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19 novembre 1703 : la mort du Masque de Fer

Voilà bien une énigme historique ! Emprisonné pendant 24 ans sous la surveillance exclusive de Monsieur de Saint-Mars un mousquetaire, s'éteignait à la Bastille un homme âgé de 45 ans environ. Son visage était caché par un masque de velours noir, personne ne pouvait le reconnaître car personne ne l'avait jamais vu. Qui était-il donc ? Toutes les hypothèses furent émises, la plus sensationnelle étant qu'il s'agissait du frère jumeau de Louis XIV, c'est tout au moins ce qu'a prétendu Voltaire puis Alexandre Dumas dans son roman « Le Vicomte de Bragelonne ». Mais, avant d'émettre des supputations gratuites, voyons donc les faits historiquement reconnus. On ne sait d'où Voltaire a tiré ses sources, toujours est-il qu'il a lancé le mystère de l'homme au Masque de fer dans son ouvrage « Le Siècle de Louis XIV ». On sait par contre, qu'un registre d'écrou signé d'un lieutenant de La Bastille fait état d'un prisonnier inconnu, mort le 19 novembre 1703. Ce prisonnier était masqué et venait des Iles Sainte-Marguerite en compagnie de Monsieur de Saint-Mars, un fidèle du ministre de Louis XIV, Louvois, îles dans lesquelles il était
maintenu en captivité. Dès le lendemain de sa mort, soit le mardi 20, le prisonnier a été enterré à 16 h dans le cimetière Saint-Paul. Pourquoi une telle précipitation ? Nul ne sait... Sur le registre mortuaire, le nom indiqué était M. de Marchiel et quelqu'un aurait payé pour l'enterrement. Un prêtre, le Père Griffet, a ajouté des détails en 1769, détails qui lui ont été relatés par les soldats de La Bastille. Le prisonnier était bien masqué et dès sa mort, tout ce qui le touchait de près ou de loin avait été brûlé (linge, literie) et les murs de sa chambre avaient été repeints, les vitres changées pour faire disparaître toute trace de son passage. De même, seul Monsieur de Saint-Mars aura pu l'approcher et un seul domestique aura pu le servir : Monsieur de Rosargues. On sait aussi que cet étrange prisonnier avait d'abord fréquenté tous les lieux d'affectation de Monsieur de Saint-Mars (forteresse de Pignerol, Exilles, île Sainte-Marguerite). Dès 1681, on a des traces du Prisonnier dans une lettre de Louvois à Saint-Mars, lettre par laquelle le Ministre confie le prisonnier entre les mains de Saint-Mars ainsi qu'un autre prisonnier d'ailleurs. Des aménagements spéciaux seront effectués pour les deux prisonniers. Ils devaient donc être de bonne lignée. Le premier décèdera vers 1687. Le survivant sera conduit à Sainte-Marguerite le 30 avril 1687, bien caché pour que personne ne puisse le reconnaître. Il aura droit à bien des égards avec une cellule donnant sur la mer. Les ordres étaient stricts : aucune correspondance ne lui était permise et il fallait que l'étrange prisonnier fut gardé de près mais avec respect sans aucun contact avec qui que ce soit, tant visuel qu'auditif. De même, il était interdit à Saint-Mars d'écouter quoi que ce soit de ce que le Prisonnier aurait à lui dire. Plus curieux encore, à la mort de Louvois, le fils de ce dernier confirme toutes les instructions données par son père. De même, la garde de Saint-Mars était tellement rapprochée que lors de transfert d'une prison à une autre, il dormait dans le même lit que le prisonnier et lors des repas en auberge, des pistolets étaient pointés sur lui. On sait juste que l'homme était grand et qu'il avait des cheveux blancs. Toutes les interprétations furent dès lors possible tant le mystère était épais. Le frère jumeau de Louis XIV qui aurait été l'aîné – le frère jumeau qui aurait été le second pour éviter toute contestation au trône de Louis XIV – le fils bâtard d'Anne d'Autriche (mère de Louis XIV) et du Duc de Buckingham ou de Mazarin – le duc de Beaufort (personnage important lors de la Fronde) – le fils illégitime de Charles d'Angleterre, James de la Cloche – le fils illégitime de Cromwell – Molière – Henri II de Guise qui rivalisait de splendeur avec Louis XIVNicolas Fouquet, le surintendant de Louis XIV au courant de bon nombre de secrets – Le général de Bulonde qui avait refusé d'obéir aux ordres du roi en levant le siège de la bataille de Coni – Le compte Mattioli, duc de Mantoue, emprisonné sur ordre de Louis XIV car Mattioli avait ridiculisé le roi – Eustache Danger, gardien de Fouquet et de Lauzin... Personne n'en sait rien et les historiens se perdent en conjectures. Reste que le Masque de Fer a bel et bien existé et qu'il fallait que la raison d'Etat soit bien sérieuse pour prendre toutes ces précautions quant à son identité...

Contributions de Catherine
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Saint Tanguy

On ignore quand a vécu Saint Tanguy ; seule la légende parle pour lui. Il était célèbre en Bretagne et de nombreuses statues ont été érigées à son effigie. On raconte qu’il était le fils du seigneur de Tremazan ; ce dernier aurait abandonné sa soeur pour aller à la cour. La légende dit que sa sœur aurait déshonoré la famille et que Saint Tanguy lui aurait alors tranché la tête. Il paraîtrait que la morte aurait ramassé sa tête et demandé à être bénie. En voyant cela, Saint Tanguy serait devenu religieux pour l’évêque Saint Pol de Léon, et construit son monastère.



 

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