Les premières plaques d'immatriculation en France ont été attribuées par le service des mines, désormais la DRIRE (d'où le nom de plaque minéralogique). Alors que l'automobile commence timidement à apparaître vers 1890, remplaçant les calèches et les chevaux, il fallait un système pour reconnaître les propriétaires de ces nouvelles machines. Auparavant, il n'y avait aucun système national et c'est en France que la première plaque fut apposée le 14 août 1890 par l'ordonnance de la
Préfecture de
Paris. Chaque véhicule à moteur devait dès lors comporter une plaque métallique sur le côté gauche de l'engin. Bien visible, elle comportait le nom, l'adresse du propriétaire et un numéro d'autorisation. Le système débute vraiment dans les faits à Lyon en 1900. Il fallait pour entrer dans le parc de la tête d'Or, une plaque qui devait être rendue le soir même. Puis, en juillet, chaque automobiliste de
Lyon reçut un numéro personnel. Quant aux touristes, ils reçurent une plaque valable pendant tout leur séjour, plaque payante cependant. L'année suivante, la plaque numéralogique fut généralisée dans
toute la France, de jour comme de nuit, apposée à l'avant comme à l'arrière. Elle fut obligatoire pour tout véhicule dépassant 30 km/h. On y trouvait trois chiffres jusque 999 puis une lettre correspondant plus ou moins aux grandes villes (B comme
Bordeaux). Par la suite, les chiffres et les lettres vont se multiplier en fonction du parc
automobile en pleine croissance. Les départements furent indiqués en 1928 toujours par des lettres (G¬=
Gironde). C'est finalement en 1950 que le système fut complètement revu. Il correspond à notre système actuel puis s'étendit aux DOM-TOM et aux colonies (en
Algérie notamment). C'est en janvier 1972 que les nouvelles plaques comportèrent trois chiffres, trois lettres puis le numéro départemental. Quant à la
Corse, coupée en deux en 1976, ses
départements deviendront 2A et 2B. Dans le monde, la tendance suivit. Le premier système d'enregistrement des véhicules au niveau national eut lieu aux
Pays-Bas en 1898, huit ans plus tard, on en était au numéro 2065 ! Le système gagna les
Etats-Unis : chaque état dut émettre des plaques d'immatriculation. Dans l'
état de New York, cela fut fait dès 1901. Au début, tout cela était bien chaotique : les automobilistes et les constructeurs devaient les fabriquer eux-mêmes. Les plus vieilles plaques d'immatriculation furent réalisées en
porcelaine cuite ou en
céramique. Bien sûr, ce système était très fragile et les
ingénieurs se penchèrent sur le problème. On testa le carton (pas terrible en temps de
pluie), le cuir, pour plus tard essayer le
plastique. En période de guerre, certaines plaques furent fabriquées en cuivre. Rien n'était réglementé à l'époque, ainsi les formes, les
couleurs et les dimensions étaient complètement différentes selon l'origine et cela n'était pas sans poser problème. La standardisation des plaques d'immatriculation eut lieu en 1957 après concertation avec les constructeurs et les organismes internationaux de normalisation. Aujourd'hui, il existe trois formats standard : un pour le continent américain, un autre pour l'
Europe, les anciennes colonies et les DOM-TOM, puis enfin le troisième pour l'
Australie et certains
pays du Pacifique. À partir de 2008, le système devrait changer en
France. Désormais, les plaques d'immatriculation seront attribuées à un véhicule à vie. Ainsi, on ne fera plus référence au département. Enfin, sachez qu'il est toujours possible pour certains propriétaires de réserver des petits numéros sensés accorder l'indulgence des forces de l'ordre (en tête des demandes figurent les numéros de 11 à 20), mais il n'est pas sûr que désormais, vous échappiez aux PV pour autant !
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