inscription newsletter Inscription newsletter
envoyer la page à un ami | Ajouter aux favoris | Version imprimable | annuaire  

21/10/1680 : naissance de la Comédie-Française

Molière meurt en 1673, laissant une immense oeuvre et une troupe de théâtre (le théâtre Guénégaud) dont la rivale est l'Hôtel de Bourgogne qui évolue plus dans le genre tragique. Louis XIV, qui avait la manie de tout vouloir régenter, impose le regroupement de ces deux troupes par une lettre de cachet signée le 21 octobre 1680. Une nouvelle troupe est fondée, 27 comédiens et comédiennes sont choisis par le roi lui-même pour « rendre les représentations des comédies plus parfaites ». Les saltimbanques qui auparavant n'avaient même pas le droit d'être enterrés de jour, obtiennent un nouveau statut le 5 janvier 1681 en signant un acte d'association qui donnera « les Comédiens Français » ainsi que le versement d'une pension en 1682 et une protection de tutelle. Les Comédiens-Français sont logés rue des Fossés-Saint-Germain. Corneille, Molière, Racine font partie du répertoire et d'autres auteurs viennent le compléter. Louis XIV décède en 1715 et lors de la Régence, les Comédiens italiens commencent à faire de l'ombre aux
Comédiens-Français. D'autres auteurs arrivent comme Marivaux : ce dernier confie quelques rares pièces aux Français (« Annibal », « La Seconde Surprise de l'amour »), préférant le jeu des Italiens. Par contre, Voltaire est énormément joué (« Œdipe », « Zaïre », « Sémiramis »...). Les Comédiens Français deviennent titulaires et, sous Louis XV, prennent des initiatives comme l'établissement de loges ou l'élargissement de la scène. Les représentations évoluent et avec elles, la mise en scène, les décors, les costumes. Les thèmes des pièces de théâtre changent selon les idées de Diderot notamment. Puis arrive Beaumarchais : ses pièces sont d'énormes succès comme « Le Barbier de Séville », « Le Mariage de Figaro », qui seront jouées dans une nouvelle salle inaugurée en 1782 (Odéon). La Comédie Française prend le nom de « Théâtre de la Nation » sous la Révolution. Pendant cette période, les comédiens obtiennent enfin des droits civils et religieux mais la Comédie-Française n'a plus le monopole du répertoire français. Les comédiens échappent de peu à la guillotine en 1793, sauvés in extremis par l'acteur Labussière, membre du Comité de salut public. On accorde ensuite aux Comédiens-Français un nouveau Théâtre, rue Richelieu le 30 mai 1799. Sous l'empire, Napoléon protège la Comédie-Française et la réorganise sous forme de société. Certains comédiens en deviennent donc des sociétaires, terme encore employé aujourd'hui (Talma, Mlles George et Duchesnois). Le romantisme fait son apparition avec Alexandre Dumas, Alfred de Vigny ou encore Victor Hugo (« La bataille d'Hernani »). C'est ensuite le retour de la tragédie classique au XIXe siècle. Une nouvelle fonction est créée, celle d'Administrateur Général, dépendant directement du Ministère de l'Intérieur en 1849 et lors des émeutes de 1870, le théâtre est transformé en ambulance. Les années qui suivirent, virent la consécration de la Comédie-Française avec notamment la grande Sarah Bernhardt. Un système d'abonnements est créé. D'autres auteurs sont introduits au répertoire comme Edmond Rostand, Jules Renard, Georges Courteline. Le théâtre subit un énorme incendie en 1900 mais sera reconstruit. Pendant la seconde guerre mondiale, la troupe de la Comédie-Française interprète des rôles patriotiques. De grands noms font leur apparition (Pierre Dux, Louis Jouvet, Charles Dullin, Jean-Louis Barrault) ainsi que de grands auteurs (Montherlant, Claudel... mais aussi des étrangers : Shakespeare). Depuis, la Comédie-Française a toujours évolué en invitant même des troupes étrangères à se produire sur ses planches. Par ailleurs, d'importants travaux de rénovation ont été entrepris au cours de l'année 1994 dévoilant de véritables trésors (tableaux, sculptures...). C'est en 1995 que la Comédie-Française devient un établissement public sous la tutelle du Ministère de la Culture. Enfin, en 1996, une nouvelle salle est ouverte au Carrousel du Louvre qui couvre une bibliothèque, des salons littéraires... Nul doute que Molière, inspirateur de génie du théâtre français, serait heureux de voir son oeuvre perpétuée de la sorte... Le spectacle continue !

Contributions de Catherine
Votez cet article :  photo - Très bien  photo - Bien  photo - A revoir

>> Voir tous les articles classiques
>> Envoyer cet article à un ami
>> Ajouter cet article dans vos favoris

 


octobre 2006 >>
Di Lu Ma Me Je Ve Sa
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
             

Sainte Céline

Céline a épousé très jeune, Emile, le comte de Laon au Ve siècle. Ils furent très heureux, mêlant amour et communion spirituelle dans la foi chrétienne. Leurs trois enfants devinrent prêtres, dont Rémi dont l’éducation fut confiée aux clercs de l’Eglise Sainte-Marie de Laon et qui devint Saint-Remi, Archevêque de Reims.



 

[ Retour à l'Annuaire ]




Qui sommes nous ? - Contact - Protection des données personnelles

Copyright 2002 / 2019 Aquadesign.be® Tous droits réservés, propriété exclusive de la SPRL Webbies