Henri Beyle naît le 23 janvier 1783 à Grenoble. Le futur Stendhal sera réputé pour avoir révolutionné le roman français avec une très grande faculté d'appréhender les caractères des individus en les représentant dans un style concis et simple. Pourquoi ce pseudonyme de Stendhal ? On ne sait pas... Peut-être en hommage au fondateur de l'archéologie moderne, Joachim Winckelmann, né à Stendal en Allemagne ? Toujours est-il qu'Henri Beyle naît dans une bourgeoisie de bon aloi de Grenoble. Orphelin de père à l'âge de 7 ans, sa mère n'a d'autre choix que de le confier à un précepteur catholique. Le jeune
Henri déteste l'abbé et la religion en général. Ses études sont brillantes puisqu'il a pu entrer à l'Ecole centrale de Grenoble. À Paris, il évite Polytechnique et s'engage dans l'armée de Napoléon, notamment lors de la campagne d'Italie en 1800. Il tente ensuite de se faire une place dans le commerce tant à Paris qu'à Marseille. C'est un échec mais Stendhal n'oubliera point ses années de négoce qui lui inspireront le personnage de Julien Sorel. Il entre en politique le 3 août 1810 au Conseil d'Etat et lui, le romantique, participe aux conseils de guerre de Napoléon. Peintre à ses heures, il écrit un premier ouvrage sur « l'Histoire de la peinture en Italie ». Après la chute de Napoléon, il rejoint l'Italie et s'installe à Milan. Il commence à écrire en 1818 sur « la vie de Napoléon » et rencontre l'amour de sa vie : Mathilde Dembrowski. De fait, il ne cesse d'écrire dont l'oeuvre « De l'amour ». Mais suspecté d'alliances politiques, il est chassé de Milan. De retour à Paris et ruiné, il fréquente les salons littéraires, écrit des journaux, des essais. En 1830, « le Rouge et le Noir » paraît et connaît un immense succès. Ses amis ne sont autres que George Sand et Alfred de Musset. Il écrit encore « Lucien Leuwen » et « La Chartreuse de Parme » en 1939 avant de mourir le 23 mars 1842 d'une attaque cardiaque. Il sera enterré au Cimetière de Montmartre à Paris. Même si Stendhal ne nous a pas laissé beaucoup d'oeuvres à l'instar de Victor Hugo ou de Balzac... Ses romans auront été les prémices de biographies ou d'histoires vécues de l'intérieur, alliant la description d'une réalité sociale à une action romanesque. Le roman n'est désormais qu'un miroir. Quant à sa description des femmes et de leurs sentiments, Stendhal aura été, d'après Simone De Beauvoir, le premier féministe de tous les temps.
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