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12 février 1903 : naissance de Georges Simenon, le plus grand auteur de romans policiers

Maigret, vous connaissez ? Georges Simenon est son père ! Lui, vous le connaissez peut-être moins et pourtant... Quel écrivain ! Né à Liège le 12 février 1903 (il est donc belge), sa vie commence comme l'un de ses romans, de manière mystérieuse. En fait, il serait né un vendredi 13 février mais les superstitions ayant la vie dure, le petit Georges est déclaré né le 12 février. Sa vie ne pouvait commencer sous de meilleurs auspices pour l'auteur de romans policiers le plus doué du monde. Car non seulement il était doué, mais il était vraiment fécond : 192 romans, 158 nouvelles, des articles, des reportages sous son nom sans compter ceux qu'il a signés sous de multiples pseudonymes (176 autres romans, nouvelles, contes, articles...). Simenon, c'est, à lui tout seul, 550 millions d'exemplaires vendus... De quoi faire pâlir d'envie les plus beaux prix Goncourt... Tous les grands écrivains de son époque se sont inclinés devant son génie (même s'il vient à peine d'être reconnu). Citons André Gide parmi tant d'autres : « Simenon est un romancier de génie et le plus romancier que nous ayons dans notre littérature d'aujourd'hui ». Le génie, c'est le mot qui revient dans toutes les bouches et les écrits de ses contemporains. Pourtant, personne dans sa famille n'avait cette plume extraordinaire. Son père était comptable, sa mère, femme au foyer. (À Liège, tout respire Simenon : la rue Léopold où il est né, la rue Pasteur où il a grandi). La famille Simenon n'est pas pauvre, la mère ayant quelque fortune venant de sa famille mais elle est née dans la région du Limbourg, un
plat pays qui n'est pas le mien. Les terres sont humides, brumeuses, parsemées de canaux, de fermes. Cependant, sa généalogie fait déjà apparaître un certain Gabriel Brühl, paysan et criminel faisant partie de la bande des verts-boucs qui cambriolait fermes et églises en 1726 et qui fut pendu. Hérédité, quant tu nous tiens ! D'autant plus qu'enfant très sensible, sa mère ne cache pas sa préférence pour son frère Christian. Très doué en classe, Georges rêve en voyant défiler les Russes, polonais, israélites, tous étudiants qui occupent des chambres de bonnes dans la grande maison familiale. Cette ouverture sur le monde se traduira dans ses romans. Il devient enfant de choeur (l'Affaire Saint-Fiacre) puis entre chez les Jésuites en 1914. C'est là qu'il décide d'assumer sa vocation : il sera écrivain. Il change de collège, allant « chez les riches » qui lui font bien comprendre qu'il est pauvre. Éloigné de la religion, il hait ces bourgeois qui se sentent supérieurs. Malheureusement son père tombe malade en 1916 et Georges doit travailler. La famille déménage et en juin 1918, le jeune homme arrête définitivement ses études pour aider sa mère. Après quelques petits boulots, il se dispute avec sa mère et entre à la Gazette de Liège, en tant que journaliste. Cette expérience, dans ce journal conservateur, lui sera très profitable. Il apprendra à connaître tous les aspects de la société, les bas-fonds, les hommes politiques, les criminels... Mais surtout, il apprendra à écrire court et droit au but. Durant cette année 1919, il va se pencher plus particulièrement sur des enquêtes policières. Pourtant, sous l'influence de son journal, il écrira des articles antisémites. En juin de cette année, il publie son premier roman « Au pont des Arches ». Se succèderont des éditoriaux, des billets d'humeur signés « Monsieur le Coq ». Dans le milieu de la nuit, il rencontre Régine Renchon avec qui il se marie. À la mort de son père, il « monte » à Paris avec sa femme. Il vit une vie d'artiste bohême. Sa créativité se montre au grand jour ainsi que sa rapidité d'écriture puisqu'il arrive à écrire deux romans par semaine. En 1927, il découvre La Rochelle et devient l'amant de Joséphine Baker mais, il découvre les voyages en bateau et écrit, à la demande de Joseph Kessel himself, une série de nouvelles dans lesquelles apparaît pour la première fois le célèbre Commissaire Maigret. À partir de 1932, il fait un tour du monde y rencontrant de multiples personnages atypiques dans de nombreux paysages. Remarié à « Tigy », il vit au Château des Donnadieu à Marsilly en Charente-Maritime : ce sera le décor de son roman « Les Donnadieu ». Sa femme donne naissance à son fils Marc Simenon en 1939 à La Rochelle. Lors de la 2me guerre mondiale, certains l'ont traité de « collabo », d'autres de lâche comme tous les Européens et Français de l'époque. Il est vrai qu'il a écrit dans des journaux contrôlés par les Allemands et que certains villageois étaient exaspérés par cet écrivain qui menait grand train alors qu'eux devaient se contenter de tickets de rationnement. Pendant cette triste période, Simenon écrit, il écrit tant et si bien que 20 romans verront le jour ainsi qu'une grande correspondance avec André Gide. À la fin de la guerre, Simenon part aux Etats-Unis qu'il visite en long en large et en travers. Il se remarie avec une petite jeunette Canadienne, Denise Ouimet, de 17 ans sa cadette. C'est une passion alcoolisée et sexualisée, rien de plus. En 1952, il est reçu à d'Académie royale de Belgique et décide de revivre en Europe dès 1955. Il fait dès lors partie de la jet-set, s'installe en Suisse, revient en France, écrit des histoires policières, se montre en compagnie de Bernard Buffet, de Roland Petit. Il en vient même à présider le festival de Cannes en 1960 qui va couronner le chef-d'oeuvre de Fellini « la Dolce Vita ». En 1972, il renonce au roman sans pour autant refuser d'écrire. Après le suicide de sa fille en 1978, il sera atteint d'une tumeur au cerveau et deviendra muet en 1982. Il s'éteint le 4 septembre 1989 à son domicile de Lausanne en Suisse, nous laissant une oeuvre considérable.

Contributions de Catherine
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Saint Félix

Saint Félix était un prêtre à Sutri en Toscane. Il fut martyrisée par un bourreau qu'il le frappa au visage jusqu'à ce qu'il meurt de douleurs.



 

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