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1er mars 1815 : Napoléon débarque à Golfe-Juan, c’est le début des « Cent-Jours »

Napoléon Ier ayant été forcé d'abdiquer sans conditions en 1814, les pourparlers vont bon train pour savoir où loger cet empereur bien encombrant tandis qu'il est en résidence surveillée au château de Fontainebleau. Ainsi, la coalition européenne fomentée contre lui, propose d'abord la Corse sous l'égide du Tsar Alexandre 1er, mais le grand écuyer Caulaincourt refuse et demande la Sardaigne. Le Tsar, à son tour, refuse car cette île dépend du Roi du Piémont. Finalement, l'accord est conclu entre le Tsar et Caulaincourt : ce sera l'île d'Elbe située entre la Corse et la Toscane. Par le traité de Fontainebleau, Napoléon Ier, gardant son titre d'Empereur des Français, fait ses adieux le 20 avril 1814 puis embarque à Saint-Raphaël et débarque à Portoferraio le 4 mai 1814, la plus grande agglomération de l'île d'Elbe. L'impératrice Marie-Louise, devient, quant à elle, duchesse de Parme, de Plaisance et de Guastalla, à proximité de son mari (qu'elle n'ira d'ailleurs jamais voir). Le 4 mai, parallèlement, le vieux Louis XVIII fait une entrée triomphale à Paris et autorise un gouvernement constitutionnel, plus par obligation que par choix. Pendant ce temps, Napoléon, Prince de l'île d'Elbe, s'ennuie ferme. Il est d'autant plus furieux que le traité de Fontainebleau qui lui accordait une rente n'est pas respecté. En outre, Napoléon apprend qu'il pourrait être exilé aux Açores ou sur l'Île de
Sainte-Hélène. Comme si cela ne suffisait pas, Napoléon apprend l'infidélité de Marie-Louise et l'exil de son fils à Vienne qui veut transformer « l'Aiglon » en Franz, prince autrichien. C'en est trop pour Napoléon qui décide de tenter un coup d'éclat car il sait aussi, de source sûre, que les Français, pour leur grande majorité, n'aiment pas Louis XVIII et qu'ils lui sont toujours fidèles. Tentant le tout pour le tout, Napoléon Ier prévoit un débarquement à Saint-Raphaël car il connaît bien la région y ayant séjourné. Mais c'est finalement à Golfe-Juan qu'il débarque le 1er mars 1815. Avec l'aide du fidèle général Cambronne qui gardait le secret, il rejoint Cannes rapidement en passant par les dunes. Napoléon poursuit sa route par Grimaud et arrive, le 2 mars à Séranon avec ses troupes qui l'ont rejoint. Le lendemain, une halte est faite à Castellane puis la troupe prend le chemin du col des Lèques et arrive à Barrême, Cambronne lui ayant préparé un logement. Le 4 mars, Napoléon arrive à Digne-les-Bains. Cambronne fait toujours l'avant-garde et lui trouve des étapes accueillantes pour se reposer. Tout au long de la route, des soldats les rejoignent. Marins, lanciers, grenadiers, canonniers, officiers... C'est un vrai regroupement des forces vives des armées qui se joignent à leur chef. Durant ce temps, le général Drouot, en arrière-garde, fait imprimer des tracts pour rassembler la population. Le 5 mars, Napoléon arrive à Sisteron, puis à Gap. L'accueil est partout enthousiaste, notamment à Grenoble quand, s'avançant devant les soldats royalistes, Napoléon les rallie à sa cause. Après des jours de voyage, Napoléon dont l'armée a enflé le long de son trajet, arrive finalement le 10 mars à Lyon où il est accueilli triomphalement puis à Villefranche et à Mâcon. Les membres de la coalition vont alors annoncer la fin de Napoléon (cette idée étant inspirée du traître Talleyrand). Toutes les villes de France, les unes après les autres se rallient à leur empereur (Tournus, Châlon-sur-Saône, Dijon, Autun, Lons-le-Saunier où le rejoint enfin le Maréchal Ney qui l'avait trahi auparavant, Avallon, Auxerre, Vermenton, etc.). Durant ce temps, l'armée abandonne le roi Louis XVIII qui s'enfuit à l'approche de « l'ogre Corse ». Napoléon entre finalement à Fontainebleau. Les Tuileries sont désertes tandis que les troupes affluent à Fontainebleau ainsi que la population. Le drapeau tricolore flotte à Paris lorsque Napoléon y entre victorieux. Parallèlement, c'est la panique chez les royalistes, La Fayette, Madame de Staël, Chateaubriand, tous sont désorientés ou s'enfuient. En Autriche, l'Aiglon, âgé de 4 ans, change de résidence ; en Italie, l'amant de Marie-Louise, le général Neipperg prend les armes. Même l'Angleterre hésite à reprendre les armes contre son grand rival. Pourtant, après son retour fracassant, Napoléon se prépare à la bataille contre l'Europe entière. Le rêve de reconquête du pouvoir va se révéler une cuisante défaite à Waterloo le 18 juin 1815. Cette fois, les coalisés d'Europe vont se montrer beaucoup plus méfiants. La France va perdre de nombreux territoires dans l'Alsace et la Savoie. Elle devra aussi payer une lourde indemnité. Le gouvernement de Louis XVIII revenu au pouvoir va appliquer à la lettre toutes ces décisions. Napoléon, quant à lui, va se rendre aux Anglais en espérant être exilé aux Etats-Unis mais le choix se portera sur l'île de Sainte-Hélène, au milieu de l'Atlantique sud, où il va décéder le 5 mai 1821.

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Saint Aubin

Saint Aubin était l'évêque d'Angers, ville où il y est aussi le patron céleste. Il fut l'un des principaux promoteurs du 3ème concile d'Orléans. Ce concile réforma l'Eglise qui était plutôt laxiste à cette époque. Il renforça les valeurs des sacrements comme le mariage. Il faut savoir que beaucoup de grands seigneurs de l'époque n'hésitaient pas à se marier avec leur soeur ou même leur fille et les évêques fermaient les yeux de peur de réprimandes.


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