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22 mai 1907 : naissance d’Hergé, le père de Tintin

Georges Prosper Remi naît le 22 mai 1907 à Etterbeek dans la banlieue de Bruxelles. Durant son adolescence, la ville est occupée par les Allemands. Très tôt, l'enfant montre des dispositions pour le dessin et les croquis. Il suit des études dans un établissement privé catholique d'Ixelles et entre chez les Scouts sous le pseudonyme de « Renard curieux ». Le journal scout du collège fait paraître ses premiers dessins ainsi que le « Boy-Scout » belge, l'édition mensuelle des scouts de Belgique. C'est à cette époque que Georges Remi utilise le verlan avant l'heure en signant R.G. (ses initiales inversées). Engagé dans un journal catholique de droite en 1925 « le Vingtième Siècle », il crée le personnage de « Totor, chef de patrouille des Hannetons » toujours pour le Boy-Scout belge, un chef scout débrouillard qui est considéré comme l'ancêtre de « Tintin » tant dans le graphisme que dans le caractère. R.G. ou Hergé suit ensuite des cours sans grand succès à l'école Saint-Luc de Tournai, école renommée de Belgique qui forme toujours des artistes et graphistes. En 1927, Hergé dessine encore pour le « Vingtième Siècle », s'instruit, et pratique la photo et le lettrage. L'année suivante, il est nommé rédacteur en chef d'un supplément destiné aux jeunes. Il découvre alors les bandes dessinées américaines et le système de bulles qui permet aux personnages de s'exprimer. Finalement, c'est le 10 janvier 1929 qu'apparaît pour
la première fois « Tintin » dans « Tintin au pays des Soviets ». Tintin le reporter et son petit fox-terrier Milou vont alors parcourir le monde entier au détour d'aventures extraordinaires. Toujours dans « Le Petit Vingtième » apparaissent Quick et Flupke, deux galopins qui inventent toutes sortes d'engins mirobolants et constamment poursuivis par la police. En 1930, Tintin est un personnage connu de tous à tel point que des mises en scène ont lieu dans la Gare du Nord de Bruxelles. « Les aventures de Tintin et Milou » suivies de « Tintin au Congo » sont un succès considérable. Hergé s'adjoint un assistant qui sera connu sous le pseudonyme d'Alidor. Par la suite, les éditions Casterman de Tournai prennent la relève et publient régulièrement les albums de Tintin. Pour les aventures de son héros en Chine reprises dans « le lotus bleu », Hergé fait la connaissance de Tchang Tchong-jen, un jeune étudiant des Beaux-Arts de Bruxelles qui le sensibilise à la situation en Chine qui subit alors l'occupation japonaise. S'ensuivent des scénaris de plus en plus solides loin des premiers albums qui ne faisaient que refléter les états d'âme de l'époque (anticommunisme, anti-américanisme ou colonialisme). Hergé est ensuite contacté par l'hebdomadaire français « Coeurs Vaillants » qui lui passe commande d'une histoire mettant en scène une famille dont les enfants vont à l'école, une famille très normale au fond ! C'est la création de « Jo, Zette et Jocko ». Paraîtront ensuite d'autres albums de Tintin : « L'Oreille cassée » en référence à la guerre entre la Bolivie et le Paraguay, « L'Île noire », « Le Sceptre d'Ottokar » récit d'une invasion ratée en référence à Mussolini et Hitler, « Tintin au pays de l'or noir » débuté en 1939 qui paraîtra 8 ans plus tard après la guerre. Durant l'occupation, Hergé travaille pour un journal financé par l'ambassade d'Allemagne puis pour le quotidien « Le Soir » contrôlé par les Allemands. Le capitaine Haddock et le professeur Tournesol font leur apparition. En 1943, Hergé rencontre le créateur de « Blake et Mortimer », Edgar Jacobs qui l'aide à refaire ses anciens albums pour les coloriser et les faire tenir en 62 pages (c'est la guerre et le papier est rare). L'album « Les 7 boules de Cristal » est interrompu et Hergé est arrêté à quatre reprises à partir du 3 septembre 1944 lors de la libération. En effet, le journal pour lequel travaillait Hergé était sous couvert Allemand. À bien y regarder aussi, l'oeuvre d'Hergé à cette époque comporte quelques dessins douteux dont un certain « Blumenstein » nom à connotation juive dans « L'Etoile Mystérieuse ». Tous ces détails seront corrigés par la suite. On s'est longtemps posé des questions sur la participation d'Hergé à des journaux pro-allemands durant l'occupation. Etait-ce une préoccupation alimentaire ou une conviction plus profonde ? Sa proximité d'avec Léon Degrelle, un journaliste belge, général des Waffen S.S. pose quand même bien des questions. Par ailleurs, l'antisémitisme d'Hergé se révélait dans plusieurs oeuvres notamment « l'Etoile Mystérieuse ». Il battra sa coulpe plus tard en se décrivant lui-même bien naïf à l'époque. Interdit un moment de publication, il est cependant contacté par un ancien résistant, Raymond Leblanc, pour la création d'un journal. C'est la première parution de l'hebdomadaire « Tintin » le 26 septembre 1946. Son travail de scénariste est de plus en plus documenté (« Le Temple du Soleil », « Au pays de l'or noir », « Objectif Lune », « On a marché sur la Lune », etc...). En 1950, c'est la création des Studios Hergé avec « L'Affaire Tournesol », « Coke en stock »... Les années qui suivent sont tristes pour Hergé : il divorce suite à une liaison entreprise avec une de ses coloristes (qu'il épousera plus tard), il manque d'inspiration avant de réaliser « Tintin au Tibet », sans doute l'un de ses plus grands albums. Il découvre aussi l'art contemporain qui deviendra une passion. Le personnage de Tintin emporte un succès mondial, ses aventures sont adaptées en dessins animés ou en films. Les albums s'espacent et Hergé voyage aux Etats-Unis et à Taïwan (les Chinois tiennent à le remercier pour sa prise de position lors de la parution du « Lotus Bleu »). Par la suite, les différents prix et récompenses se succèdent mais Hergé est atteint d'une leucémie en 1980. L'année suivante, il retrouve son vieil ami Tchang Tchong-jen qui a inspiré le personnage de Tchang dans « Tintin au Tibet ». Après une semaine de coma, Hergé décède le 3 mars 1983 à Bruxelles en ayant donné ses lettres de noblesse à un nouvel art : celui de la bande dessinée.

Contributions de Catherine
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Saint Emile

Saint Emile est un martyr du IIIème Siècle qui après avoir un peu baissé sa vigueur pour la foi à cause des tortures repris énormément de courage et affirma sa croyance durant son procès au tribunal et fut brûlé comme Saint Caste.



 

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