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28 février 1533 : naissance de Michel de Montaigne

Michel Eyquem de Montaigne est un auteur dont les oeuvres sont relativement méconnues alors qu'il s'agit d'un réel penseur au sens noble du terme. Né le 28 février 1533 au château familial fortifié dans le Périgord, Michel de Montaigne est issu d'une famille anoblie originaire de Gascogne attachée à la région bordelaise. Son père est nommé maire de Bordeaux et le jeune Michel reçoit une bonne éducation avec des principes humanistes, l'humanisme étant une philosophie qui place les valeurs humaines comme point d'orgue de toute pensée. C'est ainsi que Michel fréquente les milieux pauvres dans sa prime jeunesse, se frottant ainsi aux dures réalités de la vie des paysans à l'époque de la Renaissance. A trois ans, son précepteur ne lui parle qu'en latin : c'est une règle dans la famille qui ne parle que cette langue à la maison. Ce n'est que bien plus tard qu'il apprendra le Français, l'art de la rhétorique et le
théâtre, matières dans lesquelles il va exceller. Il continue par des études de droit qui le mènent au poste de conseiller à la cour des Aides de Périgueux qui traitait les problèmes fiscaux de l'époque. Puis, il rejoint le Parlement de Bordeaux pendant treize ans. Il se marie alors qu'il a 32 ans avec une jeune fille de 20 ans : Françoise de la Chassaigne lui donnera six filles. Une seule va survivre. Pourtant, le couple va mal, Montaigne préférant les amitiés viriles telles celle qu'il entretient avec Etienne de La Boétie. Admirateur de Platon, de Virgile, de Cicéron, Montaigne écrit. Il entreprend son oeuvre majeure « Les Essais » alors qu'il est âgé de 37 ans. Cette oeuvre monumentale de par sa qualité reprend les valeurs humanistes essentielles à Montaigne. Il étudie les hommes et leurs réactions et s'auto-analyse afin de se découvrir lui-même. Sceptique, refusant les doctrines établies, « Les Essais » apparaissent comme une introspection complètement sincère qui sera source d'inspiration pour les futurs philosophes. Toujours humaniste, et bien que lui-même Catholique, Michel de Montaigne ne prend pas parti lors des guerres de religion, restant ami avec Henri de Navarre, le futur Henri IV qui était huguenot. Bien qu'il souffre de calculs rénaux, l'écrivain voyage à travers toute l'Europe et écrit son « Journal de voyage » qui relate les différentes façons de vivre dans les pays européens. Puis, Montaigne est nommé maire de Bordeaux en 1581 et le restera jusqu'en 1585. Henri de Navarre, devenu Henri IV, l'invite à la Cour mais Montaigne refuse d'être le conseiller du roi. Il finira sa vie dans son château de Montaigne, peaufinant « Les Essais » jusqu'à la fin. Sa devise était « Que sais-je ? » et son oeuvre décrit un homme semblable à lui-même, qui doute et se remet en question. Il s'est aussi attaqué à la problématique de la religion en 1569 dans « la théologie naturelle de Raymond Sebon », défendant la foi chrétienne mais s'opposant aux guerres de religion qu'ils jugeaient obscurantistes et déplorant l'annexion du Nouveau Monde et le génocide amérindien. Il va encore plus loin lorsqu'il prétend que l'homme n'a rien de supérieur à l'animal et qu'il n'y a même aucune raison qu'il pense l'être. Très moderne, il fustige le mariage « le mariage est une cage ; les oiseaux en dehors désespèrent d'y entrer, ceux dedans désespèrent d'en sortir ». Il prône aussi la liberté de penser et une éducation intelligente et certaines phrases sont devenues des références : « Qui se connaît, connaît aussi les autres, car chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition » - « J'aime mieux forger mon âme que de la meubler » - « J'ai vu en mon temps cent artisans, cent laboureurs, plus sages et plus heureux que des recteurs de l'université » - « Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : parce que c'était lui, parce que c'était moi ».

Contributions de Catherine
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Saint Romain

Romain et Lupicin étaient de frères au caractère très différents. Néanmoins ceux-ci se complétaient, l'un était strict, l'autre était indulgent. Tous deux décidèrent de consacrer sa vie à Dieu et de diriger un monastère. Une certaine osmose s'est mise en place, quand la direction était trop dure dans l'un des monastères, Romain prenaient en main le monastère pour améliorer la qualité de vie des moines. Et vice-versa, si la direction d'un monastère devenait trop laxiste, c'est Lupicin qui reprenait le pouvoir pour imposer un peu de rigueur.



 

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