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14 novembre 1840 : naissance de Claude Monet, le père de l’Impressionnisme

Né à Paris le 14 novembre 1840, Claude Monet grandit au Havre où son père tenait un commerce. Très jeune, il esquissait des caricatures et finit par peindre en plein air en compagnie d'Eugène Boudin, un peintre connu de la région. Très indépendant et rejetant toute peinture académique, il refusa de suivre une école d'art et finalement rejoignit l'Académie Suisse de Paris où il rencontra Pissaro et Cézanne. Malheureusement il dut faire son service militaire en Algérie mais fut rapatrié en France suite à une grave typhoïde. Monet continua alors de travailler avec Boudin puis avec Jongkind, un paysagiste hollandais, au Havre. Il dira de ce dernier qu'il fut son vrai maître. Finalement, il changea d'avis et accepta d'intégrer l'école des beaux-arts de Paris puis l'atelier du Suisse Charles Gleyre où il rencontra Bazille, Renoir et Sisley. À Paris, il rencontra aussi Emile Zola et Edouard Manet au Café Guerbois, un lieu très fréquenté des intellectuels et artistes parisiens. Dans les années 1870, la France
vivait une grande évolution sociale, économique et culturelle et de nombreux artistes s'installaient en indépendants. Or, il était très difficile d'être exposé à l'époque, le nombre de galeristes n'étant pas aussi important qu'aujourd'hui. C'est ainsi que le lieu d'exposition le plus important était « le Salon de Paris » qui se tenait tous les ans depuis 1863. Certaines oeuvres pouvaient être exposées et un jury, issu de l'Académie des Beaux-Arts, récompensait les meilleurs par des médailles. Pourtant, bien peu d'artistes étaient sélectionnés pour exposer ce qui conduisit à la création parallèle d'un « salon des refusés ». Pour Monet, Renoir, Bazille, Sisley, Cézanne, ces années furent difficiles bien que Monet ait été sélectionné en 1865, car, par la suite, tous se virent refuser l'accès au salon de Paris. Mais peu importait, les jeunes artistes se serrèrent les coudes et quelques-uns traversèrent des années sombres dont Monet, hormis Degas, Caillebotte et Bazille qui avaient une fortune personnelle. Tous ces jeunes artistes peignaient en plein air, que ce soit à Paris ou en Normandie expérimentant les lumières et les couleurs. Travaillant particulièrement avec Renoir à La Grenouillère, un lieu de loisirs, de baignades et de canotages à Bougival, Monet apprit à peindre rapidement avec des petits coups de pinceaux hâtifs cherchant à transmettre ses émotions et surtout ses impressions : l'Impressionnisme était né. Monet épousa ensuite Camille Doncieux en 1870, qui était son modèle et qui lui avait donné un fils trois ans auparavant. On retrouve Camille sur les toiles « Les promeneurs », « Femmes au jardin », « La japonaise » et surtout le célèbre « La femme à l'ombrelle » ainsi que sur beaucoup d'autres. Durant la guerre de 1870 et la Commune, Claude Monet vécut à Londres où il rencontra Paul Durand-Ruel, un marchand d'art qui fit beaucoup pour faire connaître les Impressionnistes. Rentrés à Paris en 1874, Monet et ses amis, face à l'hostilité des milieux artistiques officiels, fondèrent leur propre groupe et exposèrent leurs oeuvres lors de leur propre salon. C'est son oeuvre « Impression, soleil levant » qui donna le nom officiel du mouvement Impressionniste, une revendication de l'art pour le plaisir de l'art. Ainsi, pour la première fois, ce n'était plus vraiment le sujet du tableau qui était important mais les impressions que les artistes ressentaient et qu'ils voulaient transmettre aux spectateurs. La rapidité était donc une condition essentielle de l'exécution afin de laisser transparaître les lumières et les impressions en utilisant de nouveaux procédés picturaux. Dans les années qui suivirent, les Impressionnistes furent de plus en plus connus. Monet créa des chefs-d'oeuvre comme « La Gare Saint-Lazarre » ou encore « Rue Saint-Denis ». Malheureusement ses toiles ne se vendaient pas et il dut s'éloigner à Argenteuil, à Vétheuil, à Poissy ou encore à Giverny jusqu'à sa mort (entre-temps il avait perdu sa femme). C'est finalement à Giverny que Monet fut reconnu à la fin des années 1880 car ses oeuvres commencèrent à attirer l'attention. Il y vivait depuis 1883 avec ses deux fils, sa nouvelle compagne, Alice Hoschedé et ses six enfants. Monet put acheter sa propriété de Giverny en 1890 et épousa Alice deux ans plus tard. Cette période fut prolifique et Monet se consacra à la peinture de paysages notamment de Belle-Ile. Il prit l'habitude de peindre le même sujet, à différentes heures de la journée pour transmettre des lumières distinctes, comme des meules de foin ou la Cathédrale de Rouen. À Giverny, Monet vécut plus de quarante ans et va transformer sa propriété et surtout son jardin qui sera un élément décoratif mais aussi un potager et qui va lui inspirer de nombreux tableaux. Son jardin deviendra bientôt un lieu historique avec de nombreuses espèces. Il y aménagea aussi un jardin d'eau avec l'étang aux nymphéas qu'il reproduisit dans ses dernières oeuvres. Monet décéda le 5 décembre 1926 en laissant une oeuvre considérable (plus de 2 000 oeuvres) et une expression attachée à sa peinture et à son courant : l'Impressionnisme. Sa propriété de Giverny dans le département de l'Eure en Haute-Normandie peut être visitée. De nombreuses toiles de Claude Monet sont exposées un peu partout dans le monde. À noter que dans la nuit du 6 au 7 octobre 2007, sa peinture « Le Pont d'Argenteuil », exposée au musée d'Orsay, fut vandalisée par un groupe de malfrats. Une entaille de 10 centimètres rend sa restauration quasiment impossible !

Contributions de Catherine
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Saint Sidoine

Saint Sidoine, dit également Saint Saëns, vivait au Royaume-Uni à la fin du 7ème Siècle. Un jour, il fut capturé par des pirates. Par la suite, Saint Sidoine fut vendu à des moines qui rachetaient les esclaves. Sidoine fut donc libéré et il devint moine. Il fondit également une abbaye. Bien qu'elle fût détruite par les normands, un village porte toujours son nom dans la région, Saint-Saëns.



 

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