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30 décembre 1922 : naissance de l’URSS

Après la révolution d'octobre en 1917, il fallait reconstruire un grand état rassemblant toutes les anciennes régions de la Russie. Ainsi, un traité fut ratifié le 30 décembre 1922. Il unissait la RSFSR (République Socialiste Fédérative Soviétique Transcaucasienne) et les Républiques Soviétiques Socialistes Biélorusses et Ukrainiennes. Le premier congrès des soviets d'URSS eut donc lieu le 30 décembre 1922. Cet Etat fédéral regroupait donc des Républiques aux frontières géographiques naturelles, soumises à la même constitution rédigée en 1924 qui donnait les mêmes droits à toutes les Républiques. Les premiers secrétaires du PC de chaque République étaient désignés par le pouvoir centralisateur de Moscou et très surveillés par la police secrète, la Tcheka. Très vite, ce fut le Parti Communiste de l'Union Soviétique qui tira les ficelles dans toutes ces Républiques. Au plan économique, le pays était dévasté. Lénine créa ainsi la NEP (Nouvelle Politique Economique) qui permettait quand même une propriété privée limitée avec des impôts en nature, le pays n'étant pas suffisamment industrialisé pour y instaurer le socialisme. Avec la NEP, le pays se releva peu à peu bien que la méthode soit vivement critiquée par les purs marxistes. La santé de Lénine périclitait et une lutte opposait Staline et Trotski. Ce dernier fut écarté en 1927, Staline prit le pouvoir en tant que chef suprême en 1929. Il le restera jusqu'à sa mort en 1953 en ayant instauré une dictature totalitaire. Il visa d'abord les riches paysans et la nouvelle bourgeoisie (Nepmen et Koulaks). Il entreprit de collectiviser les campagnes en supprimant la propriété privée dès son arrivée au pouvoir. Il créa
ainsi les kolkhozes (coopératives agricoles) et les sovkhozes (fermes d'Etat) où tout était mis en commun (terres, outils, bétails). Ceci provoqua quelques émeutes : en réponse, Staline accorda à chacun un tout petit lopin de terre. Mais la répression continua contre les koulaks (anciens riches paysans) : deux millions furent déportés, mourrant de faim. L'économie fut ensuite planifiée par des plans quinquennaux qui répertoriaient des objectifs de production. Parallèlement, l'URSS poursuivait son industrialisation, notamment dans l'industrie lourde. Les mêmes méthodes de planification centralisée furent appliquées. Dans son rêve fou de faire de l'URSS la première puissance économique mondiale, Staline employa des méthodes extrêmement dures : quotas à remplir, sanctions si ceux-ci n'étaient pas atteints ou si un ouvrier était considéré comme mauvais (le livret ouvrier répertoriait les absences, les retards..), utilisation des prisonniers des goulags comme main-d'oeuvre, création de grands complexes industriels en Ukraine ou en Sibérie. 127 000 ouvriers périrent du fait de ces cadences infernales et l'agriculture faisait les frais de cette industrialisation forcenée : s'ensuivirent des famines comme celle de 1932-33 qui causa 6 millions de morts. Pourtant l'objectif était atteint en 1932 : la production de charbon était multipliée par deux, celle d'acier par trois. Ce développement économique se poursuivit jusqu'en 1939, début de la seconde guerre mondiale. Staline, quant à lui, faisait régner la terreur pour arriver à ses fins grâce notamment au NKVD, la police politique. Jusqu'à la fin de son « règne », on estime que 3,7 millions de personnes furent condamnées à mort, emprisonnées ou expédiées dans les Goulags (camps de travail forcé) ou encore expatriées. Après la guerre, l'URSS fit partie des alliés qui gagnèrent la bataille contre Hitler, notamment à Stalingrad où l'URSS perdit 1 million d'hommes (28 millions de soviétiques périrent pendant cette guerre). Les peuples ayant collaboré avec les Allemands furent durement touchés par les représailles (Lituanie, Lettonie, Géorgie, Ukraine). Les accords de Yalta et de Potsdam attribuèrent une zone d'influence à l'URSS sur certains pays d'Europe qu'ils réorganisèrent en Républiques démocratiques (RDA, Tchécoslovaquie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Bulgarie, Albanie) par le biais du pacte de Varsovie. C'est l'installation du Rideau de fer entre les pays d'Europe Occidentale et de la Guerre froide qui opposa l'URSS et les Etats-Unis avec l'OTAN, chacun voulant faire progresser son influence mondiale. À la mort de Staline en 1953, c'est Nikita Khrouchtchev qui prit les commandes en relâchant un peu la pression et en dénonçant la politique de Staline. Pourtant, bien que la vie publique soit devenue plus démocratique, cela n'empêcha pas les Soviétiques de réprimer dans le sang la révolte hongroise ce qui choqua l'opinion publique internationale. De 1958 à 1968, le parti communiste devint l'organe principal de l'URSS devant la police secrète et l'armée rouge. À l'international, la concurrence avec les Etats-Unis était sévère dans tous les domaines : politique avec Cuba, scientifique avec les conquêtes spatiales, et Khrouchtchev fut remplacé par Brejnev en 1964 qui durcit une nouvelle fois le régime en renforçant le KGB. La Tchécoslovaquie fut durement réprimée en 1968 lors du Printemps de Prague. Avec les Etats-Unis, les relations se détendirent avec notamment la signature du traité d'Helsinki et de limitation de l'armement. Ce fut de courte durée avec l'intervention soviétique en 1979 en Afghanistan pour soutenir le régime communiste tandis que les Etats-Unis soutenaient les Talibans en leur fournissant des armes. À la mort de Brejnev en 1982, il y eut un intermède politique avec Iouri Andropov et Konstantin Tchernenko jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev. Ce dernier entreprit une réelle détente avec les Etats-Unis ce qui aboutit à des accords sur le désarmement (il recevra le prix Nobel de la paix pour cette action en 1990). Gorbatchev lança des réformes : la Glasnost (transparence politique) et la Perestroïka (nouvelle politique sociale et économique). Il eut toutes les peines du monde à les mener à bien. Après la chute du Mur de Berlin, Boris Ieltsine, un réformiste Président du Soviet Suprême de la République de Russie, démissionna du parti communiste et prit la tête de la République de Russie en tant que Président. Les unes après les autres à partir de l'automne 1991, les Républiques de l'URSS proclamèrent leur indépendance. En novembre 1991, le Parti communiste fut interdit en République de Russie et le 8 décembre, l'URSS était dissoute au profit de la Communauté des Etats indépendants, la CEI. Le 25 décembre, Gorbatchev démissionna et donna les clés de la maison russe à Boris Ieltsine. L'Union Soviétique était dissoute. Aujourd'hui, la Russie est une République fédérale dont le Président Vladimir Poutine a été réélu en 2004. Il s'agit du plus grand pays du monde où plus d'une centaine de nationalités sont reconnues.

Contributions de Catherine
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Saint Roger

On ne sait pas grand-chose sur la vie de Saint Roger. Il serait né aux alentours de 1060 à Cannes, en Italie. Il était évêque et mourut en 1138. On raconte que les habitants de la ville de Bartella emportèrent son corps en même temps que d’autres objets religieux dans la cathédrale de Cannes, et canonisèrent sa dépouille. Le Pape Innocent V obligea les pilleurs à tout rendre, en 1276, sauf le cadavre de Saint Roger, qui demeure toujours à l’Eglise de San Ruggiero, où il est vénéré.



 

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