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7 décembre 1805 : naissance de Jean-Eugène Robert-Houdin, le célèbre magicien français

Né le 7 décembre 1805 à Blois, Jean-Eugène Robert entreprit des études au collège d'Orléans puis il étudia l'horlogerie, l'électricité et la construction d'automates à Paris. Il faut dire que son père était horloger. Mais cet esprit inventif se trouva vite à l'étroit dans le domaine de l'horlogerie car il rêvait de créer des objets mécaniques qui pouvaient le faire passer à la postérité. Il se mit alors à fabriquer de nombreux automates sans but précis. Ce sont des rencontres avec des prestidigitateurs de l'époque qui vont lui donner des idées. Jean-Eugène Robert devint ainsi d'une dextérité remarquable dans le domaine de l'escamotage. Mais se produire sur des tréteaux en place publique n'était pas dans ses ambitions. Il voulait plus. C'est ainsi qu'il décida d'améliorer cet art en créant une prestidigitation élégante, loin des pitreries habituelles. Peu à peu, il mit au point ses automates et ses trucs électriques ou mécaniques avant d'ouvrir le théâtre des Soirées Fantastiques au Palais-Royal le 3 juillet 1845. Il apparut, très élégant, en habit noir, dans un
décor superbe, délaissant les bonnets pointus, les robes de magiciens ou encore les têtes de morts. Il inventa ainsi la prestidigitation moderne. Il présenta des automates magiques comme « L'Oranger Merveilleux », « Le Pâtissier du Palais-Royal, « Le Voltigeur au Trapèze » ainsi que des expériences comme « La Bouteille inépuisable » ou « La Suspension éthéréenne »... Ce fut un véritable triomphe. En une semaine, tout le public parisien accourut voir ses spectacles et ses nouveaux tours ultra-perfectionnés. Il fit le tour du monde et partout ce fut le même engouement. Il se maria ensuite avec une demoiselle nommée Houdin et fut autorisé par le Conseil d'Etat à joindre ce nom au sien car son propre nom était si courant « Robert » qu'il fallait que son nom d'artiste soit remarqué. Il devint ainsi Robert-Houdin. Après sept ans, son théâtre fut déplacé au boulevard des Italiens où il est encore aujourd'hui. Il se produisit également à de nombreuses reprises à la cour de Napoléon III qui admirait son talent. En 1856, Robert-Houdin fut envoyé en Algérie, pour montrer aux Algériens que les marabouts n'avaient aucun pouvoir, qu'ils n'étaient pas inspirés par Dieu et qu'ils n'étaient que des usurpateurs, fomenteurs de révoltes. Il fit ainsi le tour de la colonie française pour montrer ses tours, voire pour les expliquer, afin d'arrêter la montée en puissance des marabouts qui inquiétaient le gouvernement français. Après avoir fait fortune dans son art, Robert-Houdin quitta la scène pour laisser la place à son beau-frère Pierre Chocat, dit Hamilton. Son premier fils devint horloger, et le second devint officier après des études à Saint-Cyr. Hélas, ce dernier fut tué lors de la sanglante guerre de 1870. Son fils aîné prit un temps la relève de son père avant de céder le théâtre à Clevermann. Robert-Houdin se retira alors dans sa ville natale, éprouvé par la mort de son fils, et il fit construire une demeure excentrique, à son image, avec des trucs mécaniques pour impressionner ses invités. Robert-Houdin passa ses dernières années à écrire ses mémoires pour les prestidigitateurs en herbe ; « Confidences d'un prestidigitateur » ainsi que des traités pratiques (« Comment on devient sorcier »). Ces livres ont servi à de nombreux artistes qui y ont trouvé bon nombre de trucs d'escamotage. Parallèlement Robert-Houdin s'en prenait aux Grecs qui étaient selon lui des voleurs dans les cercles, en dévoilant leurs secrets : « Tricheries des Grecs Dévoilées ». Il mourut le 13 juin 1871 à Saint-Gervais-la-Forêt, près de Blois, avec la satisfaction d'avoir vu son théâtre perdurer et d'avoir créer un nouveau genre de magie même si ses chefs-d'oeuvre mécaniques ne furent jamais égalés. En 1888, son théâtre fut vendu par ses héritiers à Georges Méliès qui fonda l'Académie de prestidigitation en 1891. Celui-ci inventera les premiers trucages cinématographiques. Enfin, pour lui rendre hommage, Ehrich Weiss, un prestidigitateur adopta le pseudonyme de « Harry Houdini » et fut une célébrité mondiale. Touche-à-tout qui avait aussi déposé de nombreux brevets, Robert-Houdin avait inventé des appareils pour mesurer les touches des escrimeurs, mais aussi le taximètre, des appareils électromécaniques de contrôle à distance ainsi que certains instruments destinés à l'ophtalmologie. Roi des prestidigitateurs, il garda pourtant jusqu'à la fin une réelle modestie bien qu'il ait véritablement révolutionné cette discipline qui allait devenir un art grâce à lui. Aujourd'hui, face au château de Blois, l'on peut visiter la « Maison de la Magie », un hommage de sa ville natale au plus grand magicien de tous les temps.

Contributions de Catherine
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Saint Ambroise

Saint Ambroise de Milan était médecin mais aussi évêque de l’Eglise. Il était également avocat et gouverna, par la suite, la province de Milan, ce qui le rendit célèbre. Le peuple l’ovationna un jour en évêque et il se fit alors consacrer. Il se souciait de la droiture de la foi. On raconte qu’il aurait refusé l’entrée de l’empereur Théodose dans son église milanaise parce que ce dernier avait fait décimer une partie de la population de Thessalonique.



 

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