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23 mars 1919 : le fascisme naît en Italie

Après la première guerre mondiale, Mussolini était (oui, c'est difficile à croire), un militant socialiste révolutionnaire d'inspiration léniniste. En effet, il avait rencontré des exilés bolcheviques en Suisse et était finalement séduit par une des théories de Lénine : l'accession au pouvoir est tributaire d'une organisation paramilitaire dans laquelle doivent oeuvrer des révolutionnaires quasi-professionnels. Prenant exemple sur Lénine, Mussolini qui est un grand orateur, essaie d'attirer des élites militaires désireuses de se reconvertir dans le civil. Il tente également de rallier à sa cause des syndicalistes ouvriers et des personnes un peu perdues, qui désirent agir pour leur pays. C'est ainsi que Mussolini organise une grande réunion le 23 mars 1919 à Milan, sur la place San Sepolcro. Il propose une politique fédératrice mi-socialiste, mi-nationaliste. Benito Mussolini crée ainsi les premiers Faisceaux italiens de combat, des groupes paramilitaires nommés « Fasci italiani di combattimento ». S'éloignant finalement de
Lénine et des Bolcheviques, il revendique les territoires promis à l'Italie par le traité de Londres. Rappelons un peu les faits. Il s'agissait d'un traité secret signé le 26 avril 1915 avec l'Angleterre et la France, en guerre contre l'Allemagne et l'Autriche - Hongrie. Malgré l'accord de Triple-Alliance de 1892, l'Italie ne s'était pas immiscée dans cette guerre, les Italiens n'en voulant pas. Pourtant, Mussolini fit des pieds et des mains pour entrer en guerre aux côtés des Français et des Anglais contre l'obtention d'une partie de la côte Adriatique, de territoires turcs et de colonies. Ce traité de Londres, secret, était à l'encontre de tous les principes officiels de la France et de l'Angleterre. Ce traité signé, Mussolini avait tout intérêt à ce que l'Italie entre dans le conflit. Le roi Victor-Emmanuel III déclara donc la guerre à l'Autriche-Hongrie en mai 1915 et à l'Allemagne en 1916. Après quelques défaites contres les Autrichiens, les Italiens remportèrent la victoire de Vittorio Veneto le 28 octobre 1918. Ce fut ensuite l'armistice du 3 novembre pour l'Autriche-Hongrie et du 11 novembre pour l'Allemagne. À l'issue de la guerre, les Italiens sont déçus de ne pas récolter les territoires revendiqués dans le traité de Londres et le 23 mars 1919, Benito Mussolini exige l'application du traité de Londres. Il s'en prend à tout le monde : bolcheviques et capitalistes. Son programme très flou demande l'abolition du Sénat, l'élection d'une Assemblée constituante et la mise en place d'une République laïque. Il est vrai qu'après la guerre, tout n'est que confusion en Italie et Mussolini, opportuniste, adapte son programme au gré des événements. Fin 1919, le mouvement fasciste, c'est ainsi qu'on l'appelle désormais, est minoritaire et ne compte que quelques milliers de membres et aucun élu aux élections législatives de novembre. Benito Mussolini ne fait pas l'unanimité alors que Gabriele d'Annunzio, un poète nationaliste, fait fureur. Alors qu'il était révolutionnaire, socialiste, anticapitaliste, Mussolini change radicalement d'attitude l'année suivante. En effet, des émeutes, grèves, troubles sociaux se multiplient dans le pays. Il vire alors complètement à droite et prend alors parti pour la contre-révolution en créant des milices au sein de son mouvement. Les squadristi se signalent en portant une chemise noire. Ces miliciens armés sillonnent l'Italie et terrorisent les syndicalistes, les grévistes, les socialistes, les communistes. Ce ne sont que bastonnades et assassinats et tout le monde laisse faire : policiers, magistrats, membres du gouvernement. Le grand patronat finit par s'intéresser au mouvement fasciste et lui donne même des subventions. Les membres du parti sont désormais au nombre de 700 000 en 1922 mais les élections ne sont toujours pas favorables aux Fascistes. Mussolini prendra donc le pouvoir par la force et la menace. Le terme « fascistes » sera ensuite appliqué à partir de 1936 et de la guerre d'Espagne, à tous les mouvements totalitaires d'extrême-droite, nationalistes et antidémocratiques.

Contributions de Cathy
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Saint Alphonse Turibe de Mogrovejo

Alphonse était archevêque de Lima, un grand diocèse comme la moitié de la France à l'époque du roi Philippe II. Il aida beaucoup le Pérou, qui après être conquis, était victime de la cupidité des espagnols. En effet, les colons considéraient les péruviens comme des esclaves. Alphonse fit donc trois voyages de sept ans au Pérou afin d'améliorer les conditions de vie des péruviens et de le rendre leur dignité d'hommes. Les textes le qualifient comme quelqu'un de patient, doux, habile et très courageux.



 

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