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16 février 1899 : décès du Président de la République, Félix Faure, dans les bras de sa maîtresse

Eh oui, ça ne se voit qu'au cinéma ce genre d'histoire ? Que nenni ! Félix Faure était un Président de la troisième République (17 janvier 1895 – 16 février 1899). Né le 30 janvier 1841 à Paris, Félix Faure était un industriel du Havre qui avait été élu au Conseil municipal de sa ville en 1870 avant de la représenter en tant que député républicain de 1881 à 1895. Durant cette période, il va assumer quelques fonctions gouvernementales en tant que sous-secrétaire d'Etat au commerce et aux colonies, sous-secrétaire d'Etat à la marine puis Ministre de la marine. La démission de Jean-Casimir Perier va le propulser sous les honneurs car finalement, il n'était dérangeant pour aucun parti. En effet, son prédécesseur faisait partie des Républicains de gauche, lié pourtant à la famille d'Orléans qui avait été
un Ministre des Affaires étrangères assez « encombrant », multipliant les éclats, démissionnant, étant réélu, bref... La politique était assez mouvementée à cette époque. Perier fut élu Président par le Parlement le 24 juin 1894 puis démissionna 6 mois après se plaignant de ne pas être écouté par ses ministres, notamment en ce qui concernait les Affaires étrangères. Félix Faure, moins trublion, prit sa succession le 17 janvier 1895. Deux ans plus tard, il rencontra Marguerite Steinheil, épouse d'un peintre officiel. Il fréquenta alors assidûment « le Vert Logis », la demeure du couple et Marguerite devint sa maîtresse. Elle le rejoignait très souvent au « salon bleu » de l'Elysée. Le 16 février 1899, le Président Félix Faure, qui était assez bel homme, attendait avec impatience son amie en fin d'après-midi. Quelques instants passèrent quand les domestiques furent attirés par des coups de sonnette fébriles. Félix Faure, âgé de 58 ans, semblait être très mal, allongé sur son divan tandis que la belle se rajustait prestement en bafouillant. Le Président mourut quelques heures plus tard... La petite histoire raconte que le curé quémandé aurait demandé à un domestique : « le Président a-t-il toujours sa connaissance ? » Ce à quoi on lui répondit : « Non, Monsieur le Curé, on l'a fait sortir par la petite porte »... Les contemporains de Félix Faure le surnommaient « Président Soleil » en se moquant de lui, à cause de son goût du faste. D'ailleurs Clemenceau aurait dit de lui « Il voulait être César, il ne fut que Pompée » ou encore « Félix Faure est retourné au néant, il a dû se sentir chez lui ». En effet, ce Président n'a rien accompli d'extraordinaire sauf de s'opposer à la révision du Procès d'Alfred Dreyfus, d'ailleurs le fameux « J'Accuse...! » de Zola s'adresse au Président de la République Félix Faure. Le Parlement élira son successeur Emile Loubet, un dreyfusard convaincu qui sera accueilli par quelques cris « Elu des Juifs ! ». Pourtant, c'est au cours du mandat d'Emile Loubet, que Dreyfus sera acquitté et que l'on promulguera la loi sur les associations (loi 1901) ainsi que la loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat. Personne ne regrettera beaucoup Felix Faure qui de plus, aura cédé le Soudan aux Anglais. Quant à Marguerite Steinheil, on ne sait pas ce qu'elle devint mais cette histoire fut l'objet de multiples railleries et la pauvre femme fut longtemps surnommée « la Pompe Funèbre ».

Contributions de Catherine
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Sainte Julienne

Sainte Julienne de Nicomédie a consacré sa vie à Dieu au 3ème siècle. Elle vécut en Asie Mineure. Elle subit le martyr d’abord par ses propres parents et ensuite par Eleusius, son marie et aussi préfet de la ville. Néanmoins, à chaque fois, que son mari lui infligeait des supplices (flagellation, jetée dans un four, jetée dans de l’eau bouillante…). Sainte Julienne s’en sortait, par miracle, intacte. On finit par la tuer en lui tranchant la tête.



 

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