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20 octobre 1854 : naissance d’Arthur Rimbaud

Le 20 octobre 1854, naît à Charleville, dans les Ardennes, un des plus grands poètes français, Jean Nicolas Arthur Rimbaud (au n° 13, rue Napoléon, aujourd'hui, rue Bérégovoy). Son père, un capitaine en garnison à Mézières, s'unit à une petite paysanne qui lui donne 5 enfants, et finit par abandonner sa famille. Le petit Arthur a 7 ans quand il doit s'installer avec sa mère, son frère et ses trois soeurs, dans un taudis de Charleville. Malgré sa pauvreté, la mère d'Arthur est sévère, empêchant ses enfants de fréquenter les enfants d'ouvriers, allant à l'église tous les dimanches. Arthur Rimbaud est un élève très doué et exceptionnellement précoce, surtout en français et en latin, d'ailleurs il remporte le concours général de latin en 1869 et beaucoup d'autres prix dès l'âge de 15 ans... Une sorte de revanche sur son enfance ? Il devient l'ami de son professeur de rhétorique Georges Izambard, un peu plus âgé que lui, en 1870. Izambard lui prête ses livres et devient une sorte de protecteur pour Arthur Rimbaud qui commence à écrire des poèmes (« Les Etrennes des Orphelins », « Soleil et Chair » et « Ophélie »). Il s'inspire du mouvement « Le Parnasse contemporain » qui est une sorte de réaction
contre le romantisme. Arthur Rimbaud a alors 16 ans mais ne parvient pas à être publié. Il se sent de plus en plus mal à Charleville. En 1870, la révolte de La Commune éclate et Arthur décide de rejoindre Paris pour y devenir journaliste. Poète révolté, il est incarcéré à la prison de Mazas. A sa sortie, il regagne Charleville où sa mère, toujours aussi sévère et qui le fait fuir, l'accueille avec une retentissante paire de claques. Arthur le rêveur se plaît à marcher sans cesse, à se balader partout, tout le temps, comme pour s'enfuir de la triste réalité. (Verlaine le qualifiera de « voyageur toqué »). Il fugue, il boit, regagne Paris, attiré par les émeutes. Il entame en 1871 une correspondance avec Paul Verlaine et s'éloigne du mouvement « Parnasse ». Verlaine le rencontre en septembre 1871 et Arthur lui présente « le Bateau ivre ». Il est logé ici et là, notamment chez Charles Cros, puis chez Verlaine dont la femme supporte mal la situation. Rimbaud devient plus critique envers la société, surtout après la défaite de la France contre la Prusse en 1871 (« Vénus Anadyomène »). Arthur Rimbaud devient de plus en plus cinglant envers les Parnassiens, s'engageant dans une autre voie, celle d'une sorte de dérèglement des sens. Le 7 juillet 1872, il quitte Paris avec Verlaine, affichant ainsi son homosexualité et menant une vie déréglée à Londres puis à Bruxelles. Quelques temps après, un drame se déroule à Bruxelles. En 1873, Verlaine quitte Rimbaud. Paul veut rejoindre sa femme et menace de se tuer avec un revolver si elle refuse. Arthur Rimbaud le rejoint dans sa chambre d'hôtel mais Verlaine, qui est ivre, lui tire dessus, le blessant au poignet. Son amant incarcéré à Mons, Arthur rejoint les Ardennes et écrit « une saison en enfer », sorte de délire poétique mêlant souffrance, déception amoureuse, solitude, haine envers l'Eglise et la société. S'ensuivent « Les Illuminations », expression du désespoir et de l'inutilité de la poésie face à la dure réalité. Après avoir remis son manuscrit à Voltaire, Arthur Rimbaud, âgé de 21 ans, décide de taire sa plume pour toujours, préférant les voyages à la littérature. Il s'aventure dans tous les pays d'Europe, sert comme mercenaire à Sumatra en Indonésie, déserte, repart en Europe, visite l'Afrique (Egypte, Yémen, Ethiopie...). Son errance le mène jusqu'en Abyssinie, à Harar où il pratique toutes sortes de commerces, dont celui des armes. Bien qu'il rencontre un missionnaire, le Père Bernardin, Arthur Rimbaud s'ennuie dans cette vie. Il doit pourtant rentrer en France pour se faire opérer d'une tumeur au genou en 1891. Il est amputé mais la maladie vire à la gangrène. Il meurt à Marseille le 10 novembre 1891, à 37 ans. Son corps est rapatrié à Charleville où il repose aux côtés de sa soeur Isabelle. Le jeune poète révolté, au langage nouveau plein de violence charnelle qui s'était tu à 21 ans, avait cette fois, définitivement largué les amarres.

Contributions de Catherine
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Sainte Adeline

Adeline (Aline, Line) fut la première abbesse du monastère de bénédictines, fondé vers 1100 à Mortain dans la Manche en Normandie. Elle meurt vers 1125 dans son abbaye des « Dames Blanches » et fut béatifiée.



 

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