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4 mars 1193, la mort du sultan Saladin, la fin du rêve d’une grande nation arabo-musulmane

Nommé vizir de l'Egypte à la mort de son oncle en 1169, Saladin entre à Damas en Syrie le 25 novembre 1174 afin de réunir les deux pays sous une seule et même patrie arabo-musulmane. En Egypte, il avait déjà fait asseoir son autorité grâce à l'armée et fait venir sa famille de Syrie, plaçant ses membres aux postes clé de l'Etat égyptien. Il réussit à repousser une attaque des Croisés de Palestine ainsi que des Byzantins à Damiette aux bords du Nil. Influencé par les officiers syriens, il commence une répression contre les Juifs et les Chrétiens : impôts, interdiction
de port d'arme, vêtements reconnaissables... A l'époque se livre une tension fratricide entre Sunnites et Chiites et Salomon prend parti pour le calife Sunnite de Bagdad. Saladin se fait nommer ensuite sultan en septembre 1171. Par un concours de circonstances, ses ennemis meurent les uns après les autres comme Nour el-Dîn à Damas et le roi de Jérusalem, Amaury 1er ce qui affaiblit le pouvoir des Croisés en Palestine. Saladin envahit donc la Syrie et s'empare également des principautés turques de l'Irak (appelé anciennement Mésopotamie). Son goût du pouvoir est un peu mis à mal par les Croisés francs de Palestine conduits par Renaud de Châtillon. Saladin va gagner la bataille de Hattîn pour reconquérir Jérusalem en 1187. Ancré dans ses convictions musulmanes, il va rétablir le djihad (guerre sainte contre l'infidèle). Le personnage de Saladin est assez paradoxal. En effet, certains témoignages rapportent qu'il aurait racheté un nourrisson lors de la prise d'Acre, pour le remettre à sa mère. Pourtant, il était aussi capable de cruautés gratuites, assistant sans mot dire au massacre des Templiers et des Hospitaliers notamment à Hattîn. De même, intolérant envers les Juifs et les Chrétiens, il avait comme conseiller un savant Juif nommé Maimonide... C'est ainsi que l'image de Salomon en tant que pieux chevalier serait quelque peu surfaite. Lorsque Salomon décède le 4 mars 1193, c'est son frère Mélik el-Adil qui lui succède. Le jeune roi est l'ami de Richard Coeur de Lion et les deux rois envisagent de fonder ensemble un immense royaume mais les Croisés vont occuper Damiette et menacent l'Egypte. Le sultan Mélik el-Adil en meurt de chagrin en 1218. Ses deux fils se partagent son royaume, séparant définitivement l'Egypte de la Syrie en mettant fin au rêve de Saladin d'un grand royaume arabo-musulman. Beaucoup plus tard, le nom de Saladin sera à nouveau exalté notamment par le Président Nasser qui tenta au XXe siècle le rapprochement de l'Egypte et de la Syrie pour fonder une seule et même nation... Ce fut en vain et le djihad, relancé par Saladin alors que la guerre sainte était aux oubliettes depuis longtemps, allait reprendre de plus belle, Saladin devenant une sorte de modèle pour les nationalistes arabes et les propagandistes contre Israël et l'Occident.

Contributions de Catherine
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Saint Casimir

Saint Casimir était le deuxième fils d'une la grande famille de treize enfant du roi de Pologne. Son père lui demande de faire la guerre pour avoir la couronne. Celui refusa ce bain de sang. En l'absence de son père, il dirigea la Pologne. Il commanda son pays avec conscience et justice. Il aida les pauvre tout au long de sa vie. Son règne restera dans la mémoire des polonais.



 

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