'étaient le soleil et les planètes qui tournaient autour de la Terre. En étudiant de près le système de Ptolémée (astronome grec au IIe siècle), Nicolas Copernic découvre certaines incohérences. Il en conclut que c'est la
Terre et les autres planètes qui tournent autour du Soleil et non l'inverse. Il est ainsi en complète contradiction avec les théories de l'Eglise qui situe l'Homme et
la Terre au centre de l'univers. Copernic n'affiche pas ses convictions par peur des représailles de l'Eglise catholique ainsi que celles de Wittenberg, centre du luthérianisme en pleine ascension. Il préfère attendre la fin de sa vie pour publier ses travaux en latin, langue internationale de la
Renaissance. Ainsi son traité paraît : « De revolutionibus orbium coelestium libri sex » (Des révolutions des corps célestes). Il dédicace son ouvrage au Pape Paul III en revendiquant le droit à la liberté d'expression. Il y expose sa conception d'un univers héliocentrique, organisé autour du
soleil. Bien qu'ayant quelques lacunes scientifiques, sa théorie semble évidente.
Nicolas Copernic décède le 24 mai 1543 à Frauenburg. Sa thèse va libérer les
savants des préjugés théologiques qu'ils n'osaient jusqu'alors dépasser. Les théologiens, quant à eux, feront peut-être plus attention à ne pas interpréter les textes sacrés de manière trop littérale. Quoi qu'il en soit, la
science, grâce à Copernic, va peu à peu s'émanciper de la théologie et de la foi, chacune prenant des chemins distincts dorénavant. Avec Copernic, l'image du monde et sa représentation sera complètement bouleversée.
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