Si vous avez eu la chance de visiter le
château de Versailles, vous n'aurez certainement pas manqué les superbes plafonds peints de la célèbre galerie des glaces. Ils sont l'oeuvre de Charles Le Brun... Né le 24 février 1619 à Paris, Charles Le Brun, fils de
sculpteur, entre à l'atelier Simon Vouet en 1633 sous la protection du chancelier Séguier. Il part ensuite à
Fontainebleau où il étudie les peintures exposées dans la collection royale de peintures. Dès l'âge de 20 ans, il se fait déjà reconnaître en travaillant sur une commande reçue de
Richelieu lui-même, « Diomède et
Hercule ». Séguier l'envoie ensuite à
Rome en 1643 pour qu'il puisse baigner dans les milieux artistiques de l'époque. Il va y rester trois ans, y étudiant les maîtres classiques et modernes et il rencontre Nicolas Poussin qui deviendra son maître. Revenu à Paris, Le Brun reçoit de plus en plus de commandes, notamment de Fouquet, le surintendant des finances, qui lui confie les sculptures des jardins ainsi que la décoration de son superbe château de Vaux-le-Vicomte. Fouquet est désavoué par
Louis XIV et Le Brun est sollicité par Mazarin afin de faire partie de l'équipe chargée de transformer un modeste pavillon de chasse à Versailles pour en faire le plus grand château de tous les temps. Avec André Le Nôtre pour les jardins et Louis Le Vau pour l'
architecture, Le Brun va s'attaquer à cet immense chantier qui va durer des années. Nommé Premier peintre du roi et anobli, il va aussi endosser la responsabilité de la manufacture royale des Gobelins en 1663 qu'il a contribué à créer, ainsi que le titre de chancelier à vie de l'Académie royale de peinture et de sculpture qu'il a mis sur pied avec son élève Philippe de Champaigne. Devant interrompre la décoration de la galerie d'Apollon au
Louvre, il va se consacrer exclusivement aux
peintures de Versailles avec l'aide de nombreux artistes et artisans. Pendant 14 ans, il va réaliser l'escalier des ambassadeurs (détruit en 1752), les plafonds de la Galerie des Glaces ainsi que les salons de la Guerre et de la Paix. La mort de son protecteur
Colbert en 1683 va cependant tout changer, le roi se tournant davantage vers Mignard, le rival de Le Brun. Créateur de « l'art officiel », il va le rester mais ne peindra plus guère que des toiles d'inspiration religieuse jusqu'à sa mort le 22 février 1690 aux Gobelins. Son corps repose dans l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet dans le Vme arrondissement de
Paris. Plus préoccupé du dessin que de la couleur, Le Brun aura participé à la querelle de l'Académie Royale en 1671. Peintre au service de la monarchie absolue, il fut par la suite méprisé par les peintres romantiques. Pourtant, il est considéré aujourd'hui comme le plus grand peintre du XVIIe siècle.
Contributions de Cathy
>>
Voir tous les articles classiques>>
Envoyer cet article à un ami>>
Ajouter cet article dans vos favoris