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15 janvier 1790 : naissance des départements français

Depuis plus de 1000 ans, la confusion régnait en France entre les provinces, les régions, les villes... Bref, plus personne ne savait exactement à quel territoire il appartenait. C'était la confusion la plus totale, la cacophonie si l'on peut dire tant les uns se réclamaient de certains territoires et les autres de certains duchés, comtés, voire baronnies, villes et villages. Bref... C'était le chaos en France. En 1790, l'Assemblée constituante chargée de mettre en place les institutions après la révolution de 1789, veut établir une carte des départements. C'est chose faite le 15 janvier 1790 à Paris et l'Assemblée compte les départements au nombre de 83. Dès l'abord, les députés souhaitent créer des circonscriptions géométriques. C'est en effet plus simple et cela correspondrait à l'image des nouveaux Etats-Unis d'Amérique. Mais voilà, en France, ce
n'est pas si simple et Mirabeau s'oppose avec véhémence à ce découpage complètement arbitraire. En effet, la France, c'est la France avec son histoire, ses régions, ses principautés... Rien à voir avec les Etats-Unis tout neufs ! Mirabeau dira : « Je demande une division qui ne paraisse pas, en quelque sorte, une trop grande nouveauté ; qui, si j'ose le dire, permette de composer avec les préjugés et même avec les erreurs, qui soit également désirée par toutes les provinces et fondée sur des rapports déjà connus. ». Ce qui veut dire, en clair, qu'il était complètement incongru de diviser la France dans des carrés géométriques, sans âme et sans histoire. Les députés de l'Assemblée constituante se mettent d'accord et les nouvelles divisions sont nommées « départements », d'après un vieux mot français datant de François Ier. Les limites, cette fois, respectent les anciennes provinces pour ne pas heurter les habitants. Bretagne et Normandie sont ainsi divisées en cinq départements chacune. La surface d'un département est calculée d'après un trajet effectué à cheval : le chef-lieu de département doit être atteint en une journée de cheval au maximum. Les anciens pays gaulois sont dès lors remis à l'ordre du jour comme si l'occupation romaine n'avait jamais eu lieu. Tous les chefs-lieux ou presque évoquent les anciennes tribus gauloises (Amiens pour les Ambiens, Beauvais pour les Bellovaques, Cahors pour les Cadurques, Nantes pour les Namnètes, Paris pour les Parisii, Poitiers pour les Pictones, Reims pour les Rèmes, Soissons pour les Suessiones, Tarbes pour les Tarbelles, etc.). Finalement, le département représente la racine des peuples de l'histoire de France et il sera en concurrence avec la commune, beaucoup plus liée aux paroisses catholiques. Les Français finalement semblent très attachés à leur département comme à leur histoire, pour preuve le bouleversement que les prochaines plaques minéralogiques va engendrer dans les mentalités...

Contributions de Catherine
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Saint Rémi

La mère de Saint Remi était la célèbre Sainte Céline. Issu d’une famille nombreuse de Laon, Saint Remi se convertit très jeune puisqu’à 22 ans il est déjà évêque, à la ville de Reims, mais également en Belgique jusqu’où s’étendait son archevêché. Il aide les pauvres et porte même influence à Clovis lorsque ce dernier arrive au pouvoir. Le roi se fait baptiser par Saint Remi et Saint Vaast, sous la direction de Sainte Clotilde, la reine.


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