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30 décembre 1944 : mort de Romain Rolland, Prix Nobel de littérature

Grand admirateur de Léon Tolstoï, ami de Richard Strauss, passionné de musique et d'art (Michel-Ange, Lulli, Beethoven) et d'histoire, Romain Rolland était aussi un humaniste et un pacifiste, épris de justice sociale et fasciné par la nouvelle Union soviétique. Romain Rolland naît à Clamecy dans la Nièvre le 29 janvier 1866 dans une famille bourgeoise de notaires. Il est très vite attiré par la littérature et l'écriture et il est reçu à l'Ecole normale supérieure en 1886. Intéressé par la philosophie, il renonce cependant à passer son agrégation pour ne pas obéir à une idéologie quelle qu'elle soit. Il se tourne alors vers l'histoire et est reçu à l'agrégation d'histoire trois ans plus tard. Il devient professeur d'histoire dans les lycées prestigieux Henri IV et Louis-le-Grand. Il se rend
ensuite à Rome et durant deux ans, de 1889 à 1891, il est membre de l'Ecole française de Rome où il rencontre Malwida von Meysenbug, une ancienne amie de Nietzche et de Wagner. Il admire aussi les chefs d'oeuvre artistiques italiens. De retour à Paris, il obtient son doctorat de lettres en 1895 avec une thèse portant sur l'histoire de l'opéra en Europe. Il devient professeur d'histoire de la musique à la faculté des lettres de Paris et professeur d'histoire de l'art à l'Ecole normale supérieure. Ayant commencé ses écrits, il quitte l'enseignement qui ne l'enchante guère en 1912 et publie notamment « Colas Breugnon » en 1919, un récit bourguignon mettant en scène ses ancêtres. Parallèlement, Romain Rolland entreprend une correspondance avec Sigmund Freud (il le rencontre à Vienne en 1924). Au début de la Première Guerre mondiale, Romain Rolland est en Suisse. Il s'engage alors dans la Croix-Rouge tout en s'opposant dans des pamphlets à la guerre et en fustigeant les belligérants. Il fait ainsi publier des articles dans le Journal de Genève comme « au-dessus de la mêlée » se plaçant au-dessus des considérations politiques de l'époque en prônant la paix ce qui est considéré en France comme une traîtrise. Pourtant, au fur et à mesure, ses articles sont traduits dans plusieurs langues et il récolte ainsi le Prix Nobel de littérature en 1916 pour son premier roman « Jean-Christophe ». Il devient dès lors une figure emblématique du pacifisme international. Lénine lui propose alors de venir en Russie en pleine révolution mais Romain Rolland refuse, se plaçant toujours « au-dessus des partis ». En 1924, il publie un livre sur Gandhi qu'il rencontre en 1931. Son livre fera connaître Gandhi dans toute l'Europe. Il s'installe ensuite près du lac Léman mais voyage beaucoup lors de manifestations artistiques. En 1935, il part pour Moscou à l'invitation de Gorki pour rencontrer Staline afin de lui faire part des courants de pensée européens et fonde le mouvement pacifiste Amsterdam-Pleyel en lutte contre la guerre et le fascisme, mouvement organisé par le Parti communiste français. Il s'établit par la suite en France, à Vézelay dans le département de l'Yonne et durant l'occupation, Romain Rolland reste étrangement silencieux et seul. Il y termine ses mémoires et écrit « Péguy » en 1944, synthèse de souvenirs personnels et de réflexions sur la vie, la religion et le socialisme. Il y décède le 30 décembre 1944 en laissant une oeuvre impressionnante empreinte de philosophie, d'idéalisme et de paix, pour partie consacrée à la musique, son oeuvre principale étant « Jean-Christophe » écrit de 1904 à 1912, un cycle de dix volumes répartis en trois séries.

Contributions de Catherine
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Saint Roger

On ne sait pas grand-chose sur la vie de Saint Roger. Il serait né aux alentours de 1060 à Cannes, en Italie. Il était évêque et mourut en 1138. On raconte que les habitants de la ville de Bartella emportèrent son corps en même temps que d’autres objets religieux dans la cathédrale de Cannes, et canonisèrent sa dépouille. Le Pape Innocent V obligea les pilleurs à tout rendre, en 1276, sauf le cadavre de Saint Roger, qui demeure toujours à l’Eglise de San Ruggiero, où il est vénéré.


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