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14 juillet 1789 : la prise de la Bastille

Le 4 juillet 1776 en Amérique, c'est la déclaration d'indépendance et depuis 1780 en Autriche, Joseph II multiplie les avancées : fin du servage, suppression des ordres contemplatifs, de la torture, des corporations... En France, toutes ces idées font leur chemin d'autant plus que nous sommes dans le siècle des Lumières et que les philosophes dénoncent tous les abus. Ainsi, le 3 mai 1788, le Parlement avait publié la « déclaration des droits de la Nation » et avait réclamé la convocation des Etats généraux et cela, d'autant plus que la situation économique en France n'est guère brillante. Une première manifestation a lieu à Grenoble le 7 juin 1788 durant « la journée des tuiles », les Grenoblois arrosant de projectiles divers les soldats venus se saisir des parlementaires. C'est ensuite le premier refus de payer l'impôt le 21 juillet en Dauphiné. Louis XVI accepte dès lors de convoquer les Etats Généraux pour mai 1789. Necker, qui avait été écarté, reprend le
Ministère des Finances et tente de rassurer l'opinion publique. Prévus en mai 1789, les états généraux sont repoussés à juillet et le 9 juillet, les députés jettent sur papier les prémisses d'une constitution selon l'exemple américain. La nouvelle Assemblée nationale constituante ne plaît pas du tout à Louis XVI qui commet la grande erreur de renvoyer Necker, très populaire. Le peuple gronde. Or, le 13 juillet, une rumeur se répand à Paris : les troupes royales vont, paraît-il, s'emparer des députés. Les Parisiens s'organisent et se rassemblent au Champ de Mars et aux portes de Paris. Une municipalité insurrectionnelle est formée. Le matin du 14 juillet, le peuple se rend à l'hôtel des Invalides pour y prendre des armes : ils prennent 28 000 fusils, 20 canons mais il manque de la poudre. Or, il paraît qu'il y en aurait à la Bastille, la prison royale, symbole même du pouvoir arbitraire du Roi. D'aucuns crient « A la Bastille ! ». La forteresse est défendue par 82 vétérans et 32 gardes suisses bien armés. La population désorganisée est d'abord repoussée (ils ne sont guère plus d'un millier au début). Finalement, le gouverneur de la Bastille, le marquis de Launay, pour gagner du temps, accepte de recevoir trois délégués qu'il invite à déjeuner. Il s'engage à ne pas tirer sur la foule si celle-ci ne tente pas de pénétrer dans la Bastille. Cependant, une explosion éclate et les émeutiers pensant être trahis. Ils essaient alors d'entrer par le toit du corps de garde. De Launay ordonne de tirer... On compte une centaine de morts. Tout change avec l'arrivée des gardes françaises qui prennent le parti des émeutiers. Deux officiers prennent le commandement des émeutiers, Elie et Hulin. Ils apportent deux canons qui tirent sur la forteresse. Un début d'incendie a lieu à l'intérieur de l'enceinte. Finalement, à 16 h, le gouverneur de la Bastille fait feu à outrance et demande à faire sauter les magasins de poudre. Cela n'est pas fait car les vétérans lui imposent un cessez-le-feu pour parlementer avec un drapeau blanc. Il fait abaisser les ponts-levis : c'est la ruée de la foule à l'intérieur de la forteresse. C'est un véritable massacre à l'intérieur et De Launay est traîné dans les rues avant qu'on ne lui coupe la tête. Celle-ci est plantée au bout d'une pique et exposée à la foule. La Révolution bascule dans l'horreur et la violence populaire. Les prisonniers sont libérés. À la surprise de la foule, ils ne sont que sept et ne sont pas enfermés dans des conditions sordides. D'ailleurs, à l'intérieur de la Bastille, sont installées ça et là, de luxueuses chambres pour les détenus de choix (rien à voir avec ce que décrivaient Voltaire ou le Marquis de Sade)... Quoi qu'il en soit, quelque 800 ouvriers démolissent la Bastille, pierre après pierre. Les Nobles, comprenant l'importance de l'événement, prennent la poudre d'escampette comme le propre frère de Louis XVI, le futur Charles X ou encore le Prince de Condé... Louis XVI, lui, note dans son journal à la date du 14 juillet : « Rien ». Cependant, il ne tarde pas non plus à comprendre la gravité de la situation, d'autant plus que cette violence populaire qui s'était attaquée à un bastion royal l'a fortement surpris. Afin de ne pas aggraver la situation, il ne dissout pas l'Assemblée. Les députés décident de siéger en permanence et de ne plus attendre la convocation des Etats-Généraux comme cela était fait auparavant. La Révolution est vraiment en marche cette fois. L'année suivante, cet anniversaire du 14 juillet va prendre la tournure de « fête de la fédération » avant de devenir la fête nationale française en 1880.

Contributions de Catherine
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Saint Camille

Camille vécut une enfance agitée. Il s'engagea par la suite dans l'armée espagnole. Mais, il est renvoyé et il intègre un couvent pour aider aux tâches ménagères. Là, il se convertit au christianisme. Par la suite, il est atteint d'un ulcère. Il entre donc dans l'hôpital et quand il voit la misère des autres malades. Il décide de devenir infirmier. Ensuite, il devient prêtre et fonde le groupe des Camilliens pour aider les personnes malades.



 

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